Louviers
| Louviers | |
Promenade au bord de l'Eure. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Les Andelys |
| Intercommunalité | CA Seine-Eure (siège) |
| Maire Mandat |
François-Xavier Priollaud 2026-2032 |
| Code postal | 27400 |
| Code commune | 27375 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lovériens et Lovériennes |
| Population municipale |
18 705 hab. (2023 |
| Densité | 691 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
18 604 hab. (2026) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 12′ 58″ nord, 1° 09′ 59″ est |
| Altitude | Min. 11 m Max. 149 m |
| Superficie | 27,06 km2 |
| Type | Centre urbain intermédiaire |
| Unité urbaine | Louviers (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Louviers (commune-centre) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Louviers (bureau centralisateur) |
| Législatives | 4e circonscription de l'Eure |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.ville-louviers.fr |
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Louviers est une commune française, située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
La devise de la ville, concédée par le roi Charles VII en 1441, est « Loviers le Franc »[1].
Le Louviers désignait une espèce de drap tissé serré qui était fabriqué à Louviers et qui était recherché pour l'habillement des personnes de qualité, tandis que le drap d'Elbeuf était plus ordinaire.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
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Louviers est une ville normande de l'Eure, dans la vallée de la Seine.
Elle se trouve à vol d'oiseau à 27 km au sud de Rouen, dont elle est séparée par des méandres de la Seine, 14 km au nord-ouest de Gaillon, 21 km au nord d'Évreux et 15 km au sud-est d'Elbeuf.
Louviers est la ville-centre de l'aire d'attraction de Louviers, de son unité urbaine et de son bassin de vie. Elle se trouve dans la zone d'emploi de Rouen[I 1].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 27,06 km2 ; son altitude varie de 11 à 146 mètres[4].
Hydrographie
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La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par l'Eure[5] et ses nombreux bras [6], ainsi que les ravins du Rouquis[7], de la Vacherie[8], des Fosses[9], le fossé 01 et le cours d'eau 02 et de la commune de Louviers[10], ainsi que divers petits cours d'eau[11],[Carte 1].
L'Eure est un cours d'eau naturel non navigable d'une longueur de 229 km. Appelée «Autura» à l'époque des Gaulois, elle prend sa source dans la commune de Longny les Villages en Eure-et-Loir, et se jette dans la Seine à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, après avoir traversé 91 communes[12]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Eure sont données par la station hydrologique située sur la commune de Louviers. Le débit moyen mensuel est de 24,6 m3/s[Note 3]. Le débit moyen journalier maximum est de 135 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 137 m3/s, atteint le même jour[13].
Parmi les nombreux bras répertoriés ("Histoire de Louviers" de MM. Blanluet et Chaplain), des bras majeurs sillonnent le centre de la ville :
- le bras de l'Epervier, creusé en 1516 par les mariniers
- les bras des Rhédiers et des Jonquets, desservant le port fluvial. La partie amont du bras des Rhédiers est le bras originel de l'Eure
- le bras de la Villette proche du château du même nom, rebâti sur les fondations de l'ancien édifice fortifié, le manoir de la Villette, situé au lieu-dit la Haute-Villette. Ce bras a été doublé par un canal au milieu du XIXe siècle, qui a servi de piscine pour la Fraternelle de Louviers. Ce canal a été lui-même doublé par une passe au début du XXIe siècle, permettant la remontée des poissons vers l'amont et le franchissement des kayaks.
- le bras de Saint-Jean, reliant le port des Lavandières au centre-ville au niveau de la poissonnerie.
- le bras de Saint-Taurin, visible depuis le pont de la piscine CASEO, traverse l'hôpital de Louviers.
- le bras de la Londe en référence au propriétaire de la rivière à l'époque, le Marquis de La Londe. Ce bras, ainsi que le petit bras du Polhomet, traverse l'actuel jardin des Bigards.
- Le bras de Fécamp traverse le couvent des pénitents (actuellement école de musique): c'est un des rares cas en France de couvent construit sur une rivière. Le bras longe ensuite la rue des Terneaux. Certaines habitations de cette rue ont un patio sur la rivière, visible depuis le pont de la rue des Pénitents et de la rue de la Trinité.
- le bras de Bigards, sans doute le bras principal de l'Eure, traverse l'usine Fresenius. Il était propriété de la famille Le Cordier de Bigars au début du XVe siècle ;
- le bras du Gril, parfois souterrain, rejoint les bras de Saint Taurin, des Bigards, de Fécamp et de la Londe au niveau de la Porte de l'Eau, où étaient déchargées les matières premières (bois, laine, acier...) ;
- les bras de St Germain (grand bras et petit bras), s'écoulent vers l'aval, et rejoignent l'actuel canal de la Villette en sortie de ville, au niveau de l'ancien pont de chemin de fer de la ligne d'Elbeuf.
La présence de nombreux ponts, ou de leurs vestiges, parsème les rues de la ville, en augmentant le charme.
Six plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la mare Cailloux (0 ha), la mare Courante (0,1 ha), la mare de Saint-Lubin (0,1 ha), la mare des Fiefs (0 ha), la mare du Puits (0 ha) et le plan d'eau de la commune de Louviers (2 ha)[Carte 1],[14].
- Bras du Gril.
- Île La Londe.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[17] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[18]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 710 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[15]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 719,5 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,9 °C, atteinte le [Note 4].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
17 27.01.03 |
24 28.02.1960 |
25 17.03.1961 |
29,1 30.04.25 |
33 27.05.05 |
38 18.06.22 |
40,4 19.07.22 |
40 11.08.03 |
36,9 09.09.23 |
32,7 10.10.23 |
20,6 03.11.1994 |
17,3 04.12.1961 |
40,4 2022 |
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| Maximale moyenne | 8,1 | 9,1 | 12,9 | 16 | 19,8 | 23,2 | 25,1 | 25,3 | 21,5 | 16,6 | 11,2 | 7,9 | 16,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 5,1 | 5,5 | 8,3 | 10,6 | 14,3 | 17,4 | 19,4 | 19,4 | 16 | 12,3 | 7,7 | 5 | 11,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 2,1 | 1,8 | 3,6 | 5,1 | 8,8 | 11,6 | 13,7 | 13,6 | 10,6 | 7,9 | 4,2 | 2,1 | 7,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−18,9 08.01.1985 |
−13,5 05.02.1963 |
−9,5 08.03.1971 |
−4,2 24.04.1981 |
−2,3 03.05.1981 |
1,1 05.06.1991 |
3,9 22.07.1980 |
2 18.08.1970 |
−0,1 27.09.1972 |
−5,5 30.10.1997 |
−9 24.11.1998 |
−12 31.12.1970 |
−18,9 1985 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 63,1 | 54,9 | 53,1 | 52,1 | 60,5 | 53,2 | 51,9 | 57,4 | 51,2 | 68,1 | 69,2 | 84,8 | 719,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
42,2 01.01.1941 |
32 16.02.1964 |
34,5 24.03.01 |
42,5 17.04.1964 |
41,9 21.05.14 |
42,3 20.06.1992 |
49 17.07.1972 |
40,9 23.08.1986 |
61,2 05.09.1964 |
39 14.10.1964 |
63 26.11.1961 |
34,3 18.12.1979 |
63 1961 |
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Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[23], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Louviers est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[24].
Elle fait partie de l'unité urbaine de Louviers, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[25],[I 1]. La commune fait également partie de l'aire d'attraction de Louviers, dont elle est la commune-centre[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[26],[27].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,6 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,4 %), zones urbanisées (21,5 %), terres arables (13,1 %), prairies (5,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %)[28].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[29].
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 9 515, alors qu'il était de 9 137 en 2016 et de 8 734 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 89 % étaient des résidences principales, 1,4 % des résidences secondaires et 9,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 47,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 51,3 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Louviers en 2022 en comparaison avec celle de l'Eure et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,4 %) par rapport au département (6,2 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Louviers[I 3] | Eure[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 89 | 86,1 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1,4 | 6,2 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 9,5 | 7,6 | 8 |
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]Louviers est desservie par les autoroutes A13 (échangeurs 18 et 19) et A154 (échangeurs 1, 2 et 3) et par la RN 154 (Louviers - Évreux). Les routes départementales entrantes et traversantes de la ville sont les suivantes : RD 71, RD 81, RD 108, RD 113, RD 133, RD 164, RD 313 et RD 6155.

Outre les lignes de transports interurbains du département, le réseau urbain des transports en commun de Louviers (SEMO) est organisé et financé par la communauté d'agglomération Seine-Eure et opéré par Transdev Urbain Seine-Eure (filiale du groupe Transdev). Ce réseau, restructuré en 2023, compte alors 11 lignes régulières du lundi au samedi[30],[31].
En parallèle, la ville bénéficie du réseau de Vélo en Libre Service, avec 7 stations dans Louviers intra-muros. Ce service permet de relier notamment la zone d'activité de la Fringale.
Un mode de transport original pour les écoliers de l'enseignement primaire dénommé S'CoolBus a consisté de 2017 à 2019 en l'organisation de tournées de ramassage scolaire sur des Rosalies adaptées[32].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Locos veteres au IXe siècle (annales de Saint-Bertin) ; Loviers vers 980 (charte de Richard Sans Peur) et en 962-996 (copie XIIIe siècle, Fauroux 5) ; Loveria XIe siècle Lotvers en 1025 (Fauroux 34), Lovers en 1027 (Neustria pia)[33], Lonviers et Loviers en 1195 (charte de Richard Cœur de Lion), Lowiers et Louvers en 1197 (contrat d’échange de Richard Cœur de Lion), Loverii au XIIe siècle (ch. de Guill. de Breteuil), Locvies fin du XIIe siècle (cartulaire du chap. de Rouen), Villa Locoveris en 1198 (verres gravés à Rouen, Brossard de Ruville), Locus Veris en 1208 (cartulaire de Saint-Taurin), Locoverium en 1225 (charte d’Amaury de Meulan), Louviers vers 1260 (charte de saint Louis), Louvers en 1379 (archives de l’Eure), Loviers le Franc en 1441 (lettres patentes de Charles VII), Louvyers en 1562 (lettre missive du comte de Montgommery)[34].
La forme Locos veteres « lieu ancien » ainsi que la poétique transposition Locus veris « lieu du printemps » ne sont pas à retenir[33], car elles ne correspondent pas aux formes anciennes romanes et de plus, les mots du latin classique vetus, -eris « vieux » et veris « printemps » n'existent pas dans la toponymie normande.
Albert Dauzat et Charles Rostaing, qui ne citent qu'une seule forme ancienne, Loviers, y ont vu un *Luparia « endroit hanté par les loups », du latin lupus avec le suffixe -aria qui explique les toponymes du type La Louvière et Louvières[35]. Cependant, ils excluent a priori la forme Lotvers, difficilement compatible avec cette hypothèse et négligent le fait que la terminaison -iers peut difficilement être issue de -aria, car l'évolution de la finale aurait dû se faire en -ière comme les autres noms de lieux représentant ce type toponymique.
Par contre, on peut rapprocher Louviers d'autres formations en -viers, communes au nord de la France : Reviers (Normandie), Grand-Laviers (Picardie) ou Verviers (Belgique)[33].
-viers est un élément issu du celtique uer- / uar-, thème hydronymique au sens probable d'« eau » ou de « rivière » qui a justement été utilisé comme nom de rivière (cf. la Vire, la Vière ou le Var), ainsi que dans le composé Varinna > Varenne, commun en France et le nom du peuple celtique Trévires (Trèves) « les passeurs » de trē-uer-o (cf. vieil irlandais treóir « passage ou lieu de passage d'un cours d'eau »)[36].
Le premier élément Lot- ou Loc- est sans doute prélatin mais d'analyse incertaine[33].
Par ailleurs, le nom de la ville est connu à travers une chanson traditionnelle Sur la route de Louviers[37].
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire
[modifier | modifier le code]Sur le territoire de Louviers ont été découvertes des pierres taillées de l'époque paléolithique dont quelques-unes ont été placées dans le musée de la ville, auprès de fragments d'une défense de mammouth trouvée non loin du cimetière[38]. De même, le menhir de la Basse Crémonville, le tombeau néolithique qui en était proche, des armes, vases, outils de pierre ou de bronze recueillis sur le territoire de la ville et de ses alentours témoignent de la présence humaine aux différentes époques de la préhistoire[39].
Protohistoire et Antiquité
[modifier | modifier le code]Peu d'éléments remontant à l'époque gauloise ont été retrouvés à Louviers : une sépulture celtique trouvée en 1863 contre le mur de l'église Notre-Dame, et quelques pièces de monnaie gauloises[39]. L'hypothèse d'un village fortifié gaulois a été formulée mais n'a pas été prouvée[40]. Le berceau de Louviers à l'époque gauloise fut probablement sur la colline du Châtel[41].
Le Louviers gallo-romain est en revanche mieux connu. Après la conquête romaine, Louviers semble être une agglomération secondaire située à l'emplacement du centre-ville actuel, le long d'un axe routier nord-sud parallèle à l'Eure. Elle devait être peu importante car elle ne figure pas sur l'Itinéraire d'Antonin, ni dans la table de Peutinger.
Une activité artisanale de métallurgie, continue depuis la fin de l’âge du fer, marque la limite nord de l’agglomération. Une nécropole est également identifiée dans ce secteur, rue des Pompiers et des Mûriers[42].
Moyen Âge
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Sous les Mérovingiens, Louviers eut au moins deux cimetières[41],[Note 6] mais ce n'est qu'à partir du IXe siècle que l'on peut dater certains événements historiques.
Le roi Charles II, père du futur Louis II, arrange le , les fiançailles de son fils avec une fille d'Erispoë, roi de Bretagne, qui lui concède alors le duché du Mans. Déplaisant énormément aux vassaux bretons, cet arrangement est peut-être une des raisons du mécontentement et du complot qui entraînent la mort du roi breton l'année suivante[43].
Richard Ier, duc de Normandie, cède en 965[Note 7], « les églises de Louviers et Pinterville, les pêcheries des moulins de Louviers et quarante sols de rente sur ces moulins » à l'abbaye Saint-Taurin qu'il vient de fonder à Évreux[44]. C'est la première fois, à la fin de l'époque carolingienne, qu'apparaît le nom de Louviers dans un acte officiel. Cette donation est confirmée par Richard II en 1026.
Les « moulins du roi » brûlent en 1184 puis sont reconstruits. En 1195, Richard Cœur de Lion confirme la charte de ses prédécesseurs.
En 1196, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion signent la trêve de Louviers, ratification de la paix d'Issoudun. L'année suivante en 1197, Richard Cœur de Lion remet Louviers à Gautier de Coutances l'archevêque de Rouen, afin de recevoir de ce dernier Andeli et de pouvoir édifier Château-Gaillard[45]. À partir de cette date et jusqu'à la Révolution française, les archevêques de Rouen furent comtes de Louviers[Note 8].
Au cours des premières années du XIIIe siècle est édifiée l'église Notre-Dame. Dès 1240, elle est terminée dans ses parties essentielles : chœur, nef et transept surmonté d'une tour-lanterne[46].
Jusqu'au milieu du XIVe siècle, la prospérité de la ville ne cesse de croître grâce à l'industrie drapière et il est possible que sa population dépasse alors les dix mille habitants. Témoigne de cette richesse la construction d'un manoir épiscopal[47] sur le Châtel[Note 9], de maisons de bois et de torchis mais aussi de demeures en pierre pour les maîtres drapiers et marchands riches[46].
Le , lors de la chevauchée d'Édouard III[48] puis en 1356, la ville est prise et pillée. Elle est occupée pendant quatre ans jusqu'en 1360. Le de cette année, le Prince noir prononce solennellement, au nom de son père Édouard III, la ratification du traité qui, en échange du quart du royaume de France, rend la liberté à Jean II le Bon, fait prisonnier à Poitiers[49]. En 1364, les Lovériens demandent à Charles V l'autorisation de fortifier les remparts[49],[Note 10]. De 1379 à 1385, l'église est réparée. Les voûtes de la nef sont surélevées et on érige sur le clocher une flèche de cinquante mètres qui, pendant trois siècles, sera sujet d'admiration[Note 11]. Le , le connétable de la garnison, inspectant les murailles vers minuit, trouve un guetteur endormi et, de colère, lui heurte violemment la tête contre une guérite de bois et le tue.
En 1409, les Lovériens reprennent les fortifications, négligées après les victoires de Bertrand du Guesclin contre les Anglais et entreprennent d'édifier au flanc de leur église une tour-beffroi dont le style est plus militaire que religieux[50]. En 1418, la ville est assiégée par Henri V. La lutte est farouche et la répression sans pitié. La ville capitule le au bout de vingt-six jours (quinze selon les sources anglaises). Les canonniers normands sont pendus[51] et 120 bourgeois passés au fil de l'épée et les autres n'obtiennent la vie sauve que contre le versement d'une forte rançon de (15 000 écus). Il s'ensuit une occupation de onze ans. En 1429, au mois de décembre, La Hire, compagnon de Jeanne d'Arc, reprend la ville. Les Anglais, ne pouvant accepter ce fait, investissent la ville en avec douze mille hommes. Le nouveau siège dure près de six mois. La ville capitule le après avoir perdu la plus grande partie de ses défenseurs[52]. Après avoir promis des conditions honorables aux survivants, les Anglais rasent la ville[53]. En 1440, la ville est à nouveau libérée et les habitants peuvent la reconstruire. Les Anglais tenteront une dernière fois de prendre la ville en 1441[Note 12]. Cette même année, Charles VII, par une charte datée de Lusignan, exempte les Lovériens à perpétuité de la plupart des impôts royaux, notamment la taille, le plus lourd de tous. La ville reçoit, incorporée dans ses armoiries le titre de « Loviers le Franc » et les habitants obtiennent le droit de porter la lettre L couronnée « en broderie, orfèvrerie et ainsi qu'il leur plaira ». Dans les années 1440, partent de Louviers, où Charles VII établit un temps son quartier général, de nouvelles attaques pour la plupart réussies et qui contribueront à la libération de la Normandie[54].
Au XVe siècle, l'industrie du drap dans la ville de Louviers conservait la protection de Louis XI, tout comme d'autres villes normandes[55].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]Renaissance
[modifier | modifier le code]- En 1506, le portail du midi fut aménagé en style gothique flamboyant. À peu près à la même époque, la tour-lanterne fut remaniée[56]. Sous l'autorité du cardinal d'Amboise, archevêque de Rouen et premier ministre de Louis XII, on achève les fortifications de la ville et on envisage un temps de construire un château épiscopal, finalement réalisé à Gaillon.
- En 1562, Rouen étant tombée entre les mains des protestants, le parlement de Normandie fut transféré sur l'ordre du roi Charles IX à Louviers[57]. Il y siégea du au .
- En 1591, après les victoires d'Arques et Ivry, le lieutenant d'Henri IV, le maréchal de Biron se présenta devant Louviers le et s'empara de la ville après un combat bref et violent, ce qui permit au roi de faire son entrée[58].
- En 1594, après la reddition de Rouen à Henri IV, Sully passa une nuit à Louviers à l'hôtel du Pilier-Vert[59] qui se trouvait sur la place de la Halle[60] et dont il a parlé dans ses Mémoires[61].
XVIIe et XVIIIe siècles
[modifier | modifier le code]Au XVIIe siècle, des épidémies de peste frappèrent la ville (1619, 1620, 1624, 1648, 1694) faisant de nombreuses victimes[62].
- Le , les bourgeois acceptent le principe de la fondation hospitalière du couvent saint-Louis.
- En 1620, les franchises accordées par Charles VII sont supprimées par Louis XIII.
- Entre 1643 et 1647, l'affaire des possessions de Louviers agite la ville.
- En 1681, l'administration royale installa à Louviers une manufacture[Note 13],[63] Dirigée pendant plus de cinquante ans par François Le Camus, elle redonna à la ville une certaine prospérité à son activité drapière. Mais Louviers, bien que spécialisé dans les draps de très haute qualité, se voit concurrencer par la besogneuse Elbeuf.
Au XVIIIe siècle, de nombreux fléaux naturels touchèrent la ville : de terribles hivers (1709, 1740, 1776) ; la grande tempête de 1705 ; des inondations (1740, 1776, 1784) ; de grands incendies (1782, 1783).
- En 1707, l'établissement de l'impôt du tarif, consistant en le rachat global de la taille par le produit d'autres redevances, essentiellement celles de l'octroi, théoriquement payées par tous, fut accueilli par des démonstrations de joie[64].
- En 1709, un loup enragé pénétra dans la ville, mordit quinze personnes dont cinq succombèrent[65].
- En 1785, une première usine possédant des mécaniques fut installée à Louviers, c'est-à-dire des métiers à filer le coton selon les nouvelles méthodes anglaises[65].
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]De 1789 à 1945
[modifier | modifier le code]Modérés dans leurs cahiers de doléance, royalistes constitutionnels au temps des deux premières assemblées révolutionnaires, Girondins au début de la Convention, Thermidoriens après l'exécution de Robespierre, les Lovériens firent preuve pendant la Révolution française de modération et suivirent les courants de pensée et d'action qui entraînèrent le pays[66].
Le maintien de la disette sous la Révolution et le fait qu'elle ait empiré sous le Directoire favorisa le ralliement au gouvernement fort et la constitution consulaire fut acceptée à l'unanimité des votants. Le Premier consul visita Louviers le [67]. Il y revint le avec son épouse Marie-Louise et en profita pour visiter les usines de la ville[68]. Dans les années 1820, le général Jean Le Marois, retourné à la vie civile, crée à Louviers une usine textile[69]. La ville fut occupée par les Prussiens en 1815.
Les règlements de Colbert ayant conduit les fabricants lovériens à se spécialiser dans les draps d'extrême finesse, d'une part, et la Révolution se montrant peu favorable à la confection et à la vente d'étoffes de luxe, d'autre part, il s'ensuit une crise aiguë dans l'industrie de la ville[70]. Le recours à des procédés nouveaux et l'action d'hommes énergiques dont Guillaume Petit, maire, député et historien de Louviers, permit de maintenir la qualité tout en abaissant les prix. On assista alors à une véritable renaissance de la vieille activité et à une prospérité retrouvée, prospérité qui s'est maintenue jusqu'au milieu du XXe siècle. Ce fut l'époque où Louviers compta le plus d'entreprises et d'ateliers.
Cette nouvelle prospérité se refléta dans de multiples travaux[71].
- sous la Restauration : suppression des anciens remparts, remplacés par des boulevards plantés ;

La ville était desservie, de 1872 à 1950, par la ligne de Saint-Georges-Motel à Grand-Quevilly, qui permettait de relier Rouen à Orléans.
- sous la monarchie de Juillet : création de la bibliothèque, de la caisse d'épargne[72], de la première véritable école publique de garçons[73] et restauration de Notre-Dame ;
- sous le Second Empire : ouverture et pavage des rues, amélioration des écoles, du port, des ponts, de l'éclairage ; importants travaux à l'hôtel de ville et à l'hospice ; inauguration de la gare de chemin de fer.
Les deux révolutions de 1830 et 1848 passèrent presque inaperçues à Louviers[74]. En 1870, la guerre avec la Prusse fit 16 morts, 13 blessés et 23 prisonniers[75]. La ville fut évacuée au début de puis la vie reprit son cours normal sous la Troisième République. En 1885 fut créée l'école primaire supérieure (devenue collège puis lycée). En 1899, l'électricité éclaira les rues de Louviers. Un théâtre municipal[76], un musée et diverses sociétés, savantes, sportives, musicales, mutualistes s'épanouirent avant la Première Guerre mondiale[77].
En , Louviers a terriblement souffert de bombardements liés à la bataille de France[78]. La ville compta des groupes de résistants dont plusieurs furent arrêtés et déportés. Le , les Américains puis les Britanniques libérèrent la ville après quelques bombardements. Le , Louviers reçut la visite du général de Gaulle et, le , la ville fut décorée de la croix de guerre[79].
Histoire récente
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L'après-guerre fut marquée par la reconstruction de la ville et la création de nouveaux quartiers : Saint-Lubin, Saint-Germain, la Roquette, la Côte de Paris, Saint-Jean[80].
Ville ouvrière marquée par l'héritage de Pierre Mendès France, Louviers a connu une histoire politique singulière dans la deuxième partie du XXe siècle. Une effervescence politique se traduisit par l'accès à la magistrature municipale, en , du Dr Ernest Martin, étiqueté divers gauche mais réunissant dans son sillage une extrême gauche anti-autoritaire, avec une liste autogestionnaire allant du PSU aux anarchistes. Les événements de Mai 68 eurent un retentissement particulier à Louviers, avec la mise en place d'un fonctionnement auto-gestionnaire, avec comités de quartier, politique culturelle avant-gardiste, etc.
Rémy Montagne gagna les élections municipales en 1969. Puis, en 1971, avec Édouard Thiers pendant six ans, les débats municipaux furent houleux. En , Henri Fromentin prit les rênes de la commune pour remettre en selle le programme révolutionnaire du docteur Martin[81]. Cet épisode mouvementé de la vie locale aura un retentissement national.
Dans les dernières décennies du XXe siècle, le contexte de désindustrialisation conduit à la fermeture de nombreuses industries à Louviers (filatures, piles Wonder, disques Polygram, etc.). Parallèlement s'installe de nouvelles activités, comme l'industrie pharmaceutique et les centres de logistique (plateformes de distribution spécialisée dans le domaine médical, plateformes régionales de grande distribution et, plus récemment, distribution du commerce en ligne[82]).
Politique et administration
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hôtel de la sous-préfecture.
Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]La commune, qui avait été depuis la Révolution française le chef-lieu de l'arrondissement de Louviers, se trouvait depuis sa suppression en 1926 dans l'arrondissement d'Évreux du département de l'Eure[4]. Elle fait désormais partie de l'arrondissement des Andelys[I 1].
Elle a été chef-lieu du District de Louviers entre 1790 et 1795[4].
Elle était de 1793 à 1982 le chef-lieu du canton de Louviers, année où celui-ci est scindé et la ville répartie entre les cantons de Louviers-Nord et de Louviers-Sud[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Louviers[I 1], formé des communes de l'ancien canton de Louviers-Nord (6 communes) et de la totalité de la commune de Louviers.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Eure.
Intercommunalité
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Louviers était le siège d'une première communauté d'agglomération Seine-Eure, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1997 sous le statut de communauté de communes et transformée en communauté d'agglomération en 2001.
Le nombre de communes associées au sein de cette première ntercommunalité et qui lui ont transfèré un certain nombre de leurs compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales, est porté progressivement des trois communes fondatrices (Louviers, Val-de-Reuil et Incarville) à 43 en 2019.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes Eure-Madrie-Seine pour former, le , une seconde intercommunalité qui a conservé le nom de communauté d'agglomération Seine-Eure et dont la ville est toujours le siège[I 1] et qui regroupe 60 communes.
Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Au second tour des élections municipales de 2014 dans l'Eure, la liste UMP-UDI menée par François-Xavier Priollaud obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 2 830 voix (45,83 %, 25 conseillers municipaux élus dont 13 communautaires), devançant de 183 voix celle PS-PCF-EELV menée par le maire sortant Franck Martin, qui recueille 2 647 voix (42,87 %, 7 conseillers municipaux dont 3 communautaires).
Une troisième liste, FN, menée par Ludovic Larue, obtient 697 voix (11,28 %, 1 conseiller municipal et communautaire élu) lors d'un scrutin où 42,19 % des électeurs se sont abstenus[83].
Au premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Eure, la liste MoDem-LR-UDI menée par le maire sortant François-Xavier Priollaud[84] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 344 voix (52,19 %, 26 conseillers municipaux élus dont 13 communautaires), devançant très nettement celles menées respectivement par[85] :
- Philippe Brun[86] (DVG-EÉLV-LFI-PCF-G.s-PP-PA, 819 voix, 19,23 %, 3 conseilmers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Diego Ortega[87],[88] (LRDG, 631 voix, 14,05 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Timothée Houssin[89] (RN, 318 voix, 7,08 %, 1 conseiller municipal élu) ;
- Hacen Mohammedi[90] (DVG, 241 voix, 5,36 %, 1 conseiller municipal élu) ;
- Romain Fessard[91] (LREM, 138 voix, 3,07 %, pas d'élus).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 38,86 % des électeurs se sont abstenus.
Au second tour des élections municipales de 2026 dans l'Eure, la liste MoDem menée par le maire sortant François-Xavier Priollaud[92] obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 3 052 voix (46,79 %, 25 conseillers municipaux élus dont 12 communautaires), devançant de 110 voix celle PS-PCF-LÉ-PA-LRDG menée par Philippe Brun[93],[92], qui recueille 2 942 voix (45,10 %, 7 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires)
La troisième liste, RN-UDR menée par Patrice Pauper[94], a obtenu 529 voix (8,11 %, 1 conseiller municipal élu), lors d'un scrutin où 45,70 % des électeurs se sont abstenus[95].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Jumelages
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San Vito dei Normanni (Italie) : une partie de l'ancienne rue Auguste-Fromentin porte le nom de cette commune ;
Weymouth-Portland (Angleterre) ;
Holzwickede (Allemagne).
Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Espaces publics
[modifier | modifier le code]En 2017, la commune a été labellisée « 3 fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[115].
La ville compte plusieurs parcs et jardins :
- Square Albert-1er, où se trouve le monument aux morts de 1792 à 1870[116] dû au sculpteur Raoul Verlet.
- Jardin public Aristide-Briand, dont le kiosque a été reconstruit en 2019.
- Jardin de Bigards, jouxtant l'hôtel du même nom du XVIIIe siècle[117] du 34 rue du Quai.
- Jardins de la Villa Calderón.
Équipements culturels
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Le musée de Louviers est situé sur la place Ernest-Thorel.
La ville compte plusieurs centres culturels :
- Le Moulin[118], 4 bis, rue des Anciens-Combattants-d'Afrique-du-Nord (installée en 1978).
- La Scène 5, théâtre baptisé en .
- La Maison du Jeu, attenante au Moulin.
- La Gare aux Musiques est installée en 2000 dans l'ancienne gare ferroviaire de Louviers.
- Médiathèque Boris-Vian.
- École de musique et de théâtre Maurice-Duruflé (implantée au sein de l'ancien couvent des Pénitents).
Le cinéma Grand Forum, complexe de cinéma numérique offrant des images en relief, se trouve boulevard de Crosne.
Équipements sportifs
[modifier | modifier le code]- Centre aquatique Caséo (réalisation neuve, ouverte fin ), située rue du Canal et qui accueille le club de l'"Entente Natation Louviers"..
- Patinoire intercommunale Glacéo (réalisation neuve, ouverte en ).
- Maison des sports et des associations Thomas Pesquet (réalisation neuve, ouverte en ).
- Le Kolysé, 22 avenue François-Mitterrand ; l'établissement comporte aussi un bowling.
Démographie
[modifier | modifier le code]Évolution démographique
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[119],[Note 15].
En 2023, la commune comptait 18 705 habitants[Note 16], en évolution de +0,31 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
- la population de l'aire d'attraction de Louviers est de 65 214 habitants en 2023.
- la population de l'unité urbaine de Louviers est de 39 866 habitants en 2023.
Pyramide des âges
[modifier | modifier le code]La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,1 % la même année, alors qu'il est de 25,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 8 620 hommes pour 9 728 femmes, soit un taux de 53,02 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,26 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Cultes
[modifier | modifier le code]Les fidèles catholiques sont rattachés à la paroisse Père Laval - Louviers - Boucle de Seine, qui relève du Diocèse d'Évreux. Elle est l'affectataire de l'église Notre-Dame.
Les Témoins de Jéhovah sont organisés au sein du Béthel de Louviers.
Économie
[modifier | modifier le code]Des implantations wisigothiques du VIIIe siècle ont été découvertes grâce à l'archéologie préventive en centre-ville et au bord de l'Eure. L'habitat est donc fort ancien du fait de ses fortifications naturelles consistant en sept bras de l'Eure, le plus étroit de ceux-ci mesurant moins d'un mètre.
Jusqu'au XVIIIe siècle, ce sont les tanneurs qui font la richesse de la ville. Les greniers aérés par des ouvertures en anse de paniers témoignent de cette activité dans nombre de maisons. En parallèle, la culture du lin, fréquente dans la région, conduit à une architecture particulière : celles des ateliers familiaux de tissage de la batiste. Pour faire entrer le métier, les maisons peuvent avoir des plafonds de plus de quatre mètres de haut.
À partir du XVIIIe siècle, avec l'importation de la laine des moutons d'Angleterre, c'est le tissage du drap de laine (draps royaux) qui enrichit la ville[123]. La plus ancienne usine (établissement industriel se différenciant des ateliers familiaux) a laissé une friche en centre-ville restaurée en bourse du travail[Où ?].
Dans la deuxième partie du XXe siècle, Louviers est surnommée capitale du microsillon avec la présence de l'usine de fabrication des disques Philips[124], inaugurée en 1957[125].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Le patrimoine bâti lovérien a fortement souffert des destructions de la Seconde Guerre mondiale. Malgré tout, certaines maisons ont subsisté, notamment un hôtel particulier[Où ?] du XVIIIe siècle où Napoléon III a passé quelque temps.
Patrimoine religieux
[modifier | modifier le code]- Église Notre-Dame du XIe au XIIIe siècle, classée monument historique en 1846[126].
- Ancien couvent des Pénitents : ruines d'un couvent franciscain puis dominicain, le seul cloître sur l'eau d'Europe, inscrit au titre des monuments historiques en 1994[127]. Le couvent possédait le prieuré de Saint-Barbe au Mesnil-Jourdain[128].
- Prieuré Saint-Lubin de l'Épine (ancien), du XVIe siècle, inscrit au titre des monuments historiques en 1935[129],[130],[131].
- Église Saint-Germain, du XIVe siècle[132], dans son enclos où se trouve une croix de cimetière du XVIe siècle[133].
- Église Notre-Dame.
- Croix monumentale
dans l'enclos de
l'église Saint-Germain. - Cloître du couvent des Pénitents en 2017.
Patrimoine civil
[modifier | modifier le code]- Palais de justice, Georges Gossart architecte, inauguré en 1896[134], abrite le conseil de Prud'hommes ;
- Maison du Parlement[135], XVIe siècle, où, en 1562, se réfugie le parlement de Normandie, chassé de son siège de Rouen durant les guerres de Religion ;
- Maison à pans de bois, 41 rue aux Huiliers, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1932[136] ;
- Manoir de Bigards[137] : gentilhommière du XVIe siècle agrandie au XVIIe siècle. Le corps de logis est à pans de bois sur un rez-de-chaussée de briques et de pierres. Chapelle intérieure avec vitraux. Jardin moderne traversé par trois bras de l'Eure où l'on peut voir les installations des tanneurs du XVIe siècle ;
- Maison à vaisselle cassée : il aura fallu des milliers d'heures à Robert Vasseur pour habiller sa maison et son jardin avec des tonnes de morceaux de vaisselle ;
- Château Saint-Hilaire, 44 avenue Henri-Dunant, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2002[138] ; il bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle »
- Garage automobile (1932)[139], 4 place Jean-Jaurès, dû à l'architecte Maurice-Jacques Ravazé[140]; bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle », au même titre que le garage Citroën (Lyon) ;
- Musée de Louviers, témoin de l'architecture Troisième République (style Jules Ferry), incorporé à la mairie, la bibliothèque et une école primaire ;
- Ancien pont de Louviers, réalisé par la société Eiffel, connu sous l'appellation « pont de Folleville »[141]. Pont routier à arche unique, son tablier est légèrement courbe. Son arche est large, régulière, et formée de plusieurs poutres parallèles. À noter une originalité : des cercles métalliques viennent combler l'écart entre l'arche et le tablier.
- Hôtel des Postes (1954), réalisé par l'architecte Pierre Chirol, un grand relief étant dû à l'artiste Raymond Delamarre[142]
- L'Exilé statue de Ludovic-Eugène Durand[143], inaugurée en 1879, sur la place Ernest-Thorel.
- Kiosque à musique Raoul-Thorel, situé dans les jardins de l'hôtel de ville, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2020[144].
Palais de Justice.
École de musique en second plan.Maison du Parlement. Jardin de l'hôtel de ville, au fond le Musée-Bibliothèque. Château Saint-Hilaire. École de musique. Maison à pans de bois
(face à l'église Notre-Dame).
Patrimoine disparu
[modifier | modifier le code]- Buste d'Ernest Thorel réalisé en bronze par Raoul Verlet, inauguré en sur la place Ernest-Thorel. Il est déposé et fondu sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux[réf. nécessaire].
Patrimoine industriel
[modifier | modifier le code]- Usine Decrétot[145], en centre-ville : première installation industrielle textile fondée vers 1780. Le site relaté dans les voyages en France d'Arthur Young fait l'objet d'une reconversion en logements au cours des années 2016-2017 ;
- Usine Jeuffrain et usine Vandevoorde qui témoignent du riche passé de l'industrie textile du drap de Louviers ;
- Moulin de Bigards[146], espace culturel municipal en 1978, situé rue des Anciens combattants d'Afrique-du-Nord, sur le bras de Bigars ; le site eut les destinations successives suivantes : moulin à tan au XVIIIe siècle, moulin à foulon pour le coton en l'an XIII, filature de drap Jourdain-Ribouleau en 1824 (visitée par le prince Louis-Napoléon en 1849 et reconstruite par l'architecte lovérien Charles-Amédée Lalun après un incendie en 1856), grand moulin à blé (minoterie) de la famille Lair en 1890 (actionnée par roue à aubes métallique, puis par l'électricité), usine vétérinaire en 1962 ;
- La médiathèque Boris-Vian, ancienne usine drapière à vapeur faite de briques, de bois et de poutres métalliques. Le toit à dents de scie rappelle son rôle précédent. La manufacture se compose de deux parties : la cheminée et les métiers à tisser puis le logement des ouvriers interne à l'usine afin que le patron puisse mieux gérer l'entreprise, le stock de laine et de tissus.
- Le Hub Expo et Congrès, ancien site des usines Philips/PolyGram (production de disques vinyles, cassettes et CD) et Portenseigne (fabrication d'antennes de télévision pour le grand public)[125].
Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]Site classé
[modifier | modifier le code]Le cèdre du Liban situé dans la propriété du Dr Blanchet,
Site classé (1939)[147], aujourd'hui devenue Institut médico-éducatif[148], au 76 de la rue du 11-novembre-1918. Le parc attenant, dit du Moulin Vert, comporte plusieurs espèces d'arbres préservées.
Viticulture
[modifier | modifier le code]L'"Auturae Vinum", ou "vin de l'Eure" était reconnu à Louviers dès le moyen âge. Des vignobles étaient encore attestés par Jules Guyot lors de son inspection de 1866 pour le ministère de l'agriculture, notamment dans le secteur de la Roquette. Des rues et des arrêts de transport en commun de ce secteur portent encore des patronymes en relation avec cette culture (rue du Clos-des-Vignes, Chemin des vignes...).
Récemment, un vignoble de 4 hectares a été planté près du quartier des Monts. Les premières vendanges ont eu lieu en .
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Guillaume de Bigars (seigneur du fief de la Salle-du-Bois, détenant les îles du Bassin de Bigards et du Bassin de la Villette) participe à la Première croisade aux côtés de son suzerain Robert II de Normandie, duc de Normandie.
- Louis de Bigars[149], pendant la guerre de Cent Ans reprend la ville aux Anglais en 1440, fait d'armes honoré par le roi Charles VII de France à l'occasion de l'octroi d'une charte datée de Lusignan en .
- Maître Guillaume (vers 1550-vers 1624), bouffon des roi Henri IV puis Louis XIII, né à Louviers.
- Mathurin Le Picard (1595-1641), curé d'Acquigny, puis du Mesnil-Jourdain.
- Jean Nicolle (1604-1650), peintre né et mort dans la ville.
- Jean-Baptiste Gauthier (1685-1755), théologien[150].
- Jacques-Désiré Laval, prêtre de Pinterville et bienheureux de l'Église catholique, allait trouver son confesseur, l’abbé Talon, à Louviers.
- Nicolas-Michel Linant (1709-1749), poète. Éditeur scientifique de Voltaire (La Henriade, par exemple). Auteur des Progrès de l'éloquence sous le règne de Louis le Grand (1739).
- Pierre Nicolas Le Chéron d'Incarville, (1706-1757), jésuite et botaniste.
- Charles-François Dubusc (1731-1812), homme politique né et décédé à Louviers, député de l'Eure de 1792 à 1795, puis au Conseil des Cinq-Cents de 1795 à 1798.
- Jean-Baptiste Decrétot (1743-1817), industriel et homme politique né à Louviers, député aux Etats Généraux de 1789.
- François Michel Claude Benoît Le Camus de Néville, (1750—1813} intendant, conseiller d’État.
- Jean-Baptiste Guillaume Langlois (1758-1834), homme politique, député de l'Eure.
- le maréchal Davout (1770-1823) qui, après la défaite napoléonienne à l'issue de la bataille Waterloo, fut contraint de demeurer quelques mois à l'hôtel de Graveron.
- Alfred de Jancigny (1824-1892), sous-préfet pendant le Second Empire.
- Jacques-Philippe Renout (1804-1867), peintre (1804-1867), actif à Louviers.
- Paul Jeuffrain (1809-1896), photographe et industriel français.
- Jules Ozenne (1809-1889), homme politique, ministre de l'Agriculture et du Commerce.
- Jacques François Édouard Hervieux (né à Louviers, le ), médecin élu membre de l'Académie de médecine le .
- André Prétavoine (1822-1896), né à Louviers, homme politique, maire en 1855.
- Gustave Bertinot (1822-1888), graveur, né dans cette ville.
- Jules Thorel (1842-1906), natif de la commune, député de l'Eure.
- Roger-Joseph Jourdain (1845-1918), natif de Louviers, peintre (élève d’Alexandre Cabanel), reçut la médaille d'argent à l'exposition universelle de 1889
- Marguerite Jourdain (1850-1930), née à Louviers, future Marguerite de Saint-Marceaux, hôtesse d'un salon musical parisien.
- Raoul Verlet (1857-1923), sculpteur (monument aux soldats morts pour la patrie, 1907).
- Georges Marrane (1888-1976), né à Louviers, homme politique.
- Maurice Duruflé (1906-1986), natif de Louviers, compositeur et organiste.
- Lucette Bousquet (1906-2005), native de Louviers, juste parmi les nations pour avoir sauvé des enfants juifs pendant l'Occupation.
- Pierre Mendès France (1907-1982), homme d'État, président du Conseil, maire en 1954.
- Marcel Peltier (1926-1998), né à Louviers, artiste peintre et lithographe.
- Pierre-Gérard Langlois (1940-1994), artiste peintre, vécut à Louviers.
- François Loncle (1941), ancien député PS.
- Olivier Besancenot (1974), homme politique a passé sa jeunesse à Louviers.
- Joris Bert (1987), joueur de baseball pour les Huskies de Rouen est né à Louviers.
- Michel Bussi (1965), écrivain et politologue français, citoyen d'honneur de Louviers est né à Louviers.
- Usul (né à Louviers en 1985), vidéaste Web français[151].
- Philippe Brun (1991), député dans la 4e circonscription de l'Eure et conseiller municipal de Louviers, y a passé sa jeunesse[152].
- AmineMaTue (1993), vidéaste et streamer est né à Louviers.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | Parti, au 1) d'azur à une lettre L majuscule fleuronnée d'argent enfilée dans une couronne ducale d'or, au 2) aussi d'azur à un lion d'or et à la bordure cousue de gueules chargée de douze besants d'argent[153].
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| Détails |
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Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Louis-Étienne Charpillon et Anatole Caresme, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure - histoire, géographie, statistique, t. I & II, Delcroix, 1867-1879 (réimpr. 1966), 1970 p., p. 458 et s. en ligne
- Joseph-Michel Dutens (1765-1848), Description topographique de l'arrondissement communal de Louviers : … avec l'exposition de la nature de son sol, des observations sur les mœurs de ses habitants et une carte du pays, Évreux, Imprimerie Lanoë (1re éd. 1800 (an IX))
- Paul Dibon, Essai historique sur Louviers, Rouen, Nicétas Periaux (1re éd. 1836) (lire en ligne)
- Alphonse Levasseur, Louviers, Loviers le Franc : histoire de Louviers des origines à nos jours, 1914, Imprimerie Grateau à Pacy-sur-Eure (réédition augmentée en 1993 (ISBN 2-86743-181-6)), 399 p.
- Abbé René Delamare, Histoire des rues de Louviers, Évreux, Imprimerie de l'Eure, réédition 1980 (1re éd. 1930), 575 p.
- Abbé René Delamare, Louviers le Franc, ses églises, son musée, Évreux, Imprimerie de l'Eure (1re éd. s.d.)
- Louis Béquet, L’Histoire de Louviers évoquée par les choses, Louviers, Imprimerie Fromentin, , 3e éd. (1re éd. 1962), 45 p.
- Christophe Wargny, Louviers : sur la route de l'autogestion ?, Syros (1re éd. 1976), 162 p.
- Robert Dauphin, Société d'études diverses de Louviers, Louviers, 4 années d'occupation 1940-1944, 1981
- Jean-Michel Chaplain, La Chambre des tisseurs : Louviers, cité drapière (1680-1840), 1984 (ISBN 2-903528-40-3)
- Robert Dauphin et Daniel Marinier, Société d'études diverses de Louviers, Les Rues de Louviers vous parlent..., 1986, 132 p.
- Robert Dauphin, La Vie quotidienne à Louviers sous l'occupation allemande, in VAN no 40, 1987
- Collectif, Louviers, Société d'études diverses de Louviers, 1997 (ISBN 2-910704-12-2) (réédition mise à jour 2004, (ISBN 2-910704-20-3))
- Yvette Petit-Decroix et autres, Les Moulins à eau du Pays de Louviers, Société d'études diverses de Louviers et sa région, 2005
- Collectif, Fermes, manoirs & colombiers du Pays de Louviers, Société d'études diverses de Louviers et sa région, 2008
- Hélène Hatzfeld, La politique à la ville. Inventions citoyennes à Louviers (1965-1983), Presses Universitaires de Rennes, 2018
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Société d'études diverses de Louviers et de sa région.
- « Dossier complet : Commune de Louviers (27375) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 17]
- Louviers sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Louviers » sur Géoportail.
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la santé :
- Ressource relative aux organisations :
- Ressource relative à la musique :
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 617 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/04/1971 au 01/06/2024.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Le premier cimetière à l'emplacement de la rue du Mûrier, l'autre, sur le Châtel, autour de l'église Saint-Martin.
- ↑ La donation n'est pas datée mais l'année 965 est souvent donnée.
- ↑ Un de ces comtes de Louviers est élu pape en 1342 sous le nom de Clément VI.
- ↑ La rue du Châtel s'est longtemps appelée le chemin de l'Archevesque.
- ↑ La première pierre des remparts fut posée le .
- ↑ La grande tempête de 1705 a raison de la flèche de l'église.
- ↑ L'ultime plan de reprise par les Anglais est déjoué par Louis de Bigars et les assaillants sont massacrés. Le nom de la Rue Massacre serait dû à ce fait d'armes.
- ↑ Elle était située dans l'actuelle rue du Maréchal-Foch et dans la rue de l'Île mais les bâtiments restants furent détruits en 1940.
- ↑ Une rue de la commune porte le nom de ce maire.
- ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
[modifier | modifier le code]- 1 2 « Réseau hydrographique de Louviers » sur Géoportail (consulté le 14 avril 2025).
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 Insee, « Métadonnées de la commune ».
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Autres sources
[modifier | modifier le code]- ↑ La devise fut concédée à la ville par Charles VII dans un acte signé à Lusignan en mai 1441. L'acte met une majuscule à « franc ». Le roi récompensait la résistance acharnée de ses habitants devant les Anglais qui finirent par prendre la ville et se livrèrent ensuite à des vexations et cruautés envers les Lovériens, sans pourtant entamer leur fidélité au roi. La ville reçut par ailleurs l'honneur rare de porter en blason un « L » couronné (« probablement la première ville de France qui eut [cet] honneur » selon Lucien Barbe in « Louviers décorée au XVe siècle », p. 9).
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https://www.lemonde.fr/archives/article/1974/03/01/continuite-autogestion-ou-programme-commun_2515435_1819218.html
Pour la quatrième fois depuis 1965, les Lovériens seront appelés dimanche 3 mars à désigner des conseillers municipaux. À la différence de mars 1969, où il avait fallu remplacer totalement un conseil municipal si politiquement divisé qu'il avait été incapable de voter le budget additionnel de 1968, il s'agit simplement, cinq ans plus tard, de pourvoir treize postes dont les détenteurs (trois élus de la liste d'action de la gauche, dix de la liste centriste qui a la majorité au sein du conseil municipal) ont été invalidés pour irrégularités dans les voies par correspondance (" le Monde " du 12 janvier). Le " pouvoir " n'est même pas en cause. Pourtant, la campagne est passionnée tant la gauche et la droite sont électoralement proches l'une de l'autre (1) et tant s'affrontent des conceptions divergentes de la gestion municipale et de la politique ». - ↑ Ludivine Ponte, Bernard Bodinier, « FROMENTIN Henri, Pierre », sur https://mrsh.unicaen.fr/, Dictionnaire biographique des victimes du nazisme en Normandie (consulté le ).
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- ↑ [vidéo] « Ce député PS a claqué la porte de la direction du parti - Philippe Brun » : « "Je viens de Louviers" 2:50 dans l'interview » (consulté le )
- ↑ « L'Armorial des Villes et des Villages de France - Louviers, Eure ».


