Alors que les élections sont à nos portes, je prends le temps de vous rappeler la définition qu’Edmond Fleg donne de la victoire:
« Lorsque, rendus dés longtemps aux fraternités des peuples, nous aurons fait avec toi, avec tous les hommes, sur toute la terre, toute la paix, dans toute la justice, alors, seulement, Éternel notre Dieu, roi du monde, assez pour nous! » Voyez également les quelques mots très forts de Danielle Cohen, Présidente du MJLF sur ce lien.
Et de mon côté, je soumets à vos réflexions ces quelques pensées sur l’entraide, que j’ai eu la chance de partager dans le magazine l’Appel. Encore une nouvelle façon d’affirmer que toutes les dignités humaines sont égales et imprescriptibles.
La charité est-elle encore d’actualité ?
Alors que nos conditions de travail ou celles de nos proches sont parfois de plus en plus précaires, nous pouvons être tentés de nous démarquer des personnes déclassées pour entretenir l’illusion que « c’est de leur faute », et que, « puisque nous, nous sommes des gens biens », nous ne courrons pas ce type de risque.
Pourtant, selon la Bible, c’est l’attitude opposée qui peut valablement nous rassurer. Mieux vaut nous associer les uns aux autres, en mutualisant les risques :
« Si l’un d’eux tombe, son compagnon pourra le relever; mais si un homme isolé tombe, il n’y a personne d’autre pour le remettre debout. » [1]
Mais quel est précisément le sens de l’aide à autrui ? La notion de « charité » n’implique-t-elle pas une vision paternaliste qui valorise le donneur tout en rabaissant celui qui reçoit ?
Pour la loi et la conscience juive, aider son prochain peut être considéré comme un diamant à plusieurs facettes : la Guemilout Hassadim (donner des bienfaits), le Maasser (dîme) et la Tsédaka (don d’argent).
Les Pirké Avot nous enseignent que : « Le monde repose sur trois piliers : la Torah (l’étude des textes), le Avoda (la prière) et la Guemilout Hassadim. » [2] Faire du bien à son prochain a donc une portée collective, l’enjeu est en réalité le sens même de la Création.
Par ailleurs, la michna présente cette même notion de guemilout Hassadim sous un angle différent : « Voici les commandements dont nous touchons les fruits dans ce monde et dont le rayonnement se poursuit dans le monde futur: le respect de ses parents, la guemilout Hassadim, rétablir la paix entre les gens, et l’étude de la Torah équivaut à tous ces commandements. »[3] La générosité est considérée ici comme profitable à l’individu, à court et long terme[4].
Le don offre également une opportunité d’expression de notre générosité naturelle dans le cadre des « commandements qui n’a pas de mesure », une expression de notre sentiment citoyen à travers la dîme[5], une occasion de nous rassurer sur notre puissance à corriger un monde qui parfois nous échappe[6].
Les connotations condescendantes parfois associées à l’idée de « charité » ne sont donc pas adaptées à la vision juive de l’entraide.
En revanche, l’étymologie du terme renvoie au mot « chérir » en français, au mot « care » en anglais, à une attitude de soucis pour l’autre. Dans cette acception, la charité, la « Tsedaka » est comprise dans sa racine commune avec le mot « Tsédek » (justice). Donner à l’autre revient à rétablir la justice.
Celui qui donne et celui qui reçoit accomplissent ensemble le même commandement : celui de limiter les injustices dues aux aléas de la vie, celui de donner à chacun une chance réelle d’exister dignement dans la société humaine.
On raconte qu’aux temps où le Baal Chem Tov vivait de dons, il frappait aux portes pour signaler « il y a ici un nécessiteux » et passait son chemin, forçant ainsi le donneur à le poursuivre. Interpelé sur cet étrange comportement, il répondait : « J’ai fait ma part en demandant, à toi de faire la tienne en me rejoignant ! »
Cette histoire illustre le fait que nous partageons la même dignité. Le problème de la pauvreté n’est pas celui des « pauvres », mais celui de notre société dans son entier.
[1] Ecclésiaste 4 :10
[2] Michna avot 1 :2
[3] Michna péa 1 :1
[4] Pour une approche neuroscientifique, voir https://www.franceinter.fr/emissions/sur-les-epaules-de-darwin/sur-les-epaules-de-darwin-23-novembre-2013
[5] Un dixième des revenus de la collectivité est attribué aux plus pauvres tous les trois ans Deut.26 :12
[6] « La générosité sauve de la mort » Proverbes 10 :2, Babli Chabbat 156a
Vendredi dernier, nous étions plus de 60 à la synagogue pour un dîner interconvictionnel qui nous a permis de créer des liens directs avec des femmes, des hommes et des enfants de toutes traditions religieuses et philosophiques.
Aujourd’hui, nous sommes tous unis dans ce combat, en une grande « armée de paix », « tséva chalom ouménouHa ».
L’association Kids4Peace est un mouvement de jeunesse interreligieux en Israël.
Art. 6. – La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
Standing Again at Sinaï
1 – Dansez les hakafot (niveau: super facile):
2 – Chantez les hakafot (niveau: facile):
Attention, ce n’est pas Pourim, pas besoin de les agiter comme des crécelles! C’est surtout pour les enfants, mais chacun peut également faire preuve de créativité. Pour vous inspirer,
5- Lisez dans la Torah (niveau: expert):
l’occasion de passer un moment spécial. Comment? En créant la complicité en les préparant à lire les bénédictions par exemple! Vous pouvez expliquez à l’avance, ou sur place, à vos enfants, ou aux petits qui ne comprennent pas trop ce qui se passe. C’est l’occasion de relire les magnifiques bénédictions de la montée à la torah avec eux.
