Lewis Mark I
| Lewis MK 1 | |
Photo d'un fusil mitrailleur Lewis | |
| Présentation | |
|---|---|
| Type | Mitrailleuse |
| Pays d'origine | |
| Caractéristiques | |
| Longueur | 1,28 m |
| Longueur du canon | 66 cm |
| Masse (non chargé) | 12,7 kg |
| Munitions | .303 British |
| Capacité | 47 cartouches |
| Cadence de tir | 500 à 600 coups/min |
| Matériaux | Bois, acier, autre |
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Le fusil-mitrailleur Lewis Mark I fut une des armes automatiques légères les plus marquantes de la Première Guerre mondiale. Employée à terre comme sur les premiers avions de chasse, elle incita les Allemands à créer la Maxim 08/15. Construit en grand nombre au Royaume-Uni, en Belgique, aux États-Unis et en France, le Lewis est à nouveau employé lors de la Seconde Guerre mondiale.
Présentation
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Inventé aux États-Unis et perfectionné par le colonel Isaac Lewis (en), le FM est d'abord produit en Belgique en 1913 (Armes automatiques Lewis) puis en France (Darne), en Grande-Bretagne (BSA) et aux États-Unis (Savage Arms Company).
Il peut tirer 550 cartouches de calibre .303 British (7,7 mm) à la minute, il pèse 12,7 kg (c'est la moitié du poids des mitrailleuses courantes de l'époque, comme la Vickers Mk I), et peut être porté par un seul soldat. Il est également bon marché (environ six fois moins cher que la Vickers Mk I). Composé de seulement 62 pièces, il est produit six fois plus rapidement que la Vickers. Sa légèreté vaut au fusil-mitrailleur Lewis un franc succès comme arme embarquée sur les avions car l'effet refroidissant de l'air à haute vitesse autour du canon permettait de se passer du radiateur et du système de refroidissement (ce qui le rendait encore plus léger)[1].
Versions pour l'infanterie
[modifier | modifier le code]- Lewis Mk I : version pour l'infanterie. Crosse d'épaulement. Système de refroidissement imposant ;
- Lewis M1917 : version pour les GI du Mk I en .30-06 US ;
- Lewis M1920 : version néerlandaise fabriquée à Hembrug-Zaandam dans les années 1920 en 7,92 mm hollandais;
- Mitrailleuse légère Type 89 : Version japonaise (sous licence anglaise de la Mk I en 7,7 mm fabriquée pour l'Armée de terre.
Versions pour l'aviation
[modifier | modifier le code]| Lewis MK 3 | |
Photo d'un fusil mitrailleur Lewis Mark III prévu pour armer les avions de chasse. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Type | Mitrailleuse |
| Pays d'origine | |
| Caractéristiques | |
| Longueur | 1,08 m |
| Longueur du canon | 61 cm |
| Masse (non chargé) | 7,7 kg |
| Munitions | .303 British |
| Capacité | 97 ou 122 cartouches |
| Cadence de tir | 700 coups/min |
| Matériaux | Bois, acier, autre |
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- Mark I Aircraft : Lewis Mark I d'infanterie modifié en Lewis Mark II mais conservant sa crosse et sa poignée pistolet.
- Lewis MK II : conçue par la firme privée BSA adoptée en 1915 par le Royal Flying Corps, elle se caractérise par :
- la suppression de la crosse et son remplacement par une poignée arrière,
- le canon est terminé par un frein de bouche à aube,
- le radiateur a été éliminé car il se révélait encombrant. Certaines armes ont été équipées d'un garde-main ajouré en bois ou d'un tube perforé autour du cylindre à gaz,
- un chargeur de capacité plus importante était souvent utilisé,
- les organes de visée sont réduit à un guidon surélevé et à un simple cran de mire fixe.
- Lewis M1918 Aircraft : version pour les pilotes et équipages de l'US Army Air Service du Mk II en .30-06 US ;
- Lewis M1915 ou Lewis-Darne : version française fabriquée à environ 6 800 exemplaires en calibre .303. En service de 1916 à 1940, malgré l'adoption des mitrailleuses Darne 1933 (Aéronavale) et MAC 1934 (Armée de l'Air, cartouches fabriquées par les Ateliers de Construction de Puteaux (APX) en 1916 puis en 1931, Ateliers de Construction de Valence (A-VE) et Ateliers de Construction de Vincennes (A-VIS),
- Type 92 : copie japonaise de la Mk II.
Les guerres françaises des Lewis Mk. I & Mk II
[modifier | modifier le code]En 1915, la France a acquis le droit de produire des fusils mitrailleurs Lewis. La firme Darne en produisit 3 300 exemplaires, principalement pour l’Aéronautique militaire (escadrilles de chasse), la Marine nationale (défense rapprochée des flottilles légères), la Légion étrangère et les Troupes de Marine (groupes d' auto-mitrailleuses dans les colonies). Ils furent abondamment utilisés durant la Grande Guerre, la guerre du Rif et la Seconde Guerre mondiale. Le modèle Darne-Lewis fut monté à bord des Potez 25 engagées lors de la Guerre contre la Thaïlande en 1940-1941[2].
Autres Utilisateurs
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Algérie
Empire allemand (1914-18) : les Allemands ont capturé plus de 10 000 mitrailleuses Lewis pendant la Première Guerre mondiale. Celles-ci ont été converties pour tirer le 8 mm Mauser dans une usine belge réquisitionnée par l'occupant.
Reich allemand (1939-45) : suite à sa campagne de l'Ouest de mai-juin 1940, la Wehrmacht a capturé un nombre important de mitrailleuses Lewis britanniques et néerlandaises en 1940 et les a mises en service avec les troupes de deuxième ligne sous les noms de lMG 137(e) et lMG 100(h).
Australie (1914-1945): Infanterie et aviation en 14-18 puis réservistes durant la guerre du Pacifique. Des Lewis furent utilisés durant la Guerre des émeus en 1932.
Belgique
Bolivie
Canada
Philippines
Finlande
France
Japon
Honduras
Irlande
Royaume d'Italie (1915-18): version d'infanterie modifiée pour être utilisée sur les avions livrés par la France au Corps Aéronautique Militaire comme les Nieuport 17 et SPAD S.VII. l'as des as italien Francesco Baracca volait sur un Macchi-Nieuport N11 armé d'une seule mitrailleuse Lewis. Des Lewis étaient aussi montés sur les hydravions Macchi M9.
Israël
Norvège
Nouvelle-Zélande Armée et aviation en 14-18 puis réservistes durant la guerre du Pacifique.
Pays-Bas
Pologne
Portugal
Roumanie
Russie
Espagne républicaine[3]
Royaume-Uni
États-Unis (1912-1959)[4]
Cinéma
[modifier | modifier le code]- Dans le film Les Professionnels (The Professionals, Richard Brooks, États-Unis, 1966), Lee Marvin utilise un Lewis lors de l'attaque du camp mexicain.
- Dans le film La Canonnière du Yang-Tsé (The Sand Pebbles, Robert Wise, États-Unis, 1966), Richard Crenna utilise une des Lewis sur affût dont est équipé le navire.
- Dans le film Le Soleil blanc du désert (Vladimir Motyl, Russie, 1970), Anatoli Kouznetsov, soldat de l'Armée rouge, utilise une Lewis lors de son combat contre des rebelles musulmans du mouvement Basmachi, à l'est de la Mer Caspienne.
- Dans le film Il était une fois la Légion (March or Die, Dick Richards, États-Unis, 1977), Terence Hill, légionnaire, utilise une Lewis contre les Berbères, lors d'un épisode fictif de la Guerre du Rif.
- Dans le film Légionnaire (Peter McDonald, États-Unis, 1999), très inspiré du précédent, la section du légionnaire Jean-Claude Van Damme l'utilise également dans une situation analogue.
- Dans le film Les Aventuriers du bout du monde (High Road to China) de Brian G. Hutton (1983), Tom Selleck pilote un chasseur biplan de la Première Guerre mondiale armé d'une Lewis (modèle aviation, sans manchon de refroidissement) sur l'aile supérieure. Quand son avion s'écrase, il la détache de son rail pour l'utiliser comme arme d'infanterie. L'affiche du film le représente cette Lewis à la main.
- Dans le film Britannic (Brian Trenchard-Smith, États-Unis/Royaume-Uni, 2000), le capitaine l'utilise afin de détruire une torpille lancée contre son navire.
- Dans le film Porco Rosso, l'un des pirates de l'air se sert d'une Lewis Mark I afin d'essayer de tuer Marco Pagot. Le pirate est également présent sur la couverture du DVD du film.
Télévision
[modifier | modifier le code]- Peaky blinders, Saison 1 (épisode 6), saison 4 épisode 5.
Jeux vidéo
[modifier | modifier le code]- Battlefield 1
- Battlefield V
- Call of Duty: WW2
- Enlisted
- Last train home
- The Finals
- Verdun
Bibliographie
[modifier | modifier le code]En Français
[modifier | modifier le code]- Martin J. Dougherty, Armes à feu : encyclopédie visuelle, Elcy éditions, 304 p. (ISBN 9782753205215), p. 243.
- Gary Sheffield, La première Guerre mondiale en 100 objets : Ces objets qui ont écrit l'histoire de la grande guerre, Paris, Elcy éditions, 2013, 256 p. (ISBN 978 2 753 20832 2), p. 172-173
Bibliographie en langue anglaise
[modifier | modifier le code]- (en) War Office (1929 (1999 reprint)). Textbook of Small Arms 1929. London (UK), Dural (NSW): H.M.S.O/Rick Landers.
- (EN) Ian V. Hogg, The Complete Illustrated Encyclopedia of the World's Firearms, A&W Publishers, 1978, (ISBN 978-0-89479-031-7).
- (EN) Ian Skennerton, Small Arms Identification Series No. 14:.303 Lewis Machine Gun, Gold Coast QLD (Australia), Arms & Militaria Press, 2001, (ISBN 0-949749-42-7).
- (EN) Roger Ford, The World's Great Machine Guns from 1860 to the Present Day, London (UK), Amber Books, 2005, (ISBN 1-84509-161-2).
- (EN) John Glandfield, The Devil's Chariots - The birth and secret battles of the first tanks, Stroud (UK), Sutton Publishing, 2001, (ISBN 0-7509-4152-9).
- (EN) Batchelor, John & Hogg, Ian V., The Machine-Gun (Purnell's History of the World Wars Special), London (UK), Phoebus Publishing, 1976.
(EN) Christopher Chant, Small Arms Of World War II, London (UK), Brown Partworks, 2001, (ISBN 1-84044-089-9).
- (EN) Ian Skennerton, British Small Arms of World War 2, Margate QLD (Australia), Ian Skennerton, 1988, (ISBN 0-949749-09-5).
Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Gary Sheffield, La première Guerre mondiale en 100 objets : Ces objets qui ont écrit l'histoire de la grande guerre, Paris, Elcy éditions, , 256 p. (ISBN 978 2 753 20832 2), p. 172-173
- ↑ https://smallarmsreview.com/forgotten-war-the-war-between-france-and-thailand-1940-1941/
- ↑ http://www.sbhac.net/Republica/Fuerzas/Armas/Infanteria/Subfusiles/Subfusiles.htm#Ligeras Spagna repubblicana
- ↑ Skennerton (2001), p. 9.