Semenrê
| Semenrê | |
Tête de hache portant le nom de Semenrê, Musée Petrie (UC30079)[1] | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
|---|---|
| Dynastie | XVIe dynastie |
| Fonction principale | roi |
| Prédécesseur | Nebiryraou II |
| Dates de fonction | 1601 à 1600 avant J.-C. selon Kim Ryholt 1580 avant J.-C. selon Detlef Franke |
| Successeur | Souserenrê Bebiânkh |
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Semenrê est un roi de la XVIe dynastie.
Attestations
[modifier | modifier le code]Attestations contemporaines
[modifier | modifier le code]Ce roi n'est connu de manière certaine que par une tête de hache en étain-bronze de provenance inconnue, aujourd'hui au Musée Petrie de Londres (UC30079)[1],[2].
Julien Siesse propose que le roi Ousermontou, connu uniquement par deux fragments de pierre trouvés dans le temple de Montouhotep II à Deir el-Bahari, pourrait être identifié à Semenrê, car, d'un côté, Semenrê est le seul roi de la période attesté dont le nom de Sa-Rê soit inconnu, et Ousermontou est le seul roi attesté de la période dont le nom de Nesout-bity soit inconnu[3].
Attestation ultérieure
[modifier | modifier le code]Le roi est attesté par le Canon royal de Turin qui le cite à la position 11.7 sous le nom de Semenrê, juste après l'hypothétique Nebiryraou II et avant Souserenrê Bebiânkh[4].
Position chronologique
[modifier | modifier le code]Si on se réfère au Canon royal de Turin, il devrait être le successeur de l'hypothétique Nebiryraou II et le prédécesseur de Souserenrê Bebiânkh<span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)-5' id="mwNg">[5],<span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)-6' id="mwOw">[6],<span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)-7' id="mwQA">[7],[8],[9],[10],[11],[12].
Pour ce qui est de la classification dynastique, l'étude de Kim Ryholt a révolutionné la vision de la Deuxième Période intermédiaire, et a créé ainsi une XVIIe dynastie courte, et un certain nombre de rois classés au début de la XVIIe dynastie longue par les travaux précédents, ont été reclassés dans une XVIe dynastie thébaine. C'est notamment le cas de Semenrê : ainsi, le roi était classé auparavant dans la XVIIe dynastie<span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)-5' id="mwZg">[5],<span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)-6' id="mwaw">[6],<span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)-7' id="mwcA">[7] mais est maintenant classé de manière consensuelle dans la XVIe dynastie[8],[9],[10],[11],[12].
Titulature
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Davies 1981, p. 177-178.
- ↑ Ryholt 1997, p. 390.
- ↑ Siesse 2019, p. 104 et 107.
- ↑ Ryholt 1997, p. 158, 202 et 389.
- <span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)_5-0' id="mw_Q">1 <span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)_5-1' id="mw_w">2 von Beckerath 1964, p. 288–289 (XVII/8).
- <span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)_6-0' id="mwAQc">1 <span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)_6-1' id="mwAQk">2 von Beckerath 1999, p. 126-127 (XVII/8).
- <span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)_7-0' id="mwARE">1 <span_class="romain"_style="text-transform:uppercase">XVII</span></abbr>/8)_7-1' id="mwARM">2 Vandersleyen 1995, p. 662 (XVII/8).
- 1 2 Ryholt 1997, p. 158.
- 1 2 Baker 2008, p. 375.
- 1 2 Franke 2008, p. 287.
- 1 2 Siesse 2015, p. 85-93.
- 1 2 Siesse 2019, p. 107.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) V.W. Davies, « Two inscribed objects from the Petrie Museum », Journal of Egyptian Archaeology, no 67, , p. 175–178 ;
- (de) Jürgen von Beckerath, Untersuchungen zur politischen Geschichte der zweiten Zwischenzeit in Ägypten, Glückstadt, Augustin, ;
- (de) Jürgen von Beckerath, Handbuch der Agyptischen Konigsnamen, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, coll. « Münchner Ägyptologische Studien (MÄS) » (no 49), , 2e éd. (1re éd. 1984), 314 p. (ISBN 3-8053-2591-6, lire en ligne) ;
- Claude Vandersleyen, L'Égypte et la Vallée du Nil : De la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire, t. 2, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio », , 710 p. (ISBN 978-2130465522) ;
- (en) K. S. B. Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800–1550 BC, Copenhague, Museum Tusculanum Press, coll. « Carsten Niebuhr Institute Publications » (no 20), , 463 p. (ISBN 87-7289-421-0, lire en ligne) ;
- (en) Darrell D. Baker, The Encyclopedia of the Pharaohs : Volume I : Predynastic to the Twentieth Dynasty 3300–1069 BC, Stacey International, , 587 p. (ISBN 978-1-905299-37-9) ;
- (en) Detlef Franke, « The Late Middle Kingdom (Thirteenth to Seventeenth Dynasties): The Chronological Framework », Journal of Egyptian History, no 1 (2), , p. 267-287 (DOI 10.1163/187416608786121310) ;
- (en) Julien Siesse, « Throne Names Patterns as a Clue for the Internal Chronology of the 13th to 17th Dynasties (Late Middle Kingdom and Second Intermediate Period) », GM, no 246, , p. 75-98 (lire en ligne) ;
- Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674).