Aller au contenu

Marcel Descour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Marcel Descour
Le colonel Descour (en képi) décorant un lieutenant Jedburgh le .
Fonctions
Gouverneur militaire de Lyon
-
Gouverneur militaire de Lyon
-
Conseiller municipal de Montbrison-sur-Lez
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marcel Marie Albert Régis DescourVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Cavalier, Dautry, Périmètre, Bayard, BarthélémyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Militaire, résistantVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Grade militaire
Conflits
Distinctions
Plaque commémorative.

Marcel Descour (également connu dans la Résistance sous les noms de guerre Cavalier[1], Dautry, Périmètre et Bayard[2]), né à Paris le et mort à Montbrison-sur-Lez (Drôme) le , est un officier général et résistant français.

La plaque du square portant son nom, dans le 6e arrondissement de Lyon.

Marcel Descour naît le dans le 7e arrondissement de Paris. Il est fils de Léopold Descour, médecin militaire[2], et d'Elisabeth Marguerite Massière[3].

Entré à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion 1918-1920 « de la Victoire »), il se forme ensuite à l’École d’application de la cavalerie[4].

Il est d'abord affecté au 3° régiment de dragons en occupation dans la Sarre, puis en 1927 au 6° régiment de cuirassiers à Trèves[4]. Il intègre l’École de Guerre en 1934[4].

Pendant la bataille de France en 1940, il commande l'escadron à cheval du 56e GRDI (groupe de reconnaissance de division d'infanterie) et se distingue au combat de Baerenkopf[4].

Il fait ensuite partie de l'armée d'armistice[4]. Très tôt il commence à mener des activités de résistance et est l'un des premiers officiers d'active à passer dans la clandestinité, le [5]. Il prend la tête de l'Organisation de résistance de l'Armée dans la région lyonnaise en 1943[6].

Il cherche inlassablement à coordonner toutes les forces de la Résistance, des fidèles du général de Gaulle à ceux du général Giraud et des Forces françaises de l’intérieur (F.F.I.). Chef d’état-major régional de l’Armée secrète (l’A.S.), il met en garde dès 1944 les responsables du maquis du Vercors contre les improvisations de la guérilla, dont les troupes allemandes tireront parti pendant leur assaut meurtrier du plateau en . Après la guerre, le colonel sera critiqué pour avoir rendu vulnérable le plateau en le verrouillant en quelque sorte. Il répliquera que nul ne pouvait imaginer « la pétaudière d’Alger, ses luttes d’influence, ses intrigues et ses arrière-pensées politiques »[7].

Marcel Descour devient gouverneur militaire de Lyon à la libération de la ville et est promu général en 1946. Il poursuit sa carrière militaire, notamment comme commandant des forces françaises d'occupation en Autriche en 1946, et plus tard commandant la 1re division blindée dans les forces d'occupation françaises en Allemagne. En 1956, il est nommé de nouveau gouverneur militaire de Lyon. En 1958, il est impliqué dans l'opération Résurrection visant à porter au pouvoir le général de Gaulle.

Il est nommé général d'armée en 1959 et quitte le service actif l'année suivante[1].

Il meurt le à Montbrison-sur-Lez (Drôme).

Vie familiale

[modifier | modifier le code]

Il épouse Marie-Louise Courbon de Saint-Genest (1900-1997) le 28 novembre 1924 à Sarrelouis (Allemagne)[3]. Le couple a plusieurs enfants[3],[8].

Leur fils aîné, Jacques, est tué face à l'ennemi dans les combats du maquis du Vercors[1],[8].

Un square portant son nom a été inauguré en 2013 à Lyon[9].

Distinctions

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b et c Page consacrée à Marcel Descour sur le site du Musée d'histoire militaire de Lyon et de sa région.
  2. a et b Biographie de Marcel Descour sur memoresist.org.
  3. a b et c Base Roglo, « Fiche Marcel Descour », sur roglo.eu (consulté le )
  4. a b c d e f et g « Notices biographiques », sur Association nationale des pionniers et combattants volontaires du maquis du Vercors (consulté le )
  5. François Cochet, Les Français en guerres de 1870 à nos jours, Perrin, 2017.
  6. (en) OBITUARY:General Marcel Descour, The Independent, le 1" mai 1995.
  7. Jacques Isnard Le Monde, 6 avril 1995
  8. a et b « DESCOUR Jacques (« La Flèche »), dit DESCOUR fils – Maitron » (consulté le )
  9. Une place inaugurée en hommage au Général Marcel Descour, Le Progrès, le 30 mai 2013.
  10. a b et c Archives de Paris, « Listes du contingent et registres matricules du recrutement (1859-1921) - Fiche Marcel Descour - classe 1919 - matricule 1353 », sur archives.paris.fr (consulté le )
  11. « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )

Liens externes

[modifier | modifier le code]