Noubheteptikherd
| Noubheteptikherd | ||||||
Complexe pyramidal d'Amenemhat III ; la tombe de Noubheteptikherd est sur la droite | ||||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||||
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| Transcription | Nbw-ḥtp.tj-ẖrd | |||||
| Période | Deuxième Période intermédiaire | |||||
| Dynastie | XIIIe dynastie | |||||
| Famille | ||||||
| Père | Aoutibrê Hor ? | |||||
| Mère | Noubhetepti ? | |||||
| Sépulture | ||||||
| Type | tombeau | |||||
| Emplacement | Dahchour | |||||
| Date de découverte | 1894 | |||||
| Découvreur | Jacques de Morgan | |||||
| Objets | coffret à vases canopes, un diadème, un uræus, une tête de vautour, un collier, des bracelets, un poignard, un flabellum et des sceptres | |||||
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Noubheteptikherd est une princesse égyptienne de la XIIIe dynastie, fille probable d'Aoutibrê Hor.
Attestations
[modifier | modifier le code]Noubheteptikherd n'a pour l'instant pas été attestée de manière certaine en dehors de sa sépulture, découverte en 1894 par Jacques de Morgan, entre les enceintes extérieure et intérieure au nord de la pyramide d'Amenemhat III à Dahchour, à côté de la sépulture du roi Aoutibrê Hor de la XIIIe dynastie[1].
Deux éléments pourraient lui appartenir[2] :
- un scarabée, conservé au Musée d'Israël (76.31.72), au nom de la « fille du roi » Noubhetepti,
- un bâton magique, acheté à Louxor en 1930 et conservé au Musées royaux d'Art et d'Histoire de Belgique (E.06361), au nom de l'« iryt-pât et fille du roi » Noub...ti.
Famille
[modifier | modifier le code]La proximité de la tombe avec celle d'Hor et la disposition similaire des sépultures semblent montrer que la princesse est une fille du roi Hor[3],[4],[2]. De manière plus marginale, Miroslav Verner considère que la princesse était la fille du roi Amenemhat III[5].
Le nom de la mère de la princesse est l'objet d'un débat :
- Kim Ryholt, par homonymie entre la princesse et une reine nommée Noubhetepti (khered signifie « l'enfant » ou « la jeune ») et portant les titres d'« épouse du roi, mère du roi » (Ryholt distingue une seconde reine Noubhetepti, à la fois « grande épouse royale » et « Celle qui est unie à la couronne blanche », titre qui permet de la dater de la seconde moitié de la dynatie), fait d'elle la mère de la princesse[6],
- Julien Siesse réfute cette hypothèse cat il ne considère qu'une seule reine nommée Noubhetepti qu'il date de la seconde moitié de la dynatie ; il considère donc qu'on ne connaît pas le nom de la mère de la princesse[7].
Sépulture
[modifier | modifier le code]Au nord de la pyramide d'Amenemhat III se trouve une série de dix tombeaux à puits destinés aux membres de la famille royale. Tandis que le roi Aoutibrê Hor occupe la tombe 1 (la plus à l'est), Noubheteptikherd repose dans la tombe 2 (la seconde la plus à l'est). Sa sépulture fut découverte au bout d'un long couloir. Elle se composait de deux chambres superposées. La chambre inférieure contenait le cercueil et le coffre canope de la princesse. Dans la chambre supérieure, au-dessus de la chambre funéraire, se trouvaient des objets funéraires, dont huit vases en céramique, une boîte contenant des pots à onguents, une longue caisse contenant huit flèches de bois, des sceptres et un miroir.
Cercueils en bois et coffre canope
[modifier | modifier le code]Le corps de Noubheteptikherd fut placé dans un cercueil en bois, décoré de feuilles d'or inscrites. Dans le cercueil furent découverts les restes d'un cercueil intérieur, en forme de momie et doré. Le coffre canope en bois, couvert d'inscriptions, était également orné de feuilles d'or et contenait quatre vases canopes en albâtre.
Corps
[modifier | modifier le code]Le corps de Noubheteptikherd était orné d'un diadème, un uræus, une tête de vautour, un collier, des bracelets, un poignard, un flabellum et des sceptres.
Dans une première crypte on a trouvé huit vases, une longue caisse contenant huit flèches de bois, des sceptres et un miroir
- Momie de la princesse
- Collier large
- Contrepoids de son collier large
- Fléau
- Bracelets
- Perles d'or
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ de Morgan 1895, p. 107–115.
- 1 2 Siesse 2019, p. 132.
- ↑ Ryholt 1997, p. 217.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 111.
- ↑ Verner 1997.
- ↑ Ryholt 1997, p. 218.
- ↑ Siesse 2019, p. 132-133.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3) ;
- Jacques de Morgan, Fouilles à Dahchour, Mars-Juin 1894, Vienne, (lire en ligne), p. 107–115 ;
- (en) Miroslav Verner, The Pyramids: The Mystery, Culture, and Science of Egypt's Great Monuments, Grove Press, (ISBN 0-8021-3935-3) ;
- (en) Kim Steven Bardrum Ryholt, « The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period », Carsten Niebuhr Institute Publications, Copenhague, Museum Tusculanum Press, vol. 20, (ISBN 978-8772894218) ;
- Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674).
