Les vacances – Une étape décisive!

Les cadeaux des vacances… Du repos, mais aussi un nouveau départ!

Avatar de Floriane ChinskyFloriane Chinsky

L’année scolaire s’est achevée, avec ses malédictions, les vacances commencent, avec leurs bénédictions! (voir « aHot Kétana », cette magnifique prière d’entrée dans l’année nouvelle juive).

Chaque étape de la vie est l’occasion d’intégrer de nouvelles pratiques susceptibles de nous rendre la vie plus belle.

Comment profiter des vacances?
Ces moments de tranquillité permettent de renforcer les liens familiaux et filiaux, de mettre en place de bonnes pratiques relationnelles qui renforceront la base d’amour si fondamentale pour que nous soyons en mesure de guider nos enfants tout au long de l’année.

Au cours de nos réflexions de ce matin, au cours « Le judaïsme, un atout pour l’avenir de nos enfants », nous avons envisagé deux directions.

1 – peaufiner le quotidien…
La première et de profiter du calme des vacances pour mettre en place des éléments pédagogiques et des habitudes de vie auxquelles nous aspirons. D’un point de vue juif, on peut commencer…

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Appartement à vendre Bruxelles/Uccle – départ à Paris

Bonjour à toutes et à tous,

Compte tenu de mon prochain départ à Paris, je mets mon appartement en vente.
Si vous connaissez des personnes qui cherchent un appartement deux chambres/grand living à acheter à Uccle/ Bruxelles qu’ils n’hésitent pas à me contacter. Vous pouvez également faire suivre cet email.
florianechinsky@gmail.com, GSM: + 32 475 67 21 24

Bonne continuation.
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Libre immédiatement, cause mutation professionnelle. Rafraîchissements à prévoir.
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Le pont étroit qui relie le passé à l’avenir

Pourquoi la Torah s’arrête-t-elle avec l’entrée des enfants d’Israël en terre de Canaan ?
L’histoire juive ne devrait-elle pas être centrée sur le temps de la vie en Canaan, en terre d’Israël ?

Ce sont pourtant les voyages du désert qui sont au cœur de nos préoccupations.
Béréchit nous parle des prémices, le lévitique au centre nous énonce des lois rituelles, l’exode et les nombres nous parlent des épreuves du désert et des révoltes et le deutéronome reprend les recommandations de Moïse et les histoires du désert à la veille de l’entrée en terre promise.

Tout se joue entre la sortie d’Egypte et l’entrée en Canaan.

Comme si nous étions sans cesse dans un passage.

Comme si le monde entier était un pont étroit, et que l’essentiel était de ne pas avoir peur, un pont entre le paradis initial et la liberté installée, un pont entre la création du monde et les temps messianiques, un pont entre l’innocence de l’enfance et la sagesse de la vieillesse.

Tout au long de  ce voyage, les enfants d’Israël répètent souvent dans la colère et le désespoir qu’ils voudraient bien être arrivés.
Mais, quelle que soit notre situation, c’est aujourd’hui que nous sommes en vie, et il nous appartient de tirer le meilleur de ce voyage parsemé d’embûches.

Depuis quatre ans, Neve Shalom s’est développé. Nous avons créé notre minhag, une façon particulière de faire vivre ensemble les principes du mouvement massorti.   Nous avons appris à nous connaitre et à nous apprécier, et nous avons grandi les uns par les autres.

Ce voyage représente un sacré chemin, pour vous comme pour moi, et un chemin sacré.
Les chemins ne sont pas faits pour s’arrêter, mais ils ont parfois des inflexions.

Comme vous le savez, je cherchais depuis longtemps de possibles compléments professionnels à mon activité. Une possibilité s’est ouverte à moi au sein du MJLF-est et de belles choses se préparent à travers cette collaboration. J’avais l’espoir que cet heureux développement nous permette également de continuer ensemble, mais malgré nos efforts, il apparait actuellement que ce ne sera pas possible, ainsi nos chemins vont devoir prendre d’autres inflexions.

J’espère que vous trouverez quelqu’un qui pourra vous accompagner dans la suite de votre chemin, une personne que vous saurez apprécier et qui saura aimer cette belle communauté que vous avez créée. Neve Shalom est une communauté pleine de ressources, il faudra prendre soin de ce trésor. Peut-être faudra-t-il être créatif pour atteindre la meilleure façon de conjuguer vos désirs et les ressources à votre disposition. Je vous souhaite que ces chemins également soient pour vous des occasions d’apprendre.

Pour ma part, je serai à partir de la rentrée à Paris, nous aurons l’occasion de nous revoir, vous me donnerez certainement de vos nouvelles, nous verrons où nos chemins nous mènent.

Les vacances vont passer, puis les fêtes, nous nous retrouverons pour la Bar Mitsva de Albie, et d’ici-là, beaucoup d’eau aura passé sous les ponts…

Je me réjouis de vous voir encore ce chabbat pour fêter ensemble ces quatre années de construction commune.

Kol haolam koulo guecher tsar méod véhaykar lo léfaHed klal

Le monde entier est comme un pont étroit et l’essentiel est de ne pas avoir peur du tout

כל העולם כולו גשר צר מאוד, והעיקר – לא להתפחד כלל

 

Chabbat chalom et Hodech tov à tous et à chacunes.

 

Floriane Chinsky

florianechinsky@gmail.com

Une sortie d’Egypte en 49 étapes….

Une sortie d’Egypte en 49 jours….                     2015/5775

 etapes omer i can do it

Quelle étape avez-vous atteinte aujourd’hui ?

Je ne le ferai pas/ Je ne peux pas le faire/ J’aimerais le faire/ Comment on fait-ça ?/ Je vais essayer de le faire/ Je peux le faire/ Je vais le faire////                     Waoooow, je l’ai fait !

Suggestion: choisissez un thème par semaine et déclinez-le de jour en jour…

compter le omer, tableau à télécharger

Quitter l’Egypte, mais pour aller où?

L’Egypte symbolise ce qui nous enferme, dans nos réalités matérielles comme dans nos réalités émotionnelles ou spirituelles.
Avec PessaH, qui s’achève mercredi soir (et mardi soir en Israël), nous avons entamé le chemin qui nous mènera de l’esclavage à la liberté.
Peut-on réellement initier ce voyage en une seule soirée?
La soirée de PessaH est le début de notre chemin, un chemin qui mène du rejet de la loi d’oppression (à PessaH) et du choix d’une loi de liberté (à Chavouot).
Chaque jour qui sépare PessaH de Chavouot est une partie de l’itinéraire.
Ainsi, nous comptons, chaque soir, le Omer, en l’accompagnant de la bénédiction d’usage:
« Béni sois-tu Eternel notre El roi du monde qui nous a sanctifiés par tes commandements et nous a ordonné de compter le Omer »
Nous énonçons ensuite le numéro de 1 à 49 qui nous sépare de Chavouot, d’abord en base 10, puis en base 7 (ceux qui veulent une mise à niveau en Math sont les bienvenus!).

Le seder, une libération en 14 étapes…

PessaH. Le passage. Passage de l’ange de la mort au-dessus des familles qui ont choisi la liberté à tout prix. Pé-SaH. La bouche qui dialogue. Hagada. Le « récit », non pas comme réciter, mais comme raconter, expliquer, partager un rêve. Seder, le programme des réjouissances, programme en 14 étapes (notées d’une *), qui se laissent raconter en quelques phrases.

Les festivités s’ouvrent sur quelques mots de remerciements sur le vin et sur ce jour spécial (Kadech*), de l’eau qui coule sur les mains du maître de cérémonie (ourHats*), des légumes trempés dans de l’eau salée (karpas*), une matsa brisée (yaHats*). Et enfin le récit (maguid*), mis en scène sous tous les angles imaginables. Le récit qui commence avec un espoir incomparable (voici le pain de misère… l’année prochaine, libres !). Qui se poursuit avec un exercice d’ « aiguisage de l’esprit », apprendre à questionner, à s’interroger soi-même et à interroger autrui, c’est le « ma nichtana », « qu’y a-t-il de différent ». On poursuit avec une réaffirmation de l’importance fondamentale de cette histoire, avant de raconter comment les plus grands sages s’y intéressaient à tel point qu’ils en parlaient toute la nuit jusqu’à l’aube. Quand raconter cette histoire ? Le texte continue : le jour, mais aussi la nuit, dans les moments d’espoir, mais également dans les moments d’obscurité et d’obscurantisme. Qui doit l’écouter et interroger? Les sages, les rebelles, les sincères et ceux qui restent sans voix. Ensuite commence l’histoire, l’histoire du passage de l’esclavage à la liberté mais aussi de l’ignorance à la connaissance, de l’idolâtrie à une croyance profonde en une Unité Eternelle. L’histoire avec ses péripéties. Puis le « dayénou », « cela nous suffit », à la forme affirmative, « cela nous suffit », comme un remerciement pour tout ce qui nous permet d’être en vie, présents, aujourd’hui, et à la forme interrogative : « cela nous suffit ? », comme une prise de conscience de tout ce dont nous avons besoin encore pour nous acheminer vers une vrai liberté.

Après toutes ces discussions, c’est le repas qui se prépare, on se lave les mains (raHats)*, on fait la bénédiction d’ouverture du repas (motsi matsa)*, on mange le Harosset (maror)* et le sandwich piquant de Hillel (koreH)* avant de passer au repas lui-même (choulHane oreH)*. Ensuite, on finit la cérémonie de l’agneau pascal par l’afikoman, ce petit bout de matsa cachée ( tsafoun)*, on procède aux bénédictions habituelles en clôture du repas, au birkat hamazon (bareH)*, avant de chanter des psaumes de joie et de remerciement (hallel)* et de conclure la cérémonie avec quelques paroles, et des chants, Had Gadia, la chanson de  la justice rendue à l’agneau indument dévoré et EHad mi yodéa, celui de la connaissance des nombres et de l’unicité de Dieu (Nirtsa)*.

Ainsi s’achève le seder. Certains y passeront la nuit, d’autre quelques heures, certains en famille, d’autre en communauté.

Que chacun d’entre nous en sorte grandi et changé, que nous fassions encore, cette année, un pas vers la liberté, vers l’accomplissement de nous-mêmes.

 

Rabbi Floriane Chinsky

Il ne faut pas tout dire…

Surtout ce qu’on n’est pas capable d’expliquer :-).

Notre paracha est celle de la sortie d’Egypte, Bo, et est en elle-même quasiment un traité pédagogique.

Je relève aujourd’hui un petit détail lié au verset Exode 12:40 qui relate le temps où les enfants d’Israël sont restés en Egypte.

De façon intéressante, ce verset a été traduit d’une façon spécifique dans la bible des septantes telle que le retrace le talmud Méguila.

Voici donc, traduit spécialement pour nous ce chabbat, le texte de méguila 13a et b qui retrace cette histoire.

Le texte permet de comprendre que certains aspects de la Torah Orale ne peuvent pas être compris sans explications, et que la Torah Ecrite, traduite de façon « littérale » risque d’induire le lecteur en erreur. Ainsi, il est légitime d’adapter le texte dans la traduction pour éviter les contres-sens. Il convient bien sûr d’essayer d’approcher le texte en hébreu pour comprendre l’importance des commentaires.

Un petit défi pour vous: retrouver pour chaque verset « corrigé » la version initiale ainsi que la raison de la correction.

Indice: le commentaire de Rachi (que vous trouverez sur le site sefarim.fr par exemple), est d’une grande utilité.

Téléchargez le texte Meguila 13 a et b en cliquant sur le lien suivant: Les traductions de la Torah

Chabbat Chalom!