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Les Puits – Elisecare

LES PUITS

Construire un puits c'est améliorer l'accès à l'eau, à l'éducation, à la santé et à la nutrition.

En 2024, 2,2 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable.

Longtemps dénommée Château d’eau de l’Afrique, l’Éthiopie souffre d’un manque d’accès à l’eau sur l’ensemble du territoire. Le nombre de forages, le réseau de distribution ainsi que le traitement des eaux usées demeurent insuffisants et plongent les habitants dans une situation de stress hydrique. S’ajoute à cela la vieillesse des infrastructures inégalement réparties, la multiplication d’événements climatiques extrêmes oscillants entre sécheresses et inondations. Ces phénomènes rendent dépendants de l’aide alimentaire plus d’une personne sur cinq.

L’Éthiopie forte de 120 millions d’habitants demeure le deuxième pays d’Afrique subsaharienne avec le taux le plus faible d’accès à l’eau potable (52%) et fait partie des 45 pays où le taux d’assainissement est inférieur à 50%. Des inégalités sont à noter entre les populations urbaines et rurales (77% de la population en 2022) qui ne sont que 40% à avoir accès à l’eau potable.

En plus d’entraîner la soif, la faim, la malnutrition, le manque d’accès à l’eau pénalise les jeunes filles dans leur développement personnel. En effet, en zone rurale, là où l’accès à l’eau est le plus réduit, ce sont traditionnellement les jeunes filles qui sont chargées de la collecte de l’eau. Souvent, les points d’eau sont très éloignés des habitations, et les jeunes filles parcourent en moyenne 5 à 10 kilomètres pour accéder à une source.

En passant la majeure partie de leur journée à subvenir à leurs besoins vitaux et à organiser la survie de leur famille, elles n’ont pas le temps d’aller à l’école.

Sans accès à l’éducation, les filles sont plus vulnérables à l’exploitation, à la dépendance économique et à la pauvreté.

Les familles victimes de la pauvreté marient leurs filles très jeunes pour ne plus à avoir à subvenir à leurs besoins et assurer leur survie. Une fois mariées, elles restent confinées dans des rôles traditionnels de femmes au foyer, et doivent s’acquitter des tâches ménagères et de l’éducation des enfants.

En plus des problèmes de hanches que le port du jerrican sur de longues distances peut occasionner, la majorité des sources d’approvisionnement ne sont pas protégées et souvent infectées par les déjections animales. La consommation d’une eau insalubre entraîne la contraction de maladies hydriques, la malnutrition et favorise les infections.

En 2024, Elisecare a financé la construction de 7 puits peu profonds dans le district du Farta en région Amhara, et un puits profond à Dhadim en Zone Borana.

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