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Silvia Hodgers

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Silvia Hodgers
en octobre 2025 au Festival de cinéma des 5 continents à Ferney-Voltaire
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
London Contemporary Dance School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Héctor Fernández Baños (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Antonio Hodgers
Violetta Hodgers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Silvia Hodgers née le à Buenos Aires, est une danseuse, chorégraphe et ancienne révolutionnaire argentine, exilée en Suisse avec ses enfants après la disparition forcée de son mari Héctor Fernández Baños à la suite du coup d'État militaire de 1976 en Argentine.

Après sa formation en danse contemporaine en Argentine, elle rejoint l'école de danse de Maria Graham à Londres. Elle rencontre à Paris Hilda Gadea et le metteur en scène péruvien Emilio Galli qui influencent son engagement politique dans les milieux révolutionnaires marxistes et guévaristes. Elle s'engage dans la lutte révolutionnaire dans le Parti révolutionnaire des travailleurs (es) et est arrêtée en . Elle passe près de deux années en prison et est libérée en au retour de la démocratie en Argentine.

En , son mari est enlevé et disparait après le coup d'État de Jorge Rafael Videla et elle s'enfuit de l'Argentine avec son fils. Après un périple qui la mène de l'Italie au Mexique, elle obtient l'asile politique en Suisse, où elle poursuit sa carrière de chorégraphe et de professeure de danse. Ses productions théâtrales et ses chorégraphies engagées dénoncent les souffrances liées à la guerre sale en Argentine et aux traumatismes découlant des disparitions forcées.

Carrière de danseuse

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Silvia Hodgers se forme à la danse à Buenos Aires et commence à danser jeune. Elle étudie la danse moderne et le ballet avec Renate Schottelius (en) et María Ruanovachap.</abbr>&nbsp;2-1' id="mwIg">[1]. Pendant les années , elle se produit dans les œuvres de chorégraphes comme Oscar Araiz et Susana Zimmermann (en).

Silvia Hodgers rêve d'étudier la technique de Martha Graham à Londres ou avec la compagnie Maurice Béjart en Belgique[2].

Elle obtient une bourse et part en Europe en étudier la danse à la London Contemporary Dance School (en)chap.</abbr>&nbsp;2-1' id="mwNQ">[1]. Elle obtient un contrat temporaire dans la compagnie de Maurice Béjart à Bruxelles[3]. Hodgers n'apprécie pas l'obsession de l'esthétique et de la beauté du corps qui y est promue. Au bout d'un an, elle part pour Paris et travaille pour Emilio Galli, un metteur en scène péruvien sympathisant de la guérilla révolutionnaire au Pérou[4]. Elle est profondément marquée par cette rencontre qui marque le début de son militantisme marxiste[5]. Elle est aussi marquée par son théâtre engagé et sa mise en scène inspirée par le Living Theatre de New York et son traitement du mouvement des corps des acteurs[6]. Elle rencontre grâce à Galli l'économiste Hilda Gadea, ancienne femme de Che Guevara, qui l'influence profondément. Hilda lui raconte l'expérience cubaine menée par Che Guevara. Ces rencontres marquent un tournant dans sa carrière et son engagement politiquechap.</abbr>&nbsp;2-1' id="mwUQ">[1],[7].

Engagement dans la lutte révolutionnaire

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De retour en Argentine, en , elle s'engage dans le Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT) (en) [8]. Elle est introduite au PRT par El Indio Bonnet, le mari d'une ancienne collègue de danse. Il lui demande de lire le rapport du 5e congrès du PRT et de lui faire un compte-rendu. Bonnet n'est au départ pas impressionné par sa présentation « hippie », mais Hodgers est motivée par la filiation guévariste et marxiste léniniste du parti, qui cherche à reproduire en Argentine ce que Che Guevara a fait à Cuba[9]. Après son acceptation, elle reprend des études d'infirmière, une formation jugée plus utile pour le mouvement révolutionnaire que sa formation de danseuse[10]. Elle donne des cours de danse rue Canning au rez-de-chaussée d'un duplex qui sert de cache d'armes aux camarades de sa cellule. La police l'arrête chez elle dans la nuit du 16 au [10],[11]. Avant d'être emmenée, elle n'a pas le temps d'enlever le foulard rouge de son balcon, pour signaler que son appartement est compromis, alors qu'un des membres fondateurs et secrétaire du PRT, Luis Enrique Pujals (es), doit la rencontrer chez elle[12]. Quelques heures plus tard, ce dernier est arrêté. Il devient le premier desaparicedos d'Argentine[12].

Incarcération et massacre de Trelew

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Prison de Devoto (es) à Buenos Aires.

Silvia Hodgers est emmenée à Coordinaccion Federal (es) au même endroit que Héctor Fernández Baños[12]. Elle passe 27 mois en prison, où elle est torturéechap.</abbr>&nbsp;2-1' id="mwlg">[1]. Elle est incarcérée à la prison de Devoto (es) avec Alicia Sanguinetti (la fille de la photographe Anne-Marie Heinrich[13]) et María Elena Maucieri[Qui ?]. Elles sont plus tard transférées à la prison de Rawson. La pratique de la danse en milieu carcéral les aide à surmonter les difficultés, et préparer une révolte[14]. Silvia Hodgers est enfermée dans l'Unité 6 entre 1971 et 1972[15]. Le , Silvia et Alicia Sanguinetti font partie d'un groupe de 70 prisonniers qui prend le contrôle de la prison de Rawson afin de faire évader des détenus. Le groupe arrive aux portes de la prison, où des véhicules doivent arriver à l'extérieur pour les prendre en charge jusqu'à l'aéroport de Trelew où les attend un avion[15]. À la suite d'une erreur de communication, seul un véhicule arrive à l'heure, permettant à six détenus de s'enfuir. Les 19 vérifier] autres, arrivent à l'aéroport après le départ de l'avion. ils se rendent et sont exécutés sommairement le durant le massacre de Trelew[15]. Les autres mutins sont enfermés dans des cellules individuelles[15].

Disparition forcée d'Héctor Fernández Baños

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Son séjour en prison finit de la convaincre que ses choix politiques sont justes et elle intègre les écoles de cadres comme enseignante. Les écoles de cadres organisent la formation idéologique marxiste-léniniste des cadres de l'organisation du parti. Silvia Hodgers est libérée en sous la pression de l'opinion publique après le retour de la démocratie[16],[17].

Elle se met en couple avec Héctor Fernández Baños, un avocat et économiste argentin, et le Parti Révolutionnaire du Peuple (PRT) les affecte à d'autres missions. Elle devient membre de la branche armée du PRT-ERP, l'armée révolutionnaire du peuple (espagnol : Ejército Revolucionario del Pueblo, ERP) et son pseudonyme de militante est « Louisa »[16].

Le , Héctor Fernández Baños est arrêté mais parvient à s'enfuir et rejoint Silvia et leur fils Antonio[18]. Le couple se sépare par mesure de sécurité et Hector est arrêté de nouveau le jour suivant[19], il ne réapparait jamais plus[8]. La répression qui sévit durant l'année qui suit le coup d'État du est massive. Les premiers vols de la mort sont documentés dès , sans que l'on sache s'il y en a eu auparavant[20]. Elle se retrouve alors seule avec son fils⁣⁣ Antonio Hodgers.

Exil en Italie

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Après quelques mois d'exil au Brésil, le PRT l'envoie en Italie pour poursuivre les formations dans les écoles de cadre. Elle arrive à Rome en 1977[21]. Elle s'investit dans l'école des cadres du parti, y enseignant la théorie marxiste-léniniste[21]. Silvia Hodgers rencontre Angelo Porcu, syndicaliste d'origine sarde et membre du PRT, et ils vivent ensemble à Palazzo sull'Oglio[22]. Au cours de son séjour en Italie, elle finit par se rendre compte qu'elle est suivie, et se rend au poste de police, où elle apprend qu'on la suspecte d'être proche des Brigades Rouges qui ont séquestré et assassiné Aldo Moro, le premier ministre italien[6]. En , Silvia assiste au 6e congrès du PRT organisé en Italie. Luis Mattini (es) est élu secrétaire général du parti pour remplacer Mario Roberto Santucho (en), assassiné en . Durant ce congrès, le retour de200 membres du parti en Amérique Latine pour poursuivre la lutte est décidé. La fille de Silvia Hodgers et Angelo Porcu, Violeta, nait en . Hodgers part au Mexique avec sa famille pour préparer son retour en Argentine au début des années 1980[6].

Exil au Mexique

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Elle arrive au Mexique en utilisant une fausse identité : Angella Donatella Carra et se présente comme italienne. La famille a pour consigne de rester discrète et de mener une vie ordinaire[23]. Elle enseigne la danse et Antonio, son fils, fréquente l'école publique. Pendant ce temps, sans qu'elle le sache, le PRT prépare l'enlèvement de la fille du président du Parti action nationale[24]. Roberto Guevara, le frère de Che Guevara, envoie Angelo Porcu remettre une lettre à la famille de l'otage au parc Chapultepec et est arrêté[pas clair], avec dans sa poche, outre la lettre, un carnet d'adresses avec toutes les coordonnées de ses camarades. Fin , la police débarque dans l'appartement occupé par la famille Porcu, et embarque Silvia et ses deux enfants. Antonio Hodgers, son fils, alors âgé de 6 ans, est traumatisé par cette arrestation[25]. Pour Silvia Hodgers, l'action menée par le PRT, dans un pays démocratique, n'est pas acceptable, et elle décide de ne pas repartir en Argentine avec le groupe, en désaccord avec la ligne du parti et de protéger ses enfants[26]. Dès sa sortie de prison, elle contacte les parents de Roberto Santucho, qui vivent en Suisse et ceux-ci acceptent de l'héberger[6].

Exil en Suisse

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Antonio Hodgers, le fils de Silvia Hodgers en 2007.

Elle rejoint la Suisse sous sa fausse identité où elle demande et obtient l'asile politique après quelques difficultés en raison de son passé révolutionnaire, le [27]. Elle est hébergée quelques jours chez les Santucho, puis déménage dans un appartement à Meyrin, qu'elle partage avec des Boliviens qui ont fui leur pays[28]. Elle poursuit sa carrière dans la danse contemporaine[17]. Elle rencontre plus tard Sara Osatinsqy, une survivante de l'ESMA dont le mari Marco Osatinsqy a été assassiné en 1975. Silvia Hodgers avait rencontré Marco Osatingsy dans la prison de Rawson, et il faisait partie des six dirigeants qui ont réussi à s'enfuir au Chili, puis à Cuba, avant de rentrer en Argentine[17].

Le fils de Silvia Hodgers, Antonio Hodgers, devenu une personnalité politique en Suisse, membre des Verts écrit avec son ex-femme Sophie Balbo un livre sur la vie de sa mère avec une préface de Pierre-Alain Tschudi. Il indique ne pas renier l'héritage de ses parents, à replacer dans le contexte historique de l'époque[29].

Œuvre artistique

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Silvia Hodgers et les grands-mères de la place de mai Estela Barnes de Carlotto, Rosy Jaimovich et Buscarita Roa (es) en 2022.

En Argentine, des personnalités du monde de la danse ont dénoncé à travers leur pratique artistique engagée les atrocités commises pendant la guerre sale. La première œuvre de ce registre date de  : il s'agit de Dirección Obligatoria d’Alejandro Cervera, qui est créée lors du du festival Danza Abierta[14].

Après la publication du rapport Nunca Más par la Commission nationale chargée de travailler sur les disparitions forcées et le début des procès contre la junte militaire en , le tango est utilisé pour perpétuer la mémoire des personnes disparues et exprimer les traumatismes subis. Selon la professeure et danseuse Victoria Fortuna, le tango permet l'exploration intime et collective d'émotions intenses et difficilement dicibles[14].

Susana Zimmermann, crée Dolentango en , en soutien aux Mères de la Place de Mai, et elle utilise des éléments de tango qu'elle réinterprète[14].

Trois chorégraphes en particulier ont utilisé le tango en tant que danse de couple intime dans leurs créations : Susana Tambutti dans La Puñalada (en ), Silvia Hodgers dans María Mar () et Silvia Vladimivsky dans El nombre, otros tangos ()[14].

Maria mar, 1998

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Dans le spectacle de danse-théâtre Maria mar qu'elle monte en - à Genève, Silvia Hodgers retrace son parcours passé dans les geôles de la dictature argentine à travers le personnage de Maria, enfermée par erreur dans un asile psychiatrique. De ce spectacle, elle dit[17] :

« Cela me permet enfin de parler sans détour de la blessure que portent les survivants des camps. C'est un vieux rêve, mais je ne savais pas comment lui donner vie. Aujourd'hui encore, je ne sais pas si c'est réussi pour la forme. Mais j'ai osé. »

En , Silvia Hodgers retourne en Argentine sur les traces de son passé avec la réalisatrice Raphaëlle Aellig qui la suit en tournant un documentaire intitulé Juntos – un retour en Argentine[8]. Le documentaire est structuré sur trois plans narratifs différents qui s'enchevêtrent. Le premier plan se passe durant les moments de déambulation après son retour, où elle retrouve de vieux amis et des grands-mères de la place de Mai (Rosa Roisinblint et Estela Barnes de Carlotto). Le second est constitué de capsules vidéo historiques sur le coup d'État et les disparitions forcées. Le troisième plan narratif suit Silvia montant la chorégraphie du film, qui fait écho et œuvre de mémoire aux souffrances et tortures subies en prison[8].

Dans ce film, alors âgée de 56 ans, elle souligne que les jeunes qui s'engageaient dans la lutte armée n'avaient pour la plupart pas de d'expérience politique, contrairement à ceux qui avaient rejoint le Parti communiste argentin, et que se focaliser uniquement sur la lutte armée était une erreur, et qu'il aurait fallu s'engager davantage dans l'éducation populaire et le travail politique[30].

Chorégraphie

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  • Maria mar, danse théâtre[17].
  • Con Los Restos (2003)[31].

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Filmographie

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  • Raphaëlle Aellig (film), Juntos – un retour en Argentine, Swissfilms, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article[16].

Références

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  1. chap.</abbr>&nbsp;2_1-0' id="mwAck">1 chap.</abbr>&nbsp;2_1-1' id="mwAcs">2 chap.</abbr>&nbsp;2_1-2' id="mwAc0">3 chap.</abbr>&nbsp;2_1-3' id="mwAc8">4 Fortuna 2021, chap. 2.
  2. Aellig 2001, p. 11m09s.
  3. Aellig 2001, p. 11m45s.
  4. Balbo 2013, p. 68.
  5. Aellig 2001, p. 11m56s.
  6. 1 2 3 4 Balbo 2013, p. 31.
  7. Balbo 2013, p. 28.
  8. 1 2 3 4 S. W. I. swissinfo.ch, « Retour en Argentine chorégraphié par la caméra », sur SWI swissinfo.ch, (consulté le )
  9. Balbo 2013, p. 70.
  10. 1 2 Balbo 2013, p. 71.
  11. Aellig 2001, p. 29m27s.
  12. 1 2 3 Balbo 2013, p. 73.
  13. « Exposition Alicia Sanguinetti », sur journals.openedition.org (consulté le )
  14. 1 2 3 4 5 (es) Natalia Molinaro, « Danza y memoria: Expresiones y resignificaciones de la violencia de la historia a través de la danza (Argentina, Chile) », Artelogie. Recherche sur les arts, le patrimoine et la littérature de l'Amérique latine, no 22, (ISSN 2115-6395, DOI 10.4000/12wuz, lire en ligne, consulté le )
  15. 1 2 3 4 Elizabeth Schwall, « Performance in Latin America », Latin American Research Review, vol. 56, no 3, , p. 739–750 (ISSN 0023-8791, DOI 10.2307/27242945, lire en ligne, consulté le )
  16. 1 2 3 « Juntos », sur swissfilms (consulté le )
  17. 1 2 3 4 5 Carole Vann, « Portrait. Silvia Hodgers danse le jour où sa vie a basculé - Le Temps », www.letemps.ch, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  18. Aellig 2001, p. 36m24s.
  19. Aellig 2001, p. 36m45s.
  20. Aellig 2001, p. 40m50s.
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  22. Balbo 2013, p. 30.
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  29. Marc Moulin, « Antonio Hodgers : « Je n’en ai jamais voulu à mes parents » », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  30. Aellig 2001, 7m9s.
  31. « Danse avec les ombres à Genève - Le Temps », www.letemps.ch, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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  • Ruptures avec Silvia Hodgers, documentaire de Raphaëlle Régnier.