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Mustela kathiah

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Cataquil, Belette à ventre jaune

Mustela kathiah
Description de cette image, également commentée ci-après
Une cataquil à Shillong, État de Meghalaya, en Inde.
Classification
Règne Animalia
Sous-règne Bilateria
Infra-règne Deuterostomia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Infra-embr. Gnathostomata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Mustelidae
Sous-famille Mustelinae
Genre Mustela

Espèce

Mustela kathiah
Hodgson, 1835[1]

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe III de la CITES Annexe III, Rév. du 16/03/1989
(Inde)

Répartition géographique

Description de l'image Yellow-bellied Weasel area.png.

Synonymes

La Cataquil (Mustela kathiah), également connue sous le nom de Belette à ventre jaune, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Mustelidés. Cette espèce, proche parente des hermines, est connue pour sa capacité à terrasser des chèvres et des moutons malgré sa petite taille. Elle est classée LC (préoccupation mineure) sur la liste rouge de l'UICN.

Dénominations

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L'espèce Mustela kathiah a été formellement décrite en 1835 par le naturaliste britannique Brian Houghton Hodgson, alors résident à Katmandou. Dans sa description originale, Hodgson rapporte que ce petit mustélidé, qu'il nomme alors « Putorices Káthiah », est originaire du Kachar, une région montagneuse située dans le Nord du Népal. Il souligne également que l'animal est particulièrement apprécié par les populations locales pour son efficacité à chasser les rats des habitations, et qu'il est parfois dressé par les notables fortunés pour attaquer des proies bien plus grandes que lui, telles que des volailles ou des chèvres, en raison de sa vivacité et de son courage[7].

L’espèce a du un certain nombre de synonymes, mais la seule entité sous-spécifique valide actuellement autre que la sous-espèce type selon ITIS (24 mai 2026)[8] est M. k. caporiaccoi par de Beaux en 1933. Mais elle ne diffèrent pas beaucoup l’unes de l’autre[9].

Sur le plan phylogénétique, la cataquill fait partie d’un branche distincte entre celle des hermines et des espèces du sous-genre Pocockictis[10].

Phylogénie

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Cladogramme des espèces actuelles du genre Mustela d'après Totikov et al. (2025)[10] :

Genre Mustela

Clade Indo-malais (Pocockictis)

Mustela strigidorsa (Belette à dos rayé)



Mustela nudipes (Belette à pieds nus)





Mustela lutreolina (Belette d'Indonésie)




Mustela kathiah (Belette à ventre jaune)




Groupe des Hermines

Mustela erminea (Hermine d'Eurasie)



Mustela richardsonii (Hermine d'Amérique)



Mustela haidarum (Hermine des Haïdas)




Mustela russelliana (aistoodonnivalis)




Groupe des « belettes »

Mustela altaica (Belette des montagnes)




Mustela nivalis (Petite belette)




Mustela subpalmata (Belette subpalmée)



Mustela mopbie







Groupe des « Visons » et « Putois »

Groupe Kolonokus

Mustela sibirica (Kolonok)



Mustela itatsi (Itatsi)




Groupe Lutreola

Mustela lutreola (Vison d'Europe)





Groupe Putois (Putorius)

Mustela nigripes (Putois à pieds noirs)




Mustela eversmanii (Putois d'Eversmann)




Mustela putorius (Putois d'Europe)



Mustela furo (Furet)











Description

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cataquil à Nainital, État d’Uttarakhand, en Inde.

La cataquil est un mustélidé d’une taille tout à fait honorable, avec un corps allant d’une longueur de 25 à 27 cm une queue allant de 12 à 15 cm. Pour un poids d’environ 1,5 kg[11]. Le poil est d’une teinte générale d’un brun sombre avec des reflets noirs. C’est la partie inférieure, c’est-à-dire de la lèvre inférieure, descendant jusque sous la queue qui est d’une teinte jaune dorée[12]. La plante des pieds est nue sur les pattes postérieures[11].

Distribution et habitat

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La cataquil habite les régions les plus méridionales du continent asiatique : on trouve l’espèce dans des pays comme le Bhoutan, la Birmanie, la Chine, l’Inde, le Laos, le Népal, le Pakistan, la Thaïlande et le Vietnam. L’espèce est inféodé aux habitats forestiers à des altitudes entre 1 000 et 2 000 m, mais tend à descendre vers des altitudes plus basses jusqu’à 1,000 m en hiver [13].

Écologie et comportement

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Chasse et alimentation

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Comme tout les mustélidés de cette taille, le cataquil tend à se nourrir d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux, de petits mammifères, comme des rongeurs, duquel elle est spécifiquement détenue en captivité au Népal.

Mais le fait qui l’a rendue notable étant sa capacité à chasser et tuer des animaux bien plus grand qu’elle : de gros oiseaux comme des oies, mais aussi des ongulés comme des chèvres et des moutons. Pour ce faire, le petit carnassier escalade la queue ou les pattes de leur proies et s’accroche fermement à leur cou tout en leur infligent une morsure fatale à la carotide, causant une hémorragie épuisant la proie jusqu’à ce que mort s’en suive[12].

Reproduction et cycle de vie

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On sait peu de choses sur le comportement reproducteur de la cataquil. Le nid est construit dans un trou dans le sol, sous des rochers ou des morceaux de bois. il est supposé que le comportement de reproduction est similaire à celui des hermines, à la fin du printemps ou au début de l'été, suivi d’une implantation différée au printemps suivant. Les femelles portent leur futurs petits pendant dix mois, mais de grandissent que pendant un seul, et les naissances ont lieu en avril et en mai. Les portées peuvent contenir entre 3 et 18 petits. Si les femelles deviennent sexuellement matures dès l’été, les mâle doivent attendre le printemps prochain[11].

La Cataquil et l’Homme

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Au Népal, la Cataquil était considérée comme un atout précieux pour ceux qui les possède, pour son efficacité à chasser les rongeurs. Les personnes fortunés s’amusaient à utiliser l’animal pour attaquer des cibles plus grosses[12].

À l'instar de nombreuses autres petits Mustélidés forestiers, la cataquil ne semble pas faire face à des menaces majeures pesant sur la survie de son espèce. L'impact de la dégradation et de la fragmentation actuelles de son habitat ne s'avère pas particulièrement négatif, l'animal étant régulièrement observé dans des zones pourtant altérées. De plus, bien qu’elle soit massivement chassée en représailles à la prédation des volailles, rien ne montre que l’espèce est en danger. La cataquil évite aisément les pièges posés par l’Homme. Ce qui en font le carnivore le plus commun dans la plupart des lieux où les autres sont rares à cause de l’activité humaine[14]. Néanmoins cela n’empêche pas l’espèce de faire l’objet d’une protection auprès de la CITES par l’Inde[15].

Notes et références

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  1. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 9 novembre 2017.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 ASM Mammal Diversity Database, consulté le 24 mai 2026.
  3. ASM Mammal Diversity Database, consulté le 25 mai 2026.
  4. CITES, consulté le 24 mai 2026.
  5. UICN, consulté le 24 mai 2026.
  6. « Liste des mammifères pour l'application du Règlement sur les animaux en captivité ou du Règlement sur les permis de garde d'animaux en captivité », sur Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (consulté le )
  7. (en) B. H. Hodgson, The journal of the Asiatic Society of Bengal, vol. 4, Calcutta, Bishop's College Press, (lire en ligne), chap. 48 Description of the little Musteline animal, denominated Kithiah Nyúl in the Catalogue of the Nepálese Mammalia »), p. 702-704.
  8. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 24 mai 2026.
  9. (it) Oscar de Beaux, Spedizione Italiana de Filippi nell'Himàlaia, Caracorùm e Turchestàn Cinese (1913-1914). Serie II: Resultati Geologici e Geografici, vol. 74, Bologne, Zanichelli, (lire en ligne), « Mammiferi raccolti dal prof. G. Dainelli nel Caracorum », p. 65
  10. 1 2 (en) Azamat A Totikov, Andrey A Tomarovsky, Polina L Perelman, Tatiana M Bulyonkova, Natalia A Serdyukova, Aliya R Yakupova, David Mohr, Daniel W Foerster, Jose Horacio Grau Jipoulou, Violetta R Beklemisheva, Mikhail Sidorov, Ines Miranda, Liliana Farelo, Alexei V Abramov, Ksenia Krasheninnikova, Anna S Mukhacheva, Victor V Panov, Elena Balanovska, Nikolay Cherkasov, Karol Zub, Alan F Scott, Jose Melo-Ferreira, Innokentiy M Okhlopkov, Anna Zhuk, Klaus-Peter Koepfli, Alexander S Graphodatsky et Sergei Kliver, « Comparative genomics and phylogenomics of the Mustelinae lineage (Mustelidae, Carnivora) », bioRxiv, , p. 01.662473 (DOI 10.1101/2025.07.01.662473, lire en ligne)
  11. 1 2 3 Myers, P., R. Espinosa, C. S. Parr, T. Jones, G. S. Hammond, and T. A. Dewey. The Animal Diversity Web (online). Accessed at https://animaldiversity.org, consulté le 24 mai 2026.
  12. 1 2 3 Collectif, Bibliothèque universelle : revue suisse et étrangère, vol. 5, Genève et Lausanne, Bureau de la Bibliothèque universelle, (lire en ligne), « Mustela kathiah », p. 420
  13. UICN, consulté le 2026-05-25.
  14. UICN, consulté le 2026-05-26.
  15. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 26 mai 2026.

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Liens externes

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