Les Deux Augures
| Artiste | |
|---|---|
| Type | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L) |
69 × 50 cm |
| Localisation |
Inconnu |
Les Deux Augures est un tableau disparu du peintre français Jean-Léon Gérôme. Il s’agit d'une peinture à l'huile sur toile d'environ 69 × 50 cm, réalisée en 1861. L'œuvre représente deux augures riant dans un poulailler mantéion[1].
Le sujet s'inspire d'un passage du De divinatione de Cicéron, dans lequel Caton l'Ancien s'étonne qu'un augure puisse regarder un autre augure sans rire[2]. Cette anecdote antique inspire à Gérôme le thème de la toile, qu’il présente au Salon de 1861.
La scène montre deux augures, prêtres chargés d'observer la manière dont se nourrissent les poules sacrées afin d'en tirer des présages. Le plus âgé, coiffé d'un chapeau pointu et tenant un bâton augural, se tient debout à droite de la composition. Face à lui, le second personnage se penche sur un comptoir en marbre supportant les cages à poules avec des mangeoires, en explosant d’un rire forcé[3].
Le dessin préparatoire du visage de cette seconde figure s'apparente à une étude d'expression. Gérôme choisit de représenter non pas un simple sourire, mais un véritable éclat de rire. Par l'ouverture marquée de la bouche et la tension des traits du visage, le dessin parvient à suggérer un rire sonore malgré le caractère silencieux du médium[4].
Au Salon de 1861, Gérôme présente également Phryné devant l'aréopage et Socrate venant chercher Alcibiade chez Aspasie, trois œuvres inspirées de l’Antiquité.
- Un augure, en proie à une violente colique, reçoit la visite d’un de ses collègues qui lui offre un clysopompe qu'il a sur sa tête.
- Esquisse.
- Gravure.
- Esquisse.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative aux beaux-arts :