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Suzuki

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Suzuki Motor Corporation
スズキ株式会社
logo de Suzuki
illustration de Suzuki

Création 1909
Fondateurs Michio Suzuki (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Osamu Suzuki, Hiroshi Tsuda
Forme juridique Publique
Action Bourse de Tokyo (7269)Voir et modifier les données sur Wikidata
Slogan By your Side
Siège social Chūō-ku, Hamamatsu (préfecture de Shizuoka)
Drapeau du Japon Japon
Actionnaires The Master Trust Bank of Japan (en) (+10.65 pourcent (unité non prise en charge))
Shizuoka Bank (en) (+2.49 pourcent (unité non prise en charge))[1]
JPMorgan Chase (+2.35 pourcent (unité non prise en charge))[1]
The Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ (+3.30 pourcent (unité non prise en charge))[1]
Toyota (+4.94 pourcent (unité non prise en charge))[1]
Tokio Marine Nichido (en) (+3.70 pourcent (unité non prise en charge))[1]
The Bank of New York Mellon (+1.84 pourcent (unité non prise en charge))[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Construction automobile
Produits Motos, automobiles, moteurs de hors-bord
Filiales Maruti Suzuki (54 %)
Effectif 74 077
Site web www.suzuki.fr

Chiffre d'affaires 6 293 milliards de yens (2025-2026)

Suzuki Motor Corporation (スズキ株式会社, Suzuki kabushiki gaisha?) est un groupe industriel japonais producteur d'automobiles, de motos et de moteurs hors-bord . Les origines de Suzuki remontent au début des années 1900 avec la création par Michio Suzuki d'une entreprise de machines pour l'industrie textile à Hamamatsu. À partir du milieu des années 1950, Suzuki se lance dans la construction de deux roues motorisés et d'automobiles, puis, à partir de 1965, de moteurs hors-bord. Au milieu des années 2020, le groupe fait partie des dix plus importants constructeurs mondiaux d'automobiles comme de motos, et des quatre plus importants constructeurs de moteurs hors bord.

En 2025-2026, Suzuki a atteint un chiffre d'affaires consolidé de 6 293 milliards de yens (soit environ 36 milliards d'euros) réalisé pour les trois quarts en Asie, et notamment en Inde, marché qui représente plus de 40% des ventes totales du groupe. L'activité automobile génère plus de 90% du total du chiffre d'affaires de Suzuki, les motos 7% et les moteurs pour bateaux 2%.

Avant les années 1950 : machines pour l'industrie textile

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En 1909, Michio Suzuki, alors âgé de 22 ans, crée dans son village natal, Hamamatsu, la Suzuki Loom Works pour fabriquer des métiers à tisser[2]. Il introduit plusieurs innovations : l'une permettant de tisser facilement les tissus à rayures, une autre pilotant le fil de chaîne, et la troisième, un métier motorisé. L'entreprise se développe rapidement et, en 1920, Suzuki devient la Suzuki Loom Manufacturing Factory et ouvre son capital à 72 actionnaires. L'entreprise innove de nouveau en concevant et produisant un métier permettant de tisser les tissus dédiés au sarong. Au milieu des années 1930, Michio Suzuki confie à son gendre, Shunzo[3], la responsabilité de créer une activité de véhicules motorisés. Entre 1937 et 1944, Suzuki conçoit deux moteurs à explosion, l'un pour automobile et l'autre pour moto, et construit quelques exemplaires de sa première automobile, inspirée de l'Austin 7, mais la guerre amène Suzuki à interrompre ces projets avant toute commercialisation. Durant cette période, Suzuki fournit également des munitions à l'armée japonaise, engagée dans des conflits en Chine puis dans le Seconde Guerre Mondiale : sa valeur boursière quadruple entre 1939 et 1944.

Les installations industrielles de Suzuki sont partiellement détruites à partir de fin 1944 par un tremblement de terre, puis par des bombardements alliés. L'économie japonaise s'effondre en 1945. Pour maintenir ses capacités de production et ses effectifs, Suzuki se diversifie en fabriquant divers produits manufacturés : matériels agricoles, radiateurs et petits moteurs électriques, etc.

Années 1950/1960 : entrée sur les marchés moto, auto et hors-bord

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Au début des années 1950, Suzuki prend une décision qui va marquer son histoire : concentrer son développement sur les moteurs et les véhicules motorisés[2].

Comme d'autres industriels de l'époque[n 1], Suzuki développe un deux roues motorisé léger et économique constitué d'une bicyclette et d'un petit moteur thermique. Le premier modèle de série, baptisé "Power free" est lancé en 1952. Le Power Free est doté initialement d'un moteur monocylindre deux temps de 38 cm3 puis d'un monocylindre de 50 cm3 et de deux vitesses[4]. Le Diamond Free, deux fois plus puissant, lui succède en 1953. L'activité moto se développe ensuite rapidement, s'élargissant à des modèles aux puissances et cylindrées croissantes : ST125 (1955), bicylindre Colleda TT250 (1955), etc. Le premier modèle arborant le logo "S" devenu le symbole de la marque apparait en 1958. Suzuki modernise ensuite régulièrement sa gamme, notamment avec des fourches télescopiques (1957), des freins à commande hydraulique (1960), des boîtes de vitesses à quatre (1955) puis cinq (1969) rapports, un démarreur électrique (1961), etc.   

L'activité automobile débute en 1955 avec la Suzulight SF, petit véhicule de m de long et 500 kg doté d'un moteur bicylindre deux temps de 360 cm3/15 ch. Elle a des caractéristiques très modernes pour l'époque[5] : moteur transversal, traction avant, suspension à quatre roues indépendantes, direction à crémaillère, etc. La Suzulight est déclinée en versions berline (SS), camionnette (SD) et pick-up (SP). La gamme d'automobiles de la marque se développe ensuite progressivement avec des citadines compactes, comme la Suzulight Fronte de 25 ch (1962), déclinée en modèle à trois portes (Fronte Estate, 1969).

En 1965, Suzuki présente son premier moteur hors bord, le D55, monocylindre deux temps de 5,5 ch[6].

Années 1970/1990 : croissance internationale et partenariats

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Entre le début des années 1970 et la fin du siècle, Suzuki, qui prend le nom de Suzuki Motor en 1990, devient un groupe industriel présent mondialement[7], qui a noué divers partenariats industriels internationaux, notamment, pour l'automobile, avec General Motors et Maruti[8].

En 1999 Suzuki vend 1,6 millions d'automobiles, pour les deux tiers en dehors du Japon, et autant de motos, dont plus de 90% en dehors du Japon. Le chiffre d'affaires est d'environ 1 456 milliards de yens (soit 12 milliards de dollars), se répartissant entre les segments automobile (64%), moto (14%), et autres[n 2] (21%). Le groupe produit dans 27 pays, est présent dans 190 marchés et emploie près de 14 000 personnes[9].

Années 1970

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  • Produits :
    • Automobiles[n 3] : le groupe lance son premier 4x4 léger, le LJ "Jimny". Initialement doté d'un moteur deux temps de 360 cm3 , le Jimny est ensuite décliné en versions modèles plus puissantes à deux et quatre temps. De nombreuses variantes des petites berlines Fronte sont lancées (LC 10/20, LS, SH, 7-S, SS 30/40), avec des moteurs à deux ou quatre temps, des carrosseries à deux, trois ou cinq portes, et divers niveaux de finition. La ligne d'utilitaires légers Carry évolue également (L 50/60, puis ST), notamment avec l'apparition d'une version "minibus" à portes latérales coulissantes[n 4].
    • Motos : le plus puissant modèle à deux temps de la marque, la GT 750, est lancé, puis les premiers roadsters à quatre temps apparaissent avec les GS 400/500/750.
    • Autres : Suzuki se lance dans la construction de fauteuils roulants motorisés, de maisons préfabriquées et de conteneurs.
  • Gouvernance, organisation et actionnariat :

En 1973, Jitsujiro Suzuki devient directeur général et Shunzo Suzuki président. En 1978, Osamu Suzuki remplace Jitsujiro Suzuki qui prend la présidence du groupe.

Années 1980

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Au début des années 1980, le groupe atteint un chiffre d'affaires de 500 milliards de yens[8].

  • Produits :
    • Autos : de nombreuses berlines apparaissent, sous les appellations Alto, Swift, etc . La ligne des 4x4 se développe vers des puissances supérieures (Jimny 1000) et s'élargit au Vitara/Escudo
    • Motos : Suzuki lance plusieurs modèles de scooters de faible à moyenne cylindrée (Gemma, Love, Run, Address), une nouvelle famille de modèles puissants quatre temps à vocation sportive, les GSX et GSX-R, et la ligne de trails monocylindres quatre temps DR.
    • Autres : Suzuki lance une nouvelle activité, la production de générateurs électriques, ainsi que son premier quad, le Quadrunner LT 125[n 5].
  • Distribution et fabrication : Suzuki étend son implantation industrielle à d'autres pays : Canada (en partenariat avec General Motors), Espagne (avec Land Rover Santana), Nouvelle-Zélande, Égypte et Chine (avec Jinan Qingqi). Le groupe crée des filiales de distribution en Allemagne, Australie et aux États-Unis.
  • Gouvernance, actionnariat et partenariats : plusieurs alliances industrielles sont signées, notamment avec l'indien Maruti et l'américain General Motors (GM), qui prend 5,3% du capital de Suzuki.

Années 1990

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Au début des années 1990, Suzuki atteint un chiffre d'affaires de 1000 Mds de Yens[8].

  • Produits :
    • Automobiles : premières kei cars de 660 cm3 et nombreux lancements (Wagon R, Cultus Crescent, Grand Vitara, Every+ à 7 places, etc. ).
    • Motos : lancement du premier maxi scooter de la marque, le Skywave ; Suzuki fournit des moteurs à Aprilia.
    • Autres : début de la fabrication de certains moteurs hors bord en Thaïlande.
  • Distribution et fabrication : création d'une filiale et début des fabrications automobiles en Hongrie ; plusieurs autres sites industriels sont créés : Corée (auto, en partenariat avec Daewoo), Vietnam ( auto et moto), Égypte, Chine (moto avec Jinan Qingqi Suzuki Motorcycle Co. ; auto avec Chongqing Changan Suzuki Automobile Co.), etc.

Suzuki au 21ème siècle

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Suzuki poursuit sa croissance : son chiffre d'affaires consolidé passe de 2 000 milliards yens en 2003 à 3 871 milliards en 2018 et près de 6 300 milliards en 2025[10]. Le groupe recentre son activité automobile sur les marchés émergents, particulièrement en Asie et en Amérique latine. Les partenariats industriels évoluent fortement, avec notamment la fin des relations avec General Motors et le retrait de Suzuki du marché automobile nord américain, un fugace accord avec Volkswagen et des partenariats avec Fiat et Toyota. Les années 2010 marquent les premières initiatives de Suzuki en matière d'hybridation et d'électrification de ses modèles auto et moto.

Au milieu des années 2020, Suzuki est devenu le 10ème constructeur automobile mondial, le 7ème constructeur mondial de motos et l'un des quatre plus importants constructeurs de moteurs hors bord.

  • Produits :
    • Automobiles : nombreux lancements avec notamment les Wagon R+, Grand Escudo V6 (avec GeneralMotors), Aerio, Chevrolet Cruze, SX4 (avecFiat), Alto Lapin,Hustler,Vitara, Dzire, etc. Les premiers modèles hybrides sont lancés, notamment Swift (2010), Solio (2016) et Escudo (2022). Le e-Vitara, premier modèle automobile électrique de la marque, est lancé en 2025.
    • Motos : lancement des maxi scooters Burgman. Les premiers modèles électriques apparaissent, comme le scooter e-Lets (2012). Suzuki fournit des moteurs à Aprilia.
    • Autres : début de la fabrication de certains moteurs hors bord en Thaïlande.
  • Distribution et fabrication : création d'une filiale et début des fabrications automobiles en Hongrie ; plusieurs autres sites industriels commencent leurs activités : Corée (auto, en partenariat avec Daewoo), Vietnam ( auto et moto), Chine (moto avec Jinan Qingqi Suzuki Motorcycle Co. ; auto avec Chongqing Changan Suzuki Automobile Co.), Philippines (moto), Argentine, etc.
  • Gouvernance, actionnariat et partenariats : Suzuki fournit des kei cars à Nissan ; General Motors monte jusqu'à 20% du capital puis les accords se dénouent au milieu des années 2010 ; plusieurs accords avec Fiat sont signés à partir de 2003 ; un accord est signé avec Volkswagen en 2009 et rompu en 2011. Plusieurs accords sont signés avec Toyota à partir de 2017, notamment pour des modèles communs fabriqués en Inde par Suzuki et de futurs véhicules électriques[11]. Suzuki conclut en outre plusieurs accords avec d'autres industriels, comme Toshiba et Denso, pour le développement de technologies nécessaires aux véhicules électriques et communicants, concernant notamment la fabrication de batteries en Inde[12].

Suzuki et l'Inde

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L'Inde est un pays capital pour Suzuki, tant comme marché que comme base industrielle. Au milieu des années 2020, le groupe japonais y réalise 40% de son chiffre d'affaires mondial et plus de la moitié de ses ventes en volume d'automobiles comme de moto. Il y produit les deux tiers de ses voitures et 58% de ses motos. Ces réalisations industrielles et commerciales remontent à la création, au début des années 1980, de deux coentreprises.

Automobiles : Maruti Suzuki

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Logo de Maruti Suzuki utilisant le "S" de Suzuki en gris.

En 1982 Suzuki crée une coentreprise de fabrication et de distribution d'automobiles avec l'entreprise d'État indienne Maruti Udyog. Suzuki détient initialement 25% de cette coentreprise, Maruti Suzuki, basée à Gurgaon dans l'Haryana. Suzuki augmente progressivement sa présence actionnariale et devient actionnaire majoritaire en 2022[13]. Suzuki crée en outre en 2017 dans le Gujarat, la Suzuki Motor Gujarat, société que le groupe japonais contrôle entièrement et qui construit certains modèles Suzuki pour le marché indien et l'exportation. Suzuki Motor Gujarat est intégrée dans Maruti Suzuki en 2023.

Maruti 800 DX (1985).

Le premier modèle fabriqué en Inde, la Maruti 800, apparait en 1983. La Maruti 800, initialement dérivée de la Suzuki Alto, est fabriquée, sous différentes versions et évolutions, jusqu'en 2014 et vendue à près de 2,7 millions d'exemplaires en Inde. La gamme fabriquée en Inde s'élargit à divers modèles, commercialisés, selon les époques et marchés, sous les marques Maruti, Maruti Suzuki ou Suzuki. Maruti Suzuki connait une très forte et très rapide croissance : les ventes cumulées de l'entreprise atteignent 1 million d'unités en 1994, 5 millions en 2005, 10 millions en 2011, 20 millions en 2018 et dépassent 30 millions en 2024. Au milieu des années 2020, Maruti Suzuki, avec une production dépassant 2,2 millions de véhicules/an, est le plus important constructeur indien, ainsi que le plus important exportateur de ce secteur. Suzuki utilise aussi Maruti Suzuki comme plate forme industrielle dans le cadre d'accords avec d'autres entreprises.

En 2025, la gamme Maruti Suzuki commercialisée en Inde comprend les modèles suivants : Grand Vitara, Invicto, XL6, Jimny, Fonx, Baleno, Ciaz, Ignis, Brezza, Ertiga, WagonR, Dzire, Swift, Alto, Celerio, Espresso, Eeco, et Super Carry.

Motos : TVS Suzuki puis Suzuki Motorcycle India

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IND Suzuki AX-100 (années 1980).

En 1982, Suzuki crée une autre coentreprise, mais avec le groupe industriel indien TVS : TVS Suzuki. Dédiée à l'activité motos, TVS Suzuki est active jusqu'en 2001. Suzuki en reprend l'activité en 2006 dans une société créée à cet effet et basée à Gurgaon : la Suzuki Motorcycle India (SMI). Au milieu des années 2020, SMI produit 1,3 millions de machines/an, vendues pour plus de 90% en Inde et formant une gamme comprenant quatre scooters à moteur thermique, le scooter électrique e-Access et six modèles de motos[14].

Automobiles

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Les premiers modèles de la marque, les Suzulight des années 1950, sont des véhicules de petites dimensions et puissances essentiellement destinés au marché japonais et répondant à la réglementation des "kei cars" ( keijidōsha (軽自動車?, « véhicule léger »). Suzuki a depuis continûment produit de tels modèles, à deux puis quatre temps. Certains d'entre eux, parfois assez profondément modifiés, ont été vendus hors du Japon. La gamme Suzuki comprend aussi, au fil des années, des modèles plus puissants et de dimensions plus importantes, souvent destinés aux marchés occidentaux.

Au milieu des années 2020, Suzuki produit plus de 3 millions d'automobiles par an, ce qui en fait est le dixième constructeur mondial avec une part de marché d'environ 3,6%[15]. Par rapport à ses concurrents japonais, Suzuki est loin derrière Toyota (10,6 millions d'unités/an) mais produit à peu près autant d'automobiles que Honda ou Nissan et nettement plus que Mazda ou Mitsubishi. Suzuki réalise plus de 80% de ses ventes automobiles en Asie, notamment en Inde, marché qui représente à lui seul plus de la moitié des volumes écoulés. La marque est peu présente en Europe, où elle représente 1,6% du marché et réalise moins de 6% de ses ventes.

Depuis les années 1950, Suzuki a produit plus de 80 millions d'automobiles et une très grande variété de modèles. Les sections suivantes en donnent quelques exemples, ainsi que des indications relatives aux choix techniques et esthétiques de la marque et aux partenariats que Suzuki a noués avec d'autres groupes industriels.

Kei cars et modèles dérivés

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L'activité automobile de Suzuki débute avec des kei cars destinés au marché japonais. Ce sont des modèles dont la réglementation limite les dimensions (longueur, largeur, hauteur) ainsi que les puissances/cylindrées des moteurs, et qui bénéficient d'avantages fiscaux au Japon. Les Suzulight des années 1950/1960, premiers modèles automobiles de Suzuki, sont tous des kei cars[16]. Suzuki est depuis cette période régulièrement le plus important producteur de ce type de véhicules et en produit encore plusieurs modèles en grandes quantités au milieu des années 2020[17]. Les kei cars Suzuki sont déclinées en berlines, utilitaires, minibus, camping cars, pick-ups, etc. Leurs caractéristiques techniques sont très variées : motorisations à deux ou quatre temps, ou, plus récemment, hybride ou électrique ; transmission finale arrière, avant ou quatre roues motrices ; boîte de vitesses manuelle de 3 à 5 rapports ou automatique ; etc.

Plusieurs modèles sont fabriqués et commercialisés en dehors du Japon (ex: Inde, Pakistan, Indonésie). Certains modèles, parfois assez profondément modifiés, sont commercialisés dans des pays développés, notamment comme "citadines" ou "4x4 légers".

Parmi les nombreux modèles de kei cars ayant marqué l'histoire de la marque, se trouvent notamment :

  • la Suzulight TL de 1959, traction avant de 490 kg avec moteur deux temps de 21 ch et boîte de vitesses à trois rapports.
  • la gamme Fronte qui à partir de la fin des années 1960 propose des berlines à propulsion et boîte à quatre rapports, et diverses carrosseries : berlines à deux et trois corps, coupés, etc. Dans la même catégorie se trouve ensuite la Cervo, lancée en 1977.
  • l'utilitaire Carry, et ses variantes Every ou Super Carry : lancé en 1961, il est ensuite fabriqué et commercialisé dans plusieurs pays. Suzuki en a vendu 3 millions d'exemplaires au Japon entre 1961 et 1996.
  • le tout terrain léger Jimny, à deux ou quatre roues motrices : lancé en 1970 avec un moteur deux temps de 360 cm3, il est ensuite décliné en multiples versions de carrosserie et de motorisations et, avec 145 000 exemplaires vendus en 2025[n 6], fait encore partie de meilleurs ventes de la marque. Les Jimny sont produits dans divers pays[n 7]. Kei car au Japon, les versions destinées à d'autres marchés, comme le Samourai, peuvent avoir des dimensions plus importantes et être dotées de moteurs plus puissants, comme des moteurs essence quatre temps ou diesel de 1 400 cm3/85 ch.
  • la citadine Alto lancée en 1979 : "kei car" au Japon, les versions destinées à d'autres marchés sont dotées de moteurs plus puissants. Suzuki a vendu 10 millions d'Alto dans le monde entre 1979 et 2009, et en a encore vendu 265 000 exemplaires en 2025.
  • le Wagon R, micro SUV aux formes cubiques lancé en 1993, dont Suzuki a vendu plus de 4 millions d'exemplaires au Japon en 20 ans, et encore 248 000 en 2025. Il est commercialisé dans plusieurs pays sous des marques et appellations diverses (Opel Agira, Suzuki Karimun, Maruti Suzuki Wagon R, etc.). Des versions Wagon R+, plus puissantes et de dimensions plus importantes, en sont dérivées et vendues dans plusieurs pays, y compris en Europe, comme petits monospaces. Dans la même catégorie, Suzuki propose aussi la Solio.

Exemples d'autres modèles

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  • Swift/Cultus : famille de compactes à traction avant produite depuis 1983, et vendue internationalement sous différentes appellations par Suzuki (Cultus, Swift, Forsa, etc.) ainsi que par d'autres marques (Isuzu Gemini, Chevrolet Sprint, Pontiac Firefly[18], Geo Metro, Holden Barina, etc.). Les Swift des années 1980 sont le fruit du partenariat entre Suzuki, General Motors et Isuzu, filiale japonaise de GM. Une version hybride, la Swift plug-in, est lancée en 2010[19]. Les ventes cumulées de Swift dépassent 5 millions d'unités en 2016. La Swift est encore en 2025 le modèle Suzuki le plus vendu au monde avec 351 000 exemplaires écoulés.
  • Ignis : mini crossover urbain à deux ou quatre roues motrices lancé en 2000. Plusieurs versions en sont déclinées, sous diverses marques : Chevrolet Cruze, Subaru Justy G3X, Holden Cruze, etc.
  • Escudo/Vitara/Grand Vitara : famille de SUVs à deux ou quatre roues motrices apparue en 1988 avec une motorisation de 1 300 cm3 puis déclinée en plusieurs générations et versions avec des motorisations allant jusqu'à 3 200 cm3 et 230 ch[20]. Une version hybride est lancée en Europe en 2020[21]. Selon les versions et les époques, les Escudo/Vitara sont fabriqués dans différents pays, notamment au Canada dans une co-entreprise entre Suzuki et GM, et commercialisés sous des appellations et marques diverses : Suzuki Sidekick, Maruti Suzuki Grand Vitara, Chevrolet Tracker, Chevrolet Vitara, Pontiac Sunrunner, Santana 300, Mazda Proceed Levante, Suzuki Nomade, etc. Cette gamme connait un grand succès, notamment en Europe. Suzuki a vendu 147 000 Grand Vitara dans le monde en 2025[n 6].
  • Aerio/Liana : berline compacte à deux corps/5 portes ou trois corps/4 portes lancée en 2001. Commercialisée de 2001 à 2018, elle est dotée de moteurs essence ou diesel de 90 à 103 ch. Elle existe en transmission par traction ou intégrale.
  • SX4 : il inaugure en 2006 une famille de petits SUVs à deux ou quatre roues motrices qui seront vendus notamment en Europe, Chine, Inde et aux États-Unis[22]. Le premier SX4 est développé en commun avec Fiat, qui commercialise sa propre version sous le nom de Sedici. Plusieurs générations se succèdent, avec une évolution de la désignation en SX4 S-Cross puis S-Cross.
  • Ertiga 2 : ligne de modèles lancée en 2018, essentiellement pour les marchés en développement, avec 2 corps/5 portes et des versions crossover plus spacieuses dénommées XL6 et XL7. Suzuki en fournit à Toyota qui les vend rebadgés comme Toyota Rumion[23]. Ertiga fait partie des modèles récents les plus vendus de Suzuki, avec 279 000 exemplaires écoulés en 2025[n 6].
  • Fronx : il s'agit d'un petit SUV lancé en 2023 utilisant la même plate forme que celle de la Baleno. Fabriqué en Inde, Indonésie et Pakistan, il a été vendu à 210 000 exemplaires en 2025[n 6]. Suzuki en fournit à Toyota qui les vend rebadgés comme Toyota Urban Traisor Cruiser ou Starlet Cross[24].

Modèles à motorisation hybride ou électrique

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E-Vitara : électrique à quatre roues motrices (2025).

En 2022, près d'une voiture sur quatre vendue par Suzuki a une motorisation hybride. Ce type de modèle représente même plus de 50% des ventes au Japon et plus de 90% en Europe[25].

Suzuki propose, selon les modèles et les marchés, plusieurs niveaux et systèmes d'hybridation  : "mild hybrid" (MHEV ou SHVS), où l'électrique est en appoint d'un moteur thermique[26], "strong hybrid" [27]et hybride rechargeable, où un moteur thermique vient en appoint du moteur électrique[28]. Parmi les modèles proposés en 2026 avec une motorisation hybride se trouvent notamment les Swift, Across/Victoris, Vitara, S-Cross, Swace, Invicto, etc.

Le e-Vitara, premier modèle automobile électrique de la marque, est lancé en 2025[29].

Partenariats automobiles

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Le développement de Suzuki sur le marché automobile s'appuie sur de nombreux partenariats techniques, industriels et commerciaux, dont certains sont indiqués ci-dessous[n 8] :

  • General Motors/Isuzu et le marché nord-américain : en 1981, Suzuki, l'américain General Motors (GM) et sa filiale japonaise Isuzu concluent un accord de partenariat par lequel GM pourrait distribuer sur certains marchés, notamment en Amérique du Nord, en Australie et en Asie, des véhicules Suzuki de petite et moyenne taille sous diverses marques du groupe GM[n 9]: Pontiac, Chevrolet, Holden, Isuzu, etc. L'accord comprend aussi la définition de produits communs et leur fabrication par des usines des trois entreprises, ainsi que la distribution de modèles GM par Suzuki au Japon. GM devient actionnaire de Suzuki à hauteur de 5,3%. Les premières exportations de Suzuki vers GM ont lieu en 1984 et, en 1988, Suzuki commence à distribuer de modèles GM au Japon. La fabrication dans une co-entreprise au Canada commence en 1989[n 10]. Isuzu sort de l'accord en 1994. L'accord entre GM et Suzuki est élargi à l'Europe en 1998 : GM augmente sa participation dans Suzuki à 10% puis 20% en 2000. En 2006, GM, alors en grandes difficultés financières, ramène sa participation à 3%[30], puis vend ses dernières actions en 2008[31]. Les accords GM/Suzuki prennent fin en 2009, et Suzuki annonce son retrait progressif du marché nord américain[32].
  • Santana : en 1985, Suzuki s'associe à l'espagnol Santana Motor (Santana), spécialisé dans les véhicules tout-terrain, pour faire fabriquer en Espagne certains modèles Suzuki, comme le Jimny/Samourai, qui sont ensuite vendus sous les deux marques. Suzuki prend une participation au capital de Santana, participation qui augmente jusqu'à atteindre 49%. Suzuki se retire du capital de Santana en 1995, mais la firme espagnole continue de fabriquer certains modèles sous licence octroyée par Suzuki.
  • Fiat : en 2003, Suzuki et Fiat annoncent leur intention de développer un petit SUV en commun. Fabriqué en Hongrie par Suzuki à partir de 2005, il est commercialisé sous l'appellation Suzuki SX4 et Fiat Sedici. Les moteurs essence l'équipant sont fournis par Suzuki, et les diesel par Fiat ou fabriqués par Suzuki sous licence Fiat. En 2011, Suzuki renouvelle l'accord en s'engageant à acheter à Fiat plusieurs dizaines de milliers de moteurs diesel par an destinés aux modèles Suzuki fabriqués en Inde et en Hongrie[33].
  • Volkswagen : fin 2009, Suzuki et Volkswagen (VW) annoncent un partenariat et l'entrée de VW au capital de Suzuki à hauteur de près de 20%. L'objectif est de « répondre à la demande mondiale croissante en véhicules plus respectueux de l'environnement » tout en préservant «l'indépendance de chaque entreprise. Les deux partenaires souhaitent travailler en synergie sur les marchés émergents en pleine croissance et sur le développement et la production de véhicules compacts innovants et respectueux de l'environnement »[34]. Suzuki, inquiet de son indépendance et considérant que peu de résultats ont été obtenus, dénonce cet accord en 2011[35]. Volkswagen, quant à lui, considère que l'accord entre Suzuki et Fiat est contraire aux accords liant Suzuki. En , une instance de médiation mandatée par les deux entreprises demande à VW de vendre sa participation de 19,9 % dans Suzuki à Suzuki elle-même, participation ayant environ une valeur de 3,4 milliards d'euros[36]. De plus, l'instance reconnait que Suzuki a enfreint certaines dispositions des accords entre les deux sociétés[37].
  • Toyota : le partenariat entre Suzuki d'une part et Toyota et sa filiale Daihatsu d'autre part commence en 2016. Il comprend notamment la vente de certains modèles d'un groupe rebadgés par l'autre[n 11]. Ainsi, sur certains marchés, Toyota vend des Urban Traisor Cruiser/Starlet Cross, qui sont des Suzuki Fronx rebadgées, ou des Rumion , qui sont des Ertiga rebadgées[38]. De même, Suzuki vend des Across hybrides, qui sont des RAV4 rebadgées, et des Swace, qui sont des Corolla break rebadgées[39]. Ce partenariat se renforce à partir de la fin des années 2010 : en 2019, Suzuki et Toyota prennent des participations croisées à leur capital respectif[40], l'objectif affiché par les deux partenaires étant de combiner "la force de Toyota dans les technologies d'électrification, et celle de Suzuki sur les véhicules compacts", et de "promouvoir d'autres champs de collaboration, notamment concernant les véhicules autonomes"[41]. Et en 2024, les deux groupes annoncent le lancement d'un SUV électrique conçu en commun et construit en Inde pour les deux groupes par Suzuki[11].

Chiffres de ventes

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Année Ventes mondiales d'automobiles du constructeur Suzuki (unités)
2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 2,7 2,8 2,9 3,0
2006[42] 2 100 000
2007[42] 2 350 000
2010[43] 2 620 000
2012[44] 2 680 000
2014[45] 2 877 000
2019 2 900 000
2020 2 510 000
2021[46] 2 763 846
2022[47] 2 968 494
2023[48] 3 072 824

Compétition

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Suzuki remporte à plusieurs reprises la course de côte de Pikes Peak en catégorie "unlimited" à partir du début des années 1990 avec des Cultus (1992), Escudo (1993, 1995)[49], Vitara (2001), XL7 (2007, 2008)[50], SX4 (2009-2011[51])[n 12].

Des années 1950 au milieu des années 1970, Suzuki devient un spécialiste reconnu des motos à moteur deux temps avec une gamme allant de cyclomoteurs et scooters à des modèles routiers, tout-terrain ou de course puissants vendus dans le monde entier. Pour respecter des réglementations environnementales aux exigences croissantes, la marque abandonne ensuite les moteurs à deux temps au profit de moteurs à quatre temps[n 13]. La marque remporte de grands succès en compétition vitesse, moto cross et enduro à partir des années 1960.

Au milieu des années 2020, Suzuki produit 2,2 millions de motos/an, ce qui en fait le 7ème constructeur mondial avec une part de marché d'environ 3,3%[52]. Par rapport à ses concurrents[53], Suzuki est loin derrière les trois premiers constructeurs, le japonais Honda (plus de 20 millions d'unités vendues/an), l'indien Hero (5,9 millions) et le japonais Yamaha (4,8 millions), mais très au-dessus de marques plus connues en Europe, comme Royal Enfield (1,1 millions), Piaggio (0,6 millions), Kawasaki (0,5 millions), KTM (0,4 millions) ou encore BMW (0,2 millions). Suzuki vend plus de 80% de sa production de motos en Asie, l'Europe et l'Amérique du Nord représentant chacune moins de 1,5% des volumes vendus. Le marché indien, à lui seul, absorbe plus de la moitié de la production de Suzuki[10].

Modèles de 125 cm3 et moins

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Les débuts de Suzuki comme constructeur de deux roues motorisés sont marqués par le lancement de monocylindres deux temps de petite ou moyenne cylindrée, comme la Colleda 125 de 1955, monocylindre de 125 cm3/5,5 ch. Dans les années 1960/1970 Suzuki propose un très grand nombre de modèles de ce type[4]. Initialement à vocation d'usage quotidien, ils privilégient le confort, la facilité d'utilisation et la robustesse. Parmi eux se trouvent notamment les séries M[54](MA, MC, ME, M12/15/30) et K (K10/11), dont plusieurs connaissent un grand succès commercial, avec plus de 100 000 exemplaires vendus par an durant leur période de commercialisation. Avec des cylindrées de 50 à 80 cm3, ces modèles sont déclinés en versions à vocation utilitaire, comme le MA avec protège jambes et chaine entièrement enclose, ou plus sportive, comme le M12 Supersport pouvant atteindre 80 km/h. Ils bénéficient d'un équipement complet et moderne pour l'époque comprenant clignotants, compteur de vitesse, fourche télescopique et même, pour certains modèles, boîte de vitesses à quatre rapports et démarreur électrique.

Suzuki produit ensuite continûment des modèles monocylindres deux temps de 50 à 125 cm3, avec une large variété de configurations : mini motos, comme le Hopper et le VanVan RV[55] des années 1970, tout-terrain, comme les TS/TC[56] ou le Hustler, ou encore scooters comme le Chance (1983) ou Hi Up (1987)[57]. Suzuki produit également des modèles motocross réservés exclusivement à un usage non routier, comme les TM 80/100/125[56]. Certains modèles, notamment de 125 cm3, sont à quatre temps à partir du début des années 1980[58].

Modèles deux temps de plus de 125 cm3

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Jusqu'au milieu des années 1970, la gamme Suzuki de plus de 125 cm3 est dotée de moteurs deux temps à un, deux ou, plus rarement, trois cylindres. La marque en propose un très grand nombre, à commencer par la Colleda 250TT de 1956, bicylindre de 250 cm3/18 ch. Parmi les modèles de ce type se trouvent notamment :

  • moteur monocylindre[55] : modèles de cross TM et leur version enduro TS 185/250/400 du début des années 1970[56], puis modèles enduro PE 175/250/400 des années 1980 reconnaissables à leur couleur jaune[59].
  • avec moteur bicylindre : la T20 de 250 cm3/30 ch avec boîte de vitesses à six rapports (1964), modèle léger et rapide (plus de 150 km/h), qui connait un grand succès international, commercial comme sportif. Se développent ensuite les familles "T" puis "GT" de modèles pouvant atteindre une cylindrée de 500 cm3 et une puissance de 50 ch, comme sur la GT 550 de 1972.
  • avec moteur à trois cylindres : GT750 de 1971 à refroidissement liquide de 738 cm3/67 ch et GT380 (1972).

Suzuki continue de lancer des modèles deux temps à vocation sportive jusqu'à la fin des années 1980, comme les RG 250, 250 cm3 bicylindre, et RG 500, 500 cm3 à quatre cylindres.

Modèles quatre temps de plus de 125 cm3

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Après le choc pétrolier et les nouvelles mesures anti-pollution appliquées aux États-Unis, Suzuki doit changer sa gamme de motos pour se tourner vers des moteurs à quatre temps. La première tentative de Suzuki est le lancement en 1974 de la Suzuki RE-5[60]. Elle est dotée d'un moteur à piston rotatif de 497 cm3, produit sous licence Wankel[61]. C'est un échec commercial cuisant, qui a de lourdes conséquences sur les résultats de l'entreprise[62].

Après cet échec, c'est en 1976 que Suzuki lance son premier modèle de grande série à moteur à quatre temps[n 14] : la GS400, avec un moteur bicylindre en ligne à double arbre à cames en tête (DACT) de 400 cm3/36 ch et une boîte de vitesses à six rapports[63]. La marque élargit ensuite l'utilisation de moteurs à quatre temps à toute sa gamme de plus de 125 cm3. Parmi les très nombreux modèles quatre temps lancés par la marque depuis le milieu des années 1970 se trouvent notamment :

  • des roadsters : les GS 400 (bicylindre DACT) et GS 750 (quatre cylindres DACT) de 1976 sont les premières représentantes de la très grande famille de roadsters à moteur de deux ou quatre cylindres en ligne que la marque a depuis continûment développée[63]. Les GS sont déclinées de 125 à 1 200 cm3. Font également partie de cette famille les GSX à quatre soupapes/cylindre, avec notamment les Katana des années 1980/1990 à l'esthétique remarquée, les GS-G à transmission finale par arbre[64], ou encore les GSF Bandit à quatre cylindres[65], grand succès commercial de la marque depuis les années 1990. À partir de la fin des années 1990, Suzuki propose aussi des roadsters bicylindres en V, les SV[66].
  • des sportives : Suzuki propose plusieurs modèles très sportifs homologués pour un usage routier. Dans cette catégorie se trouvent notamment les GSX-R lancées à la fin des années 1980, comme la GSX-R 750 à quatre cylindres, puis leurs versions Hayabusa, dont la GSX-R 1300 Hayabusa qui, à son lancement en 1999, est la plus rapide moto de série jamais commercialisée[67]. La marque propose également des sportives bicylindres en V, comme les TLR/TLS[68].
  • des trails : à partir de la fin des années 1970, Suzuki développe une famille de trails monocylindres, les DR[69]. Le premier membre de cette famille est la DR 400 de 1979 au moteur de 400 cm3/28 ch [70]. L'offre est ensuite déclinée de 125 à 800 cm3. La DR 800 S Big de 54 ch, le plus gros trail monocylindre jamais produit, est commercialisée de 1992 à 1997[71].
  • des cruisers/customs : au milieu des années 1980, Suzuki se lance sur le marché des cruisers/customs, dominé jusqu'alors par Harley-Davidson. Outre le très particulier LS 650 Savage, monocylindre à transmission finale par courroie[72], la marque initie en 1985 une ligne VS dont les membres, les Intruder à moteur en V et transmission finale par arbre[73], connaissent un grand succès commercial. Suzuki produit des cruisers/customs sous différentes appellations (Maraudeur[74], Volusia[75], Boulevard[76], etc.) jusqu'au milieu des années 2010, avec des cylindrées allant jusqu'à 1 800 cm3.
  • des maxi-scooters : en 1998, Suzuki lance une nouvelle ligne de modèles, les maxi scooters Skywave, auxquels succèdent en 2004 les Burgman, dotés d'un moteur monocylindre de 125 à 400 cm3 ou bicylindre de 650 cm3.

Les choix techniques de Suzuki pour ses motos

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Suzuki a initialement fondé sa notoriété sur sa maîtrise des moteurs deux temps, qu'elle utilise de façon quasi exclusive sur tous ses produits, automobiles, motos et moteurs hors-bord, jusqu'au milieu des années 1970. La marque n'abandonne ce type de moteur sur ses modèles puissants de motos qu'à partir de la deuxième moitié des années 1970[n 15], lorsque les normes environnementales l'y contraignent.

  • Moteurs à deux temps : Suzuki a conçu et utilisé des moteurs deux temps de 36 à 750 cm3, dans des architectures à un, deux et trois cylindres, et avec des puissances allant de 1 ch à 67 ch. La marque introduit plusieurs innovations sur ce type de moteurs durant les années 1960, notamment une lubrification par pompe asservie au vilebrequin[n 16] et une admission par distributeur rotatif [77],
  • Moteurs à quatre temps : les moteurs à double arbre à cames en tête apparaissent dès les premiers modèles GS (GS 400/750) de 1976[n 17]. Des configurations à quatre soupapes/cylindre sont utilisées à partir de 1980 (gamme GSX) et des configurations à trois soupapes par cylindre sont également utilisées (ex: Intruder 1400 VS[78]). Les architectures utilisées par Suzuki comprennent des monocylindres, des bicylindres en V et des configurations en ligne à deux ou quatre cylindres.
  • Refroidissement : jusqu'au début des années 1980, tous les modèles de série sont à refroidissement par air, certains d'entre eux bénéficiant du "Ram Air System" inventé par la marque (ex: GT 380[79]). Le refroidissement liquide apparait sur des modèles de course en 1973[80] puis sur des modèles de série à partir de 1980 (ex: GT 750)[81]. En 1985, Suzuki invente un système de refroidissement air/huile dénommé SARC (pour "Suzuki Advanced Cooling System") qui équipe notamment ses modèles de course et des modèles sportifs de série, comme les GSX-R 750 et 1100.
  • Transmission finale : la plupart des modèles Suzuki ont une transmission finale par chaîne, mais la marque utilise aussi une transmission finale par arbre à partir de 1979, notamment certains roadsters (ex : GS 850 G[82]) et sur des customs (ex : Intruder). Elle utilise même, exceptionnellement, une transmission finale par courroie (ex : LS Savage[83]).
  • Freins : Suzuki utilise des commandes hydrauliques de freins dès les années 1960 et invente un système couplant freinage avant et arrière [84]. Les premiers modèles de série avec freins à disque apparaissent au milieu des années 1970 (ex : GT 500 A)[85].

Compétition

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Dès les années 1960, Suzuki s'engage avec succès en compétition de vitesse avec des motos de petites cylindrées. La marque étend ensuite son implication à des cylindrées plus importantes, ainsi qu'à des épreuves d'endurance et de motocross, continuant de remporter de nombreux titres dans les diverses disciplines où elle concourt.

  • Championnat du monde constructeur : Suzuki remporte le championnat en petites cylindrées (50 ou 125 cm3) sept fois durant les années 1960. Puis la marque remporte le titre sept années de suite en 500 cm3 (1976-1982), et une fois encore en 2000.
  • Championnat du monde des pilotes GP[86] : plusieurs pilotes célèbres ont remporté le championnat du monde GP au guidon d'une Suzuki, notamment Barry Sheene (1976, 1977), Marco Lucchinelli (1981) , Franco Uncini (1982), Kevin Schwantz (1993), Kenny Roberts Jr. (2000) et Joan Mir (2020).
  • Championnat du monde Superbike: l'Australien Troy Corser remporte le titre au guidon d'une GSX-R 1000 en 2005.

Suzuki remporte 21 fois le titre constructeur d'endurance entre 1983 et 2024[87]. En 2025, la marque remporte le Bol d'Or pour la 21ème fois[88]. Suzuki a également remporté quinze fois les 24h du Mans entre 1982 et 2026[89].

Des années 1970 aux années 2000, la marque remporte de nombreuses fois le championnat du monde dans les trois catégories de cylindrées[90] : quatorze titres en 125 cm3 (dont dix d'affilée de 1975 à 1984), dix titres en 250 cm3 et six en 500 cm3. Certains pilotes ont été sacrés champions du monde à plusieurs reprises avec une Suzuki dans les années 1970, notamment Gaston Rahier en catégorie 125, Joël Robert en catégorie 250, ou encore Roger DeCoster en catégorie 500.

Moteurs marins

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Suzuki fait partie des quatre grandes marques de moteurs hors bord thermiques, avec Yamaha, Mercury et Honda[91].

L'activité commence en 1965 avec le D55, moteur monocylindre deux temps (2T) de 5,5ch. En 1977 Suzuki crée une marque et une filiale dédiées à cette activité, Suzuki Marine, dont les produits sont fabriqués dans l'usine de Toyokawa à partir de 1979. La fabrication des modèles les moins puissants est transférée en Thaïlande en 1999[6]. La production cumulée de moteurs hors bord depuis les années 1950 dépasse 4 millions d'unités en 2022[92]. En 2024, les ventes de moteurs hors bord de Suzuki Marine ont été d'environ 110 milliards de yens, soit moins de 2% des ventes totales du groupe Suzuki.

En 2026, la gamme de Suzuki Marine comprend trente modèles de 2,5 à 350 ch[93].

Les principales évolutions de la gamme de Suzuki Marine sont indiquées ci-dessous :

  • 1965 : premier moteur hors bord de la marque, monocylindre deux temps (2T) de 5,5 ch.
  • 1977 : DT5, bicylindre 2T de 5 ch. L'appellation "DT" désigne ensuite les modèles 2T de la marque.
  • 1987 : DT200, moteur 2T à six cylindres en V (V6) de 200 ch.
  • 1994 : premiers modèles quatre temps (4T) de la marque , les DF9.9 et DF15, bicylindres de 9.9 et 15 ch respectivement. L'appellation "DF" désigne ensuite les modèles 4T de la marque.
  • 1997 : premiers modèles à injection, les DF60 et DF90.
  • 2003 : DF200/225/250, V6 de puissances allant jusqu'à 250 ch.
  • 2006 : DF300, V6 de 300 ch.
  • 2017 : DF350 de 350 ch à double hélice.

Les moteurs Suzuki ont reçu de nombreuses récompenses pour leurs innovations[94].

Controverses

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VW et appellation GTi

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Au début des années 2010, Volskwagen intente un procès visant à interdire à Suzuki d'utiliser l'appellation GTi. Volkswagen perd ce procès en 2012[95].

Class actions au sujet d'un problème de freins sur motos

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Deux class actions sont ouvertes contre Suzuki en 2023 et 2025 aux États-Unis, les plaignants reprochant à la marque d'avoir commercialisé depuis plus de 20 ans certains modèles de motos dont elle savait qu'ils avaient un problème affectant leur freinage[96].

Affaire des certifications frauduleuses

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En éclate au Japon un scandale des certifications frauduleuses de véhicules. Il concerne Toyota, Honda, Mazda, Yamaha et Suzuki, et touche un total de 38 modèles. Toyota est contraint de suspendre la production de trois de ses voitures, Mazda de deux, et Yamaha d’un. Les modèles concernés chez Suzuki et Honda ne sont plus en construction, ce qui leur a permis d’éviter l’arrêt de leur chaîne de production[97].

Notes et références

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  1. Notamment Ducati en Italie et Honda.
  2. Ces ventes "autres" sont constituées de moteurs hors bord et de générateurs électriques.
  3. Les modèles auto et moto de Suzuki ont tous des moteurs à deux temps jusqu'au milieu de la décennie, puis la marque commence à utiliser des moteurs à quatre temps sur ses modèles les plus puissants.
  4. Certains modèles Carry sont produits en Indonésie et au Pakistan.
  5. Les résultats de l'activité Quad sont intégrés par Suzuki à ceux de l'activité Motos.
  6. 1 2 3 4 Ce modèle fait partie des quatorze modèles les plus vendus par Suzuki sur l'année fiscale 2024-2025.
  7. Japon, Espagne, Brésil, Colombie, etc.
  8. Les partenariats en Inde sont présentés dans le chapitre dédié aux relations entre Suzuki et ce âys.
  9. General Motors crée même une marque dédiée à ces modèles : Geo. Elle est utilisée de 1989 à 1998.
  10. Cette co-entreprise est la Canadian Automotive Manufacturing Inc. (CAMI), basée à Ingersoll dans l'Ontario. GM a repris le contrôle total de la CAMI en 2009 et continue de l'opérer depuis.
  11. Selon les cas, il s'agit de modèles quasiment identiques, ou de modèles très proches l'un de l'autre partageant une même plate forme technique et de nombreux éléments communs.
  12. Les machines utilisées durant ces courses n'ont que peu de points communs avec les modèles de série dont elles portent le nom.
  13. Certains modèles de petite cylindrée conservent une motorisation à deux temps.
  14. Ces moteurs sont de technologie "classique", avec pistons à mouvement alternatif.
  15. Honda, le plus grand concurrent de Suzuki, a, au contraire, opté plus tôt pour les moteurs à quatre temps.
  16. Suzuki identifie son système d'injection d'huile comme "CCI", pour "Controlled Crankshaft Injection". Les modèles qui en sont dotés ont souvent une appellation se terminant par le suffixe "P", pour "Pump".
  17. Suzuki utilise également des moteurs à simple arbre à cames en tête.

Références

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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