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Pornographie sur Internet

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L'actrice pornographique Hitomi Tanaka tenant une pancarte « Watch my movies - R18.com » (« Regardez mes films - R18.com »).
En 2025, Pornhub, premier site web pornographique mondial en fréquentation, est aussi le vingt-et-unième site le plus consulté dans le monde[1].
Évolution du nombre de visiteurs d'OnlyFans entre et .

La pornographie sur Internet est la pornographie accessible sur Internet via des sites web et des applications mobiles, un échange de fichiers par des réseaux peer-to-peer et des réseaux Usenet.

Même si la pornographie est disponible sur Internet chez les professionnels dès les années 1980, c'est l'explosion du nombre d'internautes grand public à partir du milieu des années 1990 et du début des années 2000, lorsque les ordinateurs personnels (et principalement Internet) se démocratisent dans les pays développés, qui mène à une très forte expansion de la pornographie sur la toile[2],[3].

Histoire et méthodes de distribution

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Débuts d'Internet

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L'ASCII porn — parfois typographié « ASCII p0rn » pour contourner la censure en utilisant le leetspeak[4] — est l'ensemble des images pornographiques en ASCII art. L'ASCII porn a été la première forme de pornographie sur Internet[5], et était déjà populaire avant l'invention du World Wide Web et se rencontrait sur les BBS autres systèmes à terminaux en mode texte accessibles par modem à accès par ligne commutée. L'ASCII porn s'échangeait également par Fidonet ou Sneakernet ou par email, telnet, usenet, etc.

Un facteur de propagation de l'ASCII porn est la compatibilité du standard du codage des caractères ASCII, qui pouvaient être affichés sur la plupart des écrans — alors que les premiers ordinateurs de bureau et terminaux informatiques étaient incapables d'afficher des images numériques — et pouvaient être imprimés sur la plupart des imprimantes. L'ASCII porn pouvait également être composé à la main, avec seulement un éditeur de texte. Avec l'avènement du World Wide Web, l'ASCII porn est tombé dans l'oubli.

Des net artistes de la fin des années 1990 sont revenus à l'ASCII porn, avec par exemple Deep ASCII, rendu en art ASCII du film Deep Throat par Vuk Ćosić de l'ASCII Art Ensemble[4].

Concentration des contenus

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En 2005, l'arrivée des vidéos en streaming sur Internet s'accompagne d'une création importante de sites pornographiques[6]. Grégory Dorcel, PDG du groupe français Dorcel, lors d'une interview s'exprime : «L’acteur économique clé n’est plus aujourd’hui le studio mais la plateforme web»[3]. L’entreprise MindGeek détient de nombreux tubes, ces plateformes agrégeant des contenus pornographiques en ligne, dont les plus connus sont Pornhub, YouPorn et RedTube. Son chiffre d’affaires annuel avoisinerait les 800 millions d’euros selon certaines estimations publiées dans la presse. Le groupe Dorcel a ainsi estimé la ventilation du chiffre d’affaires mondial de la pornographie :

  • 2 milliards de dollars pour les tubes (type Pornhub, Xhamster, Xvideos…) ;
  • 1,5 milliard de dollars pour la live cam ;
  • 2 milliards de dollars pour la production traditionnelle (Studios Canal +, Groupe Dorcel…) ;
  • 2 milliards de dollars pour les plateformes de création de contenus (type OnlyFans)[3].

Rapidement, ces sites proposent une catégorisation des pratiques sexuelles, permettant aux utilisateurs de filtrer leurs recherches en fonction de leur attente ou de leur désir. En 2023, l’utilisateur pouvait ainsi avoir accès à des vidéos mainstream comme à des vidéos illégales, sur les 4 plateformes porno les plus visitées (Pornhub, Xhamster, Xvideos, XNXX) il peut voir :

  • 1 404 276 vidéos de violences sexuelles
  • 1 573 109 vidéos racistes
  • 789 282 vidéos d'inceste
  • 1 595 593 vidéos pédocriminelles

Soit 5 362 260 vidéos hors la loi en France et en libre accès[3],[7]. La modération du contenue est rendu difficile par la possibilité des utilisateurs de migrer vers des plateforme moins régulés. Ainsi l'efficacité des lois et des contraintes imposées aux plateformes sont dépendantes de la collaboration d'une multitude d'acteurs[8].

La journaliste Marie Maurisse, dans son enquête sur la banalisation du X[9] exprime ainsi le changement qui eut lieu : « Par le passé, de grosses entreprises faisaient leur travail de manière classique, comme de grandes productions de cinéma. Le secteur était concentré entre les mains de quelques groupes. De ce fait, le milieu était assez lucratif. Les consommateurs payaient les films qu’ils achetaient ou louaient. C’était assez cher. Les personnes qui travaillaient dans le milieu bénéficiaient de conditions de vie relativement bonnes. On pouvait gagner de l’argent. Les abus existaient mais ils étaient, selon moi, assez encadrés et limités. En outre, les acteurs et actrices étaient plus connus et moins nombreux. »

Distributions

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En , 49 % de la population adulte du Royaume-Uni avait visité un site pornographique, soit 26 millions de visiteurs uniques, un peu moins qu’Instagram mais un peu plus que Twitter[10].

En 2024 et selon les statistiques issues de la réglementation DSA, 59 % de la population espagnole totale consultent chaque mois l'un des trois plus gros sites mondiaux[11].

En 2017, 78 % du trafic féminin ont entre 18 et 34 ans[12].

En 2021, près d’un millier de sites pornographiques sont accessibles depuis la France, dont environ un quart affiche une audience de plus 80 000 visiteurs uniques par mois. Les Français effectuent chaque mois un total de plus de 650 millions de visites sur l’ensemble des sites pornographiques accessibles dans le monde[3].

En 2021, 36% des internautes français s’y rendent chaque mois, dont 12% de mineurs répartis sur 2 030 000 de garçons et 270 00 filles[3]. L’âge moyen de la première exposition à la pornographie est à 10 ans. 20% des garçons de 10-11 ans en consomment au moins une fois par mois, 51% des garçons de 12-13 ans, 59% des garçons de 14-15 ans, 65% des garçons de 16-17 ans et 55% des hommes adultes[7]. En 2023, 82% des accès à la pornographie en ligne se font au moyen d’un téléphone[7].

Photos et vidéos

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Les sites de diffusion de contenu vidéo relaient des vidéos tournées par des amateurs ou des professionnels, vidéos soumises à une modération a priori par des équipes spécialisées[13]. Selon l’enquête du New York Times « The Children of Pornhub », on trouve sur le site Pornhub de nombreuses vidéos de viols, des viols d’enfants, des viols de femmes sédatées et des vidéos de revenge porn[14].

Pancarte « Lesbians are not a PornHub category! » (« Les lesbiennes ne sont pas une catégorie Pornhub ! »).

En 2022, le Haut Conseil à l'Égalité a réalisé des tests en procédant à des signalements auprès de Pharos, dont la mission est de lutter contre les contenus illicites sur internet. Exemples de titres des 35 vidéos signalées par le HCE entre le 2 et le  : « écolière se fait sodomiser », « Papa baise moi », « Deux filles se réveillent avec de la pisse au visage », « Une rousse se fait électrocuter, torturer et baiser », « Beurette en chaleur calmée avec la ceinture », « Ils lui ont fait boire leur pisse après avoir été baisée grossièrement dans le cul ». Aucun des signalements fait à Pharos sur ces contenus n’a été suivi d’effet. Concernant la lutte contre la haine en ligne, ni l’Arcom, ni le Pôle national de lutte contre la haine en ligne n’incluent les sites pornographiques dans leur périmètre[7].

D’après la Commissaire européenne Ylva Johansson, entre 2011 et 2021, le nombre d’images pédopornographiques en ligne a augmenté de +6000% dont 60% sont hébergés sur des serveurs situés en Europe[15]. En 2023, le NCMEC a transmis à l'Office mineurs (OFMIN) 318 000 signalements de contenus pédocriminels échangés en ligne en France[16]. D’après une enquête menée par l’association finlandaise Suojellaan Lapsia (Protect Children), les utilisateurs visionnent des contenus pédopornographiques facilement sur internet puis les partagent sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie populaires. Ainsi, 32 % ont utilisé dont Instagram (29 %), X/Twitter (26 %), mais aussi Discord et TikTok. Parmi les applications de messagerie, on retrouve Telegram (46 %) et WhatsApp (37 %). Rendant difficile la détection et suppression de ces contenus[16]. Entre 2021 et 2022, l'Internet Watch Foundation a constaté une augmentation de 60 % des images et des vidéos à caractère sexuel impliquant des enfants âgés de 7 à 10 ans[16],[17]. En l’espace de 9 mois, l’IWF a entre autres constaté sur un seul forum, l’ajout de 3 500 nouvelles images pédopornographiques générée par IA[18].

Des photos et des vidéos pornographiques sont aussi diffusées sur des plateformes web et mobiles telles qu'Onlyfans et Mym. Les sites de caming jouent un rôle central dans le proxénétisme des mineurs qui a explosé ces dernières années, dont les affaires judiciaires sont passées de 21 en 2015 à 192 affaires en 2022[7]. Ces plateformes sont devenues des espaces de recrutement, aussi bien pour les producteurs de films pornographiques que pour les proxénètes. Les mêmes techniques de rabattage sont d’ailleurs utilisées en proxénétisme et dans la pornographie : mise en confiance par la manipulation «love boy», promesses de fortune, emprise et viol visant à casser les capacités de réaction et de résistance (choc traumatique qui sature le fonctionnement du cerveau et entraîne une décorporalisation extrême)[19]. Les abus de faiblesse peuvent devenir constants[20],[7].

Une camgirl à un stand du salon Exxxotica (en) NJ 2010.

Une camgirl (mot prononcé en français [kam.gœʁl] Écouter) ou cam-girl est une femme, souvent jeune (voire une jeune fille pubère) qui expose son corps et se masturbe en direct sur Internet (sur une plateforme de sexcam), par le biais d'une webcam, pour gagner des pourboires et des cadeaux[21]. C'est une forme de marchandisation du corps dans l’objectif de la satisfaction sexuelle du spectateur, très proche de la prostitution, à la seule différence qu'il n'y a pas de contact physique avec le client[22]. L'équivalent masculin est un camboy, aussi orthographié cam-boy[21].

Les camgirls sont parfois nommées camwhores[23],[24] de façon insultante ou dans le contexte de proxénétisme, assez fréquent[25],[26].

L'activité de camgirl et de camboy apparaît au début des années 2010 avec l'essor conjoint du streaming vidéo et de la pornographie sur Internet. L'hypersexualisation des jeunes, en particulier des jeunes filles, et l'acquisition d'outils connectés non surveillés favorisent également la popularité de cette pratique chez les jeunes[22]. Elle connaît depuis un succès impressionnant, avec des plateformes comme CAM4 (2007-), Chaturbate (2011-) et Stripchat (2016-) qui figurent dans la liste des sites web les plus visités.

Autres formes

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Statut légal

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En France, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) est chargée de faire respecter l'interdiction d'accès aux mineurs[27].

Pornographie et protection des mineurs

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Consommation des adolescents

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Boystown et Childs Play, deux sites web pédopornographiques.
 
Boystown et Childs Play, deux sites web pédopornographiques.
Boystown et Childs Play, deux sites web pédopornographiques.

L'arrivée dans les foyers de la connexion internet à haut débit au début des années 2000 et le développement des smartphones ont facilité l'accès à internet : 97 % des adolescents ont une présence régulière en ligne[28]. Cette aisance de connectivité, à défaut de contrôle parental efficace, engendre une exposition à du contenu pornographique[29] à un très jeune âge. Un rapport de l'Assemblée Nationale révèle qu'en 2005 trois-quarts des garçons de 9 ans ont déjà vu un film pornographique [30]. En 2007, une étude américaine révèle que 47 % des adolescents américains (garçons et filles) ont visionné des images à caractères pornographiques en ligne, de manière consentie ou non[31]. En 2017, l'IFOP publie une étude sur la consommation de pornographie des adolescents français : 63 % des garçons et 37 % des filles interrogés déclarent avoir « surfé sur un site pour y voir des films ou des images pornographiques[32] ». L'IFOP rapporte également que le smartphone est le support de visionnage le plus utilisé devant l'ordinateur portable, l'ordinateur de bureau et enfin la tablette tactile[32].

En , l'agence française régulatrice des télécommunications (ARCOM) publie une enquête indiquant que chaque mois, approximativement 40 % des enfants vont sur des sites pornographiques[33].

L’exposition des enfants et des adolescents à la pornographie soulève aujourd’hui des enjeux majeurs de santé mentale et de prévention de la violence[34]. Les recherches montrent que les mécanismes cérébraux impliqués dans la consommation régulière de contenus sexuels explicites sont similaires à ceux observés dans des formes d’addiction[35],[36], notons toutefois qu'il n'y a pas de consensus scientifique qui permette de définir que l'addiction à la pornographie existe. L'exposition précoce à la pornographie pourrait conduire à des comportements sexuel violents [37].

Les analyses de Christophe Molmy, commissaire général et chef de la Brigade de protection des mineurs, révèlent l’implication directe des plateformes pornographiques — notamment OnlyFans — dans la recrudescence du proxénétisme des mineures. Selon lui, l’hypersexualisation médiatique et la banalisation de la pornographie « poussent de nombreuses gamines à se porter volontaires et à tomber dans le piège »[7], plusieurs articles ont documenté l'enfer vécu par les jeunes filles manipulées sur les réseaux par des proxénètes/producteurs de films pornographiques[38],[39],[40].

En France 2,3 millions de mineurs consomment de la pornographie au moins une fois par mois, 2 030 000 garçons et 270 000 filles. Ces chiffres traduisent une imprégnation massive et précoce[7].

La vérification d'âge est une solution technique proposée par différents États pour gérer cet enjeux de santé publique. Pourtant son efficacité n'est pas démontré et ses impacts sur la vie privé sont considérable. Des chercheurs mettent en avant des solutions sociales comme l'éducation à la sexualité[41].

Encadrement législatif

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Chaîne Telegram bloquée pour diffusion de pornographie.

Union européenne

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Le Règlement sur les services numériques (DSA, pour Digital service act) est adopté en 2022 et appliqué dès pour les grandes plateformes, puis le pour l'ensemble d'Internet[42].

Le , une enquête est ouverte par la Commission européenne à l'encontre de 4 sites web pornographiques, Pornhub, Stripchat, XNXX et XVideos, pour ne pas avoir mis en place de moyen appropriés pour s'assurer que les personnes qui les visitent sont majeures. Ils encourent une amende d'un montant allant jusqu'à 6 % de leur chiffre d'affaires mondial, et dans le cas de récidive une interdiction en Union européenne[33].

En France, la majorité gouvernementale sous le premier quinquennat présidentiel d'Emmanuel Macron a, à plusieurs reprises, énoncé le souhait de mieux contrôler l'accès des sites pornographiques aux mineurs. Emmanuel Macron s'est plusieurs fois exprimé sur le sujet, évoquant que « nous ne pouvons pas […] fermer les yeux sur l'influence que peut exercer sur de jeunes esprits, un genre qui fait de la sexualité un théâtre d'humiliation et de violences faites à des femmes qui passent pour consentantes »[43]. Jusqu'à présent, un simple bandeau d'avertissement (appelé aussi « disclaimer ») invite l'utilisateur a déclarer sur l'honneur qu'il présente l'âge requis l'autorisant à accéder au contenu pour adultes[44]. En , Cédric O, secrétaire d’État chargé du numérique, précise les réflexions du gouvernement, évoquant un renforcement et une généralisation d'un contrôle parental[45]. Le même mois, différents acteurs du numériques, comprenant les FAI et des opérateurs, signent une charte d'engagement dans le but de protéger les mineurs des contenus pour adultes[46].

Le milieu pornographique réagit également de son côté, avec la publication en d'une charte de déontologie[47],[48]. Initiée par la société Marc Dorcel, elle est rédigée par l'ancienne actrice pornographique Liza del Sierra, le sociologue Alexandre Duclos et l'avocat Matthieu Cordelier[49]. 18 recommandations sont ainsi proposées, parmi lesquelles le respect de l'hygiène et de la sécurité au moment des tournages, la description des pratiques et des scènes attendues lors de la signature du contrat ainsi que l'annonce de la rémunération[50].

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) demande une restriction d'accès pour les mineurs de 18 ans[51]. Devenu l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), l'organisme a attaqué en justice huit des plus gros sites pornographiques mondiaux en 2023.

États-Unis

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Une loi fédérale visant à réglementer le contenu pornographique d'Internet, le Communications Decency Act, a été annulée par la Cour Suprême en 1996.

La pornographie est interdite depuis 1998 en Ukraine. En 2023, des députés proposent une loi qui pourrait dépénaliser la pornographie[52].

Filtres et logiciels de contrôle parental

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Le contrôle parental est un système intégré à des appareils électroniques (ordinateur, smartphone, console de jeux vidéo, télévision) permettant de limiter l'accès à certains sites internet jugés douteux ou de limiter la durée d'usage d'un appareil. Il est généralement utilisé par les parents afin d'éviter que leurs enfants n'aient accès à certains contenus jugés inappropriés pour leur âge, telle que la pornographie[réf. nécessaire].

Impact social

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Le principal modèle économique des plateformes pornographiques repose sur la génération de clics massifs et la vente d'espaces publicitaires. Les plateformes utilisent des algorithmes qui favorisent l'addiction et l'escalade de la violence[34]. L'analyse de leurs structures financières, souvent réparties entre plusieurs paradis fiscaux, révèle des flux monétaires opaques faisant partie intégrante de leur fonctionnement.

Les plateformes de diffusion comme Pornhub ou XHamster proposent à leur public la possibilité de créer un profil personnalisé, permettant à l'utilisateur de liker une vidéo, de la partager ou de la commenter, voire de la télécharger. Rendant ainsi impossible la suppression intégrale des vidéos à caractère illégal ou le droit à l’oubli[3],[7],[9]. Les plateformes ont contribué à une forme de normalisation de la pornographie. Le fait d'avoir accès à du contenue explicite dans un cadre privé et anonyme changerai le rapport des individus à ces contenues, ce qui permettrai d'expliquer le développement de la pornographie amateur [6] et augmenterais la consommation problématique de pornographie[53].


Avec l'explosion de la pornographie sur internet, la prostitution s'est répandue sur le web : sur les applications de rencontre, les réseaux sociaux comme Instagram et TikTok, les plateformes pornographiques, les plateformes de caming comme Onlyfans et Mym ou les "sex shows" par webcams, pouvant concerner des viols sur mineurs et des viols incestueux[54],[55]. La pornographie sur internet et les réseaux sociaux jouent un rôle central dans le proxénétisme et la prostitution des mineurs. À titre d'exemple, en France le nombre d'affaires judiciaires concernant la prostitution de mineurs sur internet a été multiplié par 9 entre 2015 et 2022[7].

Bibliographie

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  • Ovidie, À un clic du pire : la protection des mineurs à l'épreuve d'Internet, Paris, Éditions Anne Carrière, , 124 p. (ISBN 978-2-8433-7877-5)
  • Lionel Renaud (dir. Fabrice Montebello), Le spectacle du sexe : l’évolution de la consommation du film pornographique des années 1990 à nos jours et ses enjeux esthétiques et sociaux, Université de Lorraine (thèse de doctorat en étude de cinéma), 2019, 447 p. [lire en ligne]

Articles connexes

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Références

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