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Thélus

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Thélus
Thélus
Le centre de la commune.
Blason de Thélus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Jean-François Deligne
2026-2032
Code postal 62580
Code commune 62810
Démographie
Gentilé Thélusiens
Population
municipale
1 310 hab. (2023 en évolution de +8,8 % par rapport à 2017)
Densité 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 21′ 20″ nord, 2° 48′ 05″ est
Altitude Min. 88 m
Max. 143 m
Superficie 8,99 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Arras
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arras-2
Législatives [2e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Thélus
Géolocalisation sur la carte : France
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Thélus
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
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Thélus
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Thélus
Liens
Site web http://www.commune-thelus.fr/

Thélus est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Thélusiens. La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras.

La commune de Thélus (nom officiel depuis 1801) est située dans le sud-est du département du Pas-de-Calais à km, à vol d'oiseau, au nord de la commune d’Arras. C’est une commune de type ceinture urbaine selon l'Insee, appartenant à l'aire d'attraction d'Arras, avec une population de 1 310 habitants au dernier recensement de 2023.

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918. Le territoire communal comprend cinq cimetières militaires britanniques, dont le Bois-Carré British Cemetery ainsi qu'un mémorial canadien.

Géographie

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Localisation

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Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Thélus est une commune située, à vol d'oiseau, à km au nord de la commune d’Arras (aire d'attraction, chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)[1].

La commune se trouve dans l'aire urbaine d'Arras, ainsi que dans sa zone d'emploi et dans son bassin de vie[I 1].

Les communes limitrophes sont Bailleul-Sir-Berthoult, Farbus, Neuville-Saint-Vaast, Roclincourt et Vimy.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 8,99 km2 ; son altitude varie de 88 à 143 mètres[2].

Hydrographie

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Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Thélus[Note 2].

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie[3]. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[4],[Carte 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 757 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à 13 km à vol d'oiseau[11], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 711,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

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Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : la forêt domaniale de Vimy, le coteau boisé de Farbus et le bois de l'Abîme. Ce site présente de nombreux boisements et des points de vue sur la plaine de la Gohelle et le bassin minier. Plusieurs vestiges de la Première Guerre mondiale, comme les trous de bombes et les tranchées, sont encore visibles[15].

Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Au , Thélus est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,4 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,3 %), zones urbanisées (6,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,2 %), forêts (1,7 %)[19].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 583, alors qu'il était de 541 en 2016 et de 525 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 94,5 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 4,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,4 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Thélus en 2022 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (6,6 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Thélus en 2022.
Typologie Thélus[I 3] Pas-de-Calais[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 94,5 86,2 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1 6,6 9,7
Logements vacants (en %) 4,5 7,2 8

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Theuludum en 680 ; Teuludum en 1031 ; Teuludium en 1091 ; Theulut en 1098 ; Tyulut, Tyulud, Tiulut en 1167 ; Thelut en 1169 ; Thyluz, Tyulut, Tyulud, Tyulutz, Thielu au XIIe siècle ; Tieuleu en 1256 ; Tielu en 1261 ; Tuluch en 1268 ; Thulut en 1296 ; Tillut, Tieullu, Tilluc au XIIIe siècle ; Thiulluc en 1303 ; Thielluch en 1304 ; Teluche en 1316 ; Thiulu en 1325 ; Tiuliu en 1327 ; Telu en 1329 ; Tulu en 1332 ; Telue en 1365 ; Thelu en 1370 ; Telluch en 1515 ; Théluch au XVIe siècle[20]; Fhélus en 1793 ; Thelus et Thélus' depuis 1801[2].

Selon l'archiviste et linguiste Marianne Mulon, le nom pourrait correspondre au germanique teuli touffes d'arbres », buisson)[21].

Saint Ranulphe (dont l'église porte le nom) : il n'apparaît pas sur les listes habituelles de saints. Cependant, on le trouve dans le dictionnaire des dix mille saints des Actes des saints[22].
Selon la documentation trouvée en l'église de Farbus, saint Ranulphe était censier, père de saint Hadulphe, l'un des premiers évêques d'Arras.
Toujours selon la légende, le saint homme traversait souvent le village de Farbus pour se rendre à Vimy. Un jour, accablé par la chaleur, il demanda à boire un peu d'eau à une habitante qui le lui refusa. Poursuivant son chemin, il planta son bâton à mi-parcours entre les deux villages ; une source se mit à sourdre, lui permettant de se désaltérer, tandis que le bâton se garnissait de feuilles et devenait un jeune arbre. Celui-ci couvre toujours de son ombre la source qui ne se tarit jamais.
Saint Ranulphe serait mort martyr vers 700 et d'abord enterré en l'église de Thélus ; son corps fut exhumé et transféré dans l'église de l'abbaye Saint-Vaast près d'Arras en 1188 en présence de l'ancien abbé de Clairvaux, Henri de Marcy, devenu cardinal et légat (envoyé spécial) du pape ainsi qu'une inscription en latin nous l'apprenait. On ignore la cause et les circonstances de son martyre, et on ne peut avoir une idée de sa date que parce que son fils Hadulphe devint évêque d'Arras et de Cambrai. Son fils est mort vers 728.
On le fête le , qui serait la date de découverte de ses ossements[23].

Première Guerre mondiale

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De fin au , date où il fut blessé, le caporal Adolf Hitler, alors messager au 16e RI bavarois, était présent sur le territoire de la commune (PC de Farbus). Cette présence explique sa volonté, de passage en France en 1940 de visiter le mémorial canadien de Vimy[24].
Cette blessure lui valut l'attribution de la croix de fer, remise par un officier juif.

À cette même époque, dans les airs au-dessus de Thélus, passait très régulièrement un pilote de chasse mondialement célèbre, Manfred von Richthofen, l'as des as de l'armée allemande (80 victoires homologuées) et plus connu sous le pseudonyme de « Baron rouge »[25]. Durant le premier semestre 1917, il était basé à Douai (Vitry, 11e escadrille de chasse). C'est là qu'il eut l'idée de peindre son appareil en rouge, en réponse aux ordres d'utiliser les couleurs dites « camouflages ».
On rapporte qu'en particulier le 01/02/1917 vers 16 h, le Baron rouge abattit sa 19e victime, un BE2D britannique au sud-ouest du village[26].
Dans cette même escadrille servait aussi un pilote au comportement moins chevaleresque, appelé lui aussi à connaître, hélas, la célébrité, Hermann Göring.

Pendant le conflit, les bombardements furent intenses et une légende locale affirme qu'il serait tombé un obus au centimètre carré. L'état major canadien quant à lui estimait à 500 000 le nombre d'obus de tous calibre tirés lors des huit jours que dura la préparation d'artillerie de la bataille de la crête de Vimy, 200 000 en feu roulant lors de l'attaque du et ensuite 500 000 autres durant les jours suivants. On comprend donc aisément qu'absolument rien de ce que fut le village avant 1914 ne subsiste aujourd'hui. Pour l'anecdote, on note qu'une station du télégraphe Chappe, par laquelle fut annoncée le , la défaite de Waterloo, fut rasée lors de ces bombardements.

Le village de Thélus fut cité à l'ordre de l'armée en 1918.

Après la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[27].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais[I 1].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Vimy[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Arras-2[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription du Pas-de-Calais.

Intercommunalité

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Thélus est membre de la communauté urbaine d'Arras[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1998 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette communauté urbaine a succédé au district urbain d'Arras créé en 1965 et dont la commune était membre depuis 1993.

Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1969 Eugène Deligne[28]    
  1988 André Fremaux    
1988 juin 1995 Pierre Barras    
juin 1995 mars 2025[29] Bernard Milleville[30],[31],[32],[33],[34] DVG Ancien cadre
Vice-président de la CU d'Arras (2018 → 2026)
Démissionnaire
mars 2025 en cours
(au 7 avril 2026)
Jean-François Deligne
Petit-fils de l'ancien maire Eugène Deligne
  Ingénieur ou cadre technique d'entreprise
Vice-président de la CU d'Arras (2026 → )
Élu pour le mandat 2025-2026[28],[35]
Réélu pour le mandat 2026-2032[36]

Équipements et services publics

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Espaces publics

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La commune fait partie des villages labellisés Village Patrimoine[37], qui œuvrent à mettre en avant leurs patrimoines matériels et/ou immatériels (historique, culturel, naturel, architectural, etc.).

Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre l'école primaire des Coquelicots[38].

Justice, sécurité, secours et défense

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La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire d’Arras et du tribunal pour enfants d'Arras[39].

Population et société

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Démographie

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Les habitants sont appelés les Thélusiens et les Thélusiennes[40].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[42].

En 2023, la commune comptait 1 310 habitants[Note 6], en évolution de +8,8 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526563632677775814835865865
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
828844886866819781771781811
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
773827835395593633612634664
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6597038538879981 0221 1891 2341 209
2021 2023 - - - - - - -
1 2711 310-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,5 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 578 hommes pour 629 femmes, soit un taux de 52,11 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
0,7 
7,0 
75-89 ans
9,8 
15,3 
60-74 ans
17,9 
24,2 
45-59 ans
21,6 
20,9 
30-44 ans
19,9 
13,4 
15-29 ans
11,4 
18,9 
0-14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[45]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Entreprises et commerces

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2021[Note 7], la commune compte 518 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 1 268 personnes[I 6].

Le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 26 190 , supérieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et supérieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[I 6],[I 7],[I 8].

Agriculture

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La commune est dans l'« Artois », une région agricole dans le département du Pas-de-Calais[46]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 3].

1988200020102020
Exploitations168710
SAU[Note 10] (ha)521389375524

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 16 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 8 en 2000 puis à 7 en 2010[48] et enfin à 10 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 37 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 521 ha en 1988 à 524 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 33 à 52 ha[48],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Le monument commémoratif des artilleurs canadiens en 1920.

Personnalités liées à la commune

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Thélus dans les arts et la culture

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Héraldique

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Blason de Thélus Blason
D'or à la croix ancrée de gueules chargée d'une branche écotée d'argent posée en fasce et d'une crosse contournée du même posée en pal et brochant sur la branche.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d'une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d'espèces, d'association d'espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  7. 2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d'habitation.
  9. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  10. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  11. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[47].
  12. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  1. « Réseau hydrographique de Thélus » sur Géoportail (consulté le 24 septembre 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. 1 2 « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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  1. « Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, sur le site Géoportail (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Le réseau hydrographique communal », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
  4. « Fiche communale de Thélus », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
  5. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  6. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  7. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  8. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
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  29. Christophe Humetz, « Après trente années de maire de Thélus, Bernard Milleville tire sa révérence », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ) « n fin de semaine dernière, Bernard Milleville a envoyé sa lettre de démission au préfet du Pas-de-Calais. « Après trente-cinq ans au conseil municipal et trente ans en qualité de maire, j’ai décidé de me retirer progressivement de la vie publique ».
  30. Benoît Fauconnier, « Le bilan des maires à Thélus : des aménagements sur les axes routiers pour juguler la vitesse jugée excessive : Bernard Milleville a fêté cette année ses trente ans de conseil municipal. Il est maire depuis 1995. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
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  32. « Les projets des maires - Thélus - Bernard Milleville: « Aller de l'avant, mutualiser, prendre des initiatives...» : Bernard Milleville gère une commune qui compte 1280 habitants 560 maisons et d'une superficie de 1 000 hectares. Le contexte économique et le désengagement de l'État l'obligera à être inventif. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  33. Au. D., « Bernard Milleville reste maire de Thélus avec 36 voix d'avance : Second tour serré pour le maire sortant de Thélus qui avait face à lui une liste résultant d'une fusion de deux listes présentes au premier tour », L'Avenir de l'Artois, (lire en ligne, consulté le ) « Le maire âgé de 71 ans se présentait face aux électeurs pour un cinquième mandat. Entre les deux tours, les deux listes adverses ont fusionné, et avaient choisi Sébastien Legrand comme tête de liste. Le quadragénaire dont c'était la première campagne électorale a tenu tête au maire puisqu'il n'est battu qu'avec 36 voix d'écart ».
  34. Réélu pour le mandat 2020-2026 : René Jacques, « À Thélus, Bernard Milleville entame son dernier mandat de maire : Vendredi soir, à la salle des fêtes, s'est déroulée l'installation du nouveau conseil municipal. Le maire sortant a été reconduit dans ses fonctions après sa victoire aux municipales face à Sébastien Legrand », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  35. « J’ai eu la chance d’être bien épaulé » : à Thélus, Jean-François Deligne s’est familiarisé avec la fonction de maire », La Voix du Nord, (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Jean-François Deligne, 39 ans, est devenu maire de Thélus en mars 2025, Bernard Milleville ayant souhaité passer le relais après trente années d’exercice. Une fonction qu’il aimerait conserver, après les prochaines municipales. ».
  36. La Voix du Nord, « Jean-François Deligne entame son premier mandat complet de maire, à Thélus », La Voix du Nord, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
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