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Jean-Jacques Gailliard

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Jean-Jacques Gailliard
Naissance
Décès
Sépulture
Monument funéraire de Jean-Jacques Gailliard créé par Nat Neujean, 1976 (Cimetière de Saint-Gilles, Uccle)
Nationalité
Activité
Peintre, dessinateur, graveur, lithographe
Formation
Maître
Élève
Jean Van Leda, Jacques Chemay, Adrienne Delcroix, Ronald Pirson, Suzanne Wauters
Lieu de travail
Rue Franz Gailliard [ancienne rue d'Ath], n°12 à Saint-Gilles (Bruxelles)
Mouvement
Compositions, Paysages, Natures mortes, Portraits, Art abstrait, Surimpressionnisme
Père
Franz Gailliard (1861-1932)
Mère
Julie Maus (1860-1940)
Conjoint
Rita Kauffmann (1909-1995)
Enfant
Geneviève Gailliard (1938-2019)
Isabelle Gailliard (1941- )

Jean-Jacques Gailliard, né le à Bruxelles et mort le à Saint-Gilles, est un peintre, dessinateur, graveur et lithographe belge. Son œuvre traverse plusieurs courants artistiques, du symbolisme à l'abstraction en passant par le pointillisme, et donne lieu dans les années 1930 au concept de « surimpressionnisme ». Elle est marquée par la doctrine du théosophe suédois Emanuel Swedenborg et par sa « science des correspondances ».

Les jeunes années (1890-1912)

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Jean-Jacques Gailliard est né à Bruxelles le , à une époque où le symbolisme entre dans son âge d'or. Il est le fils de Julie Maus (1860-1940), musicienne, et de Franz Gailliard (1861-1932), chroniqueur-illustrateur, représentant du luminisme et de l'impressionnisme en Belgique. Dans sa jeunesse, il fréquente le théâtre, l'opéra, le cirque, les Expositions universelles et les concerts. Il fréquente La Maison d'Art dirigée par Edmond Picard et La Libre Esthétique animée par Octave Maus. Dans l'atelier de son père, situé au 41 de la rue Royale à Bruxelles[1], il croise écrivains, poètes, artistes, musiciens, gens de théâtre et figures politiques. C'est dans ce cadre qu'il rencontre le peintre James Ensor, ami de son père, à qui il rend régulièrement visite à Ostende avec ses parents. Il noue avec lui une amitié durable et lui consacre plusieurs œuvres, ainsi qu'à la ville balnéaire.

Réalgar ou L'Esprit de Franz Gailliard, 1922

Enfant, Jean-Jacques Gailliard reçoit des cours de dessin et de peinture de son père qui l'initie au rendu des couleurs, de la lumière et de l'atmosphère de l'air, étudiés par les impressionnistes. À 10 ans, il se promène avec son carnet de croquis dans le Vieux Bruxelles dont la transformation urbanistique commence. Il dessine les façades devant lesquelles il passe et croque les passants[2]. Ce rôle de mémorialiste des rues de Bruxelles marque toute sa carrière[3],[4].

En parallèle, il se forme à la musique dès son plus jeune âge sous l'impulsion de sa mère. À partir de 1909, il suit les cours de piano du compositeur polonais Józef Wieniawski. Adolescent, il complète ses humanités gréco-latines à l'Athénée de Bruxelles par des cours de solfège dans diverses académies et par des cours d'art à l'Académie royale des Beaux-Arts et à l'Académie de Saint-Josse. Il y suit entre autres les leçons des peintres symbolistes Émile Fabry, Constant Montald, Jean Delville, Herman Richir et des sculpteurs Victor Rousseau et Pierre-Jean Braecke.

Oedipe enfant, 1912

Au cours de ses études, il obtient en 1906 le deuxième prix de dessin d'après le torse antique et, en 1913, le premier prix de composition avec la plus grande distinction pour sa toile symboliste Œdipe enfant (1912), ce qui lui vaut l'octroi d'une bourse et la mise à disposition d'un atelier et de modèles gratuits. Le peintre symboliste Fernand Khnopff l'avait défendu lors du jury[5].

À 16 ans, il visite en compagnie de ses parents le Salon d'Automne de Paris. Il y découvre le travail des artistes Léon Bakst et Philippe Maliavine ainsi que les Ballets russes de Diaghilev, avec notamment Anna Pavlova et Michel Fokine.

En 1909, il accompagne son père pour un voyage d'étude en Grèce où il rencontre la danseuse Isadora Duncan, qu'il retrouvera lors de son séjour à Paris entre 1920 et 1924. Il ramène de ce voyage ses premières estampes. Un voyage en Italie le marque ensuite par l'œuvre de Salvator Rosa.

En 1910, il joue dans Œdipe et le Sphinx du Sâr Péladan, représenté au Palais Somzée à Bruxelles[6].

Gailliard s'intéresse tôt aux avant-gardes. Il connaît les écrits de Mallarmé, de Maeterlinck, de Rimbaud, d'Edgar Allan Poe, la musique de Wagner, de Franck ou de Debussy, ainsi que l'art de Van Gogh.

Gailliard cherche à harmoniser les couleurs comme la musique[7].

1912 : découverte des écrits d'Emanuel Swedenborg (1688-1772)

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Le lundi de Pâques 1912, à 21 ans, Jean-Jacques Gailliard trouve dans la bibliothèque d'un aumônier de prison protestant un livre intitulé Du ciel et de ses merveilles et de l'enfer, d'après ce qui a été entendu et vu écrit par Emanuel Swedenborg[6].

Parmi les théories de Swedenborg, la « science des correspondances » marque le plus Gailliard et a un impact direct sur sa peinture et sur son usage des couleurs, se traduisant entre autres par un usage privilégié du rouge et du blanc : « d'après les données swedenborgiennes, les teintes ont leurs significations définies ; le rouge désignant le Bien qui appartient à l'Amour, et le blanc marquant le Vrai qui appartient à la sagesse, sont les deux couleurs fondamentales d'où proviennent toutes les autres[8]. »

En 1914, Jean-Jacques Gailliard se fait baptiser par le pasteur Ernest Deltenre et devient membre de l'Église de la Nouvelle Jérusalem, courant méthodiste inspiré des enseignements de Swedenborg[6]. Pour la chapelle de cette église, située au numéro 33 de la rue Gachard à Ixelles, il réalise en neuf mois sept peintures murales inspirées de la science des correspondances, dont le programme iconographique comprend le veau ailé prosterné devant le livre, le chandelier à sept branches, le lion ailé portant la clé de la connaissance, l'aigle, l'ange proclamant le règne du Seigneur, le cheval blanc ailé et la glorification de la parole[6]. L'ensemble est inauguré le , jour de son 25e anniversaire, en présence notamment des peintres Fernand Khnopff, Xavier Mellery et Franz Courtens, des critiques Lucien Solvay, Sander Pierron et Théo Hannon, de l'écrivain Michel de Ghelderode, du futur conservateur en chef des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique Hippolyte Fierens-Gevaert et du ministre des Beaux-Arts Jules Destrée[6]. En 1916, Khnopff en fait l'éloge dans un article publié dans le Bulletin de la Classe des Beaux-Arts de l'Académie Royale de Belgique[9]. Le bail de la rue Gachard expire en 1921 et les toiles sont roulées en 1925[6].

L'écrivain belge Michel de Ghelderode s'arrange pour être invité à cet événement[10]. Une amitié durable s'établit entre eux et donne lieu à l'exécution de plusieurs portraits du dramaturge[11] et d'écrits consacrés au peintre. Dans le catalogue du Salon de Peinture de l'Expo 58, L'Art belge contemporain, Ghelderode qualifie Gailliard d'« aristocrate de notre peinture »[12].

Le Jardin malade, 1916

En 1915, Jean-Jacques Gailliard peint le Portrait d'Emmanuel Swedenborg (1915)[13]. L'année suivante, il réalise Le Jardin malade (1916), dans un style pointilliste qu'il pratiquera jusqu'en 1920. Il s'agit du portrait symbolique de la princesse égyptienne Diouditine : une nature sauvage aux couleurs éteintes et, au fond, un temple d'or, symbole de l'âme de la portraiturée. Gailliard en livre une description en 1934 : « Ce jardin est un portrait endeuillé. Un portrait de femme. Le temple d'or est le précipité de son âme dans une végétation fanée[14]. » L'œuvre, qui mêle tons sombres et lumineux — une dualité récurrente chez Gailliard[15], applique la théorie des correspondances de Swedenborg selon laquelle le choix des couleurs reflète la diversité des caractères.

The Crimson Paradise (1917), second volet d'un diptyque inauguré par Le Jardin malade et conçu au moment où Gailliard découvre les écrits du théosophe suédois en 1912, est une autre œuvre typique de la période swedenborgienne[6]. Il est acheté en 1941 par la reine Élisabeth de Belgique pour ses appartements, puis revendu après son décès et acquis par l'ambassadeur de Grèce auprès de la Commission européenne[6].

L'intérêt de Gailliard pour le mysticisme le conduit à participer au Salon d'Art religieux organisé par la ville de Barcelone en . Il y expose Le Bûcher des gloires (1920), pour lequel il obtient le premier prix, à l'unanimité du jury, au concours d'art décoratif de la Province du Brabant dans le cadre de la décoration de la Bibliothèque de l'Université de Louvain.

Gailliard déclare que la personne l'ayant le plus influencé est Swedenborg — « il m'a tout apporté, et le principal : que la mort, c'est la vie[16] ». Son intérêt pour la spiritualité, le mysticisme et l'ésotérisme reste constant tout au long de sa vie et s'étend au soufisme — auquel il est initié dans les années 1920 par le maître indien Inayat Khan —, à la Kabbale, au bouddhisme (à travers le pasteur Jungerich), à la réincarnation, à la métempsychose et à l'anthropomorphisme[6].

Les années parisiennes (1920-1924)

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Jean Cocteau d'après nature, 1923

En 1920, Jean-Jacques Gailliard s'installe à Paris sous l'impulsion de son amie la comtesse Olga de Mentchoukoff, rencontrée deux ans plus tôt. Par son intermédiaire, il rencontre l'écrivain Maurice Maeterlinck[17]. Malgré le décès de la comtesse en 1921, Gailliard reste à Paris jusqu'en 1924, où il séjourne dans l'appartement de Georges Hottois au numéro 13 de la rue Bonaparte, à Saint-Germain-des-Prés.

Impresario des danseuses Isadora Duncan et Anna Pavlova, du pianiste Walter Rummel et du calculateur Giacomo Inaudi, Hottois avait aussi été le secrétaire de Maeterlinck. Par son intermédiaire et par les sorties au Bal Bullier, Gailliard rencontre de nombreux artistes dont il tire le portrait, fixant leurs « traits mentaux[18] »[19] : Gabriele d'Annunzio, Blaise Cendrars, Giorgio De Chirico, Raymond Duncan, Loïe Fuller, Maurice Maeterlinck, Pablo Picasso, Ida Rubinstein, Erik Satie, Igor Stravinsky ou encore Jean Cocteau[20].

Le Poète Maeterlinck, 1921

En 1922, Gailliard participe à la Section belge de la XIIIe Esposizione Internazionale d'Arte della Cita di Venezia ainsi qu'au Salon des Indépendants de Paris pour trois années consécutives. Lors de sa première participation à ce salon, il rencontre Gabriele d'Annunzio dont il admirait déjà les écrits. Devant son œuvre Le Poète Maeterlinck (1921), sur le cadre de laquelle Gailliard avait inscrit la devise du poète « In vero mihi cura », d'Annunzio lui suggère d'inclure le texte dans la toile elle-même[21]. L'inclusion de texte dans l'image devient ensuite l'une des caractéristiques de son œuvre, procédé que le surréalisme et le groupe CoBrA reprendront ultérieurement.

Les textes de Gabriele d'Annunzio influencent également Gailliard sur l'usage des couleurs, en particulier du blanc. Dressant l'inventaire des couleurs mentionnées par l'écrivain italien dans ses œuvres littéraires, Gailliard observe que « blanc » est l'adjectif le plus utilisé par ce dernier[22]. Le blanc, également étudié par Swedenborg, domine les compositions de Gailliard, dont les figures sont souvent entourées par un cerne clair.

Gailliard réalise en 1926 un album de douze linogravures intitulé Vie de Swedenborg, préfacé par son ami James Ensor. Faute de moyens, il n'est publié qu'en 1955 aux Éditions Dutilleul à Bruxelles[6].

Durant son séjour à Paris, Gailliard se familiarise avec plusieurs mouvements d'avant-garde : fauvisme, cubisme, orphisme, futurisme et dadaïsme. À partir de 1923, il participe aux expositions des groupes La Lanterne sourde, 7 Arts et Les Peintres Constructeurs et présente des œuvres abstraites dont forme et contenu ont une valeur symbolique[23].

Retour en Belgique et explorations abstraites (1924-1930)

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En 1924, Jean-Jacques Gailliard rentre en Belgique. Il est nommé professeur de dessin à l'Institut des Arts et des Métiers à Bruxelles, poste qu'il conserve pendant vingt-cinq ans. Il participe à la Présentation internationale de tableaux et d'œuvres graphiques au Cabinet Maldoror, la galerie de Geert Van Bruaene.

En 1925, il fonde le groupe L'Assaut avec son ami Pierre-Louis Flouquet. Se joignent à eux Marthe Donas, Marcel-Louis Baugniet, Félix De Boeck, Karel Maes et Hubert Wolfs. Leur but est « la démonstration d'une recherche d'un mode nouveau d'expression de la peinture[24]. » La même année, il réalise des décors et des marionnettes pour Le Rataillon, le théâtre d'Albert Lepage à Bruxelles, ainsi que la décoration du studio de la musicienne Henriette Harlez à Saint-Josse-ten-Noode. Il contribue également à l'exposition Les Arts du théâtre à la Galerie Spectacles à Bruxelles, aux côtés d'Akarova et de Marcel-Louis Baugniet.

Durant l'été 1927, il initie une « Foire aux Croûtes[24] » (selon ses termes), exposition en plein air tenue à Bruxelles au Bois de la Cambre et au Parc Josaphat. Il invite ses amis bruxellois des groupes d'avant-garde à exposer leurs œuvres accrochées aux arbres ou déposées sur des chaises.

Ensor musicien, 1925

En 1928, Gailliard expose à nouveau avec le groupe L'Assaut et présente La Jeune Peinture Belge à la Galerie Marguerite Henri à Paris avec des œuvres de Marcel-Louis Baugniet, Marthe Donas, Félix De Boeck, Pierre-Louis Flouquet, Victor Servranckx, Edmond Vandercammen et Hubert Wolfs. À Paris, il participe à l'exposition L'Art belge depuis l'Impressionnisme au Musée du Jeu de Paume et expose son Ensor musicien (1925). Ce tableau, avec Ensor peintre (1925) et Ensor ostendais (1925), forme un ensemble de trois peintures lié à de nombreux croquis, dessins et tableaux qui attestent l'amitié unissant Gailliard et Ensor[25]. Gailliard lui rend visite régulièrement à Ostende jusqu'à la mort d'Ensor, le . Lors de l'enterrement, il prononce un éloge funèbre[26].

En 1929, il signe un contrat avec la Galerie Le Centaure à Bruxelles et y expose avec De Boeck, Flouquet et Servranckx.

Le , à bientôt 40 ans, il déménage avec ses parents au numéro 12 de la rue d'Ath à Saint-Gilles. Son père Franz y décède le . Gailliard le dessine sur son lit de mort et crée la pierre tombale de son père, enterré au Cimetière de Saint-Gilles à Uccle Calvoet. La rue d'Ath est rebaptisée rue Franz Gailliard en hommage au peintre par décision du collège échevinal de Saint-Gilles en sa séance du [27].

Durant les années 1920 et 1930, Gailliard remplit quatre cahiers de croquis, d'esquisses et de paroles ; trois sont parvenus intacts et le quatrième a été partiellement reconstitué après sa mort par sa fille cadette Isabelle Gailliard[28]. Il développe à la même époque ce qu'il nomme ses « abstractions exégétiques », des compositions singulières mêlant figuration, abstraction et texte, parfois construites comme des exégèses de passages de Swedenborg[6].

Le , Gailliard transforme son atelier de la rue Franz Gailliard en chapelle swedenborgienne ; il y préside lui-même le culte de la Nouvelle Église de Belgique à partir de janvier 1932, l'Église étant officiellement réinstaurée le [6]. Le pasteur Ernest Deltenre étant décédé en 1927, la branche belge cesse alors d'avoir un ministre attitré ; Gailliard en assure la continuité jusqu'à la fuite de la plupart de ses membres anglo-saxons à l'aube de la Seconde Guerre mondiale[6].

À partir de 1933, Jean-Jacques Gailliard participe au Groupe d'Art Moderne de Liège dirigé par Georges Linze en contribuant à leur revue, Anthologie.

« Surimpressionnisme » et reconnaissance (1930-1976)

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Autoportrait symbolique, 1948

Au début des années 1930, Gailliard revient à la figuration et considère ses objets comme des organismes susceptibles de mémoire. En 1947, le critique d'art Stéphane Rey qualifie son style de « surimpressionnisme[29] » ou de « peinture cinégraphique ». Dans ces œuvres colorées, l'imaginaire se mêle au réel et les paysages, éléments d'architecture, décors et personnages se superposent dans des ensembles visuels denses.

Georges Fabry, auteur de l'ouvrage Le voyageur de la lumière fantasque (1972) écrit avec la participation de Jean-Jacques Gailliard, explique que le terme « surimpressionnisme » se comprend dans un triple sens : un impressionnisme « surpoussé », c'est-à-dire très lumineux ; un style qui restitue des impressions profondes et intérieures ; et un sens cinématographique, en ce qu'il consiste à imprimer des images les unes sur les autres pour intégrer mouvement, espace et temps à l'intérieur d'une image[30].

Pour réaliser ces tableaux, Gailliard procède à l'inverse de la logique habituellement enseignée à l'académie : il commence par appliquer les couleurs par taches avant de préciser les contours de ses figures[7].

Le , Gailliard reçoit le prix Émile Sacré décerné par l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, Classe des Beaux-Arts, pour l'ensemble de son œuvre.

En 1935, il participe à la conception de divers pavillons de la Section belge à l'Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles, Exposition d'Art moderne[réf. nécessaire]. Dès ses 4 ans, il avait fréquenté les Expositions universelles avec ses parents, dont celle d'Anvers (1894), de Venise (1896), puis celles de Bruxelles (1897 et 1910) et de Paris (1900 et 1925).

À l'âge de 48 ans, il épouse Rita Kaufmann (1909-1995), rencontrée douze ans plus tôt alors qu'elle était étudiante à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et à l'Institut de La Cambre. De cette union naissent deux filles, Geneviève en 1938 et Isabelle en 1941.

En 1946, Gailliard effectue son premier voyage après-guerre avec sa femme et ses deux filles. Il ramène de Suisse et d'Italie une trentaine de peintures et de nombreux dessins. L'année suivante, au mois de mai, la Galerie Georges Giroux à Bruxelles lui consacre une grande rétrospective[31].

Promenade à Lucerne - Schweizerhofquai, 1948

L'année 1948 marque sa première exposition individuelle aux Victor Waddington Galleries de Dublin, qui l'exposeront encore en 1950 et 1954[32]. Cette année-là, Siméon Valentin [Élisabeth Saccasyn della Santa] consacre une conférence à Jean-Jacques Gailliard intitulée « Le peintre affrontant l'homme », à la Salle Giroux à Bruxelles, et publie le numéro de la série Monographies de l'Art Belge dédié au peintre[33].

Toujours en 1948, Gailliard peint son Autoportrait symbolique, composition mêlant tête de mort, bulle aux couleurs de l'arc-en-ciel, trapèze bleu figurant l'eau et œil divin surplombant l'ensemble, dans une logique swedenborgienne où l'eau désigne la science[34].

En 1952, Gailliard part en vacances en famille sur les traces de Swedenborg, en Suède, en Allemagne et au Danemark. Durant ce périple, il dessine et peint, en ramenant plusieurs croquis et tableaux.

Dans les années 1950, Gailliard s'essaye au cinéma en réalisant deux courts métrages en 16 mm en collaboration avec Henri François : Le Réveil d'Ensor (1953) et L'Ombre de Monsieur Rops (1954), présentés notamment à l'Union Belgo-Britannique le .

Le Mont des Arts, Bruxelles, 1955
La Bénédiction de Sainte Gudule, 1944

Zwanzeur et attaché à Bruxelles, Gailliard se rend souvent à l'Église de la Chapelle ainsi que dans le quartier de l'Église des Brigittines, où, accompagné de son ami Paul Colinet, il s'arrête au café des Arbalétriers, rue des Visitandines, pour boire une kriek. Il y retrouve notamment Roger Kervyn Marcke-Ten-Driessche ou le sculpteur John Cluysenaar. Il milite pour la préservation du Vieux Bruxelles, prend la défense du Mont des Arts et organise au Cheval de Verre une exposition intitulée « Le Mont-des-Arts avec le vœu de ne le voir jamais devenir un Mont désastre, un Mont désert[35]. » Parmi les communes bruxelloises qui lui rendent hommage, Saint-Gilles dont l'Hôtel de ville accueille bon nombre de ses œuvres lors d'expositions collectives, dont une rétrospective personnelle en 1961[36].

Durant l'été 1956, la famille Gailliard loge sur l'île Comacina au lac de Côme, dans une villa mise à leur disposition par le Consulat Général de Belgique et où ils retournent en 1959. Pendant ce séjour, Gailliard réalise une série de peintures et de dessins. Au mois d'août, ils passent quelques jours au lac de Garde durant lesquels il peint Il Vittoriale degli Italiani (1956), la résidence de Gabriele d'Annunzio.

Jean-Jacques Gailliard pas à vendre, 1969

En 1957, Gailliard reçoit le Prix René Steens lors d'une réception donnée au Cercle Royal Gaulois à Bruxelles[réf. nécessaire].

À l'occasion de l'Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles en 1958, Gailliard est engagé comme reporter-dessinateur pour la revue Objectif 58[réf. nécessaire]. Dans ce même cadre, il participe à l'exposition L'Art belge contemporain avec ses œuvres Ma femme est partie (1947), La Rose distillée (1947) et N'avez-vous jamais écrit une lettre d'amour ? (1948). Cette année-là, il co-fonde avec Aubin Pasque, Max Bucaille, Serge Hutin, Thomas Owen et Robert Geenens le mouvement Fantasmagie, regroupant les tenants d'un art fantastique et magique[réf. nécessaire].

Le Tombeau de Michel de Ghelderode, 1956

Le , six ans après avoir peint Le Tombeau de Michel de Ghelderode (1956), Jean-Jacques Gailliard apprend le décès de son ami. Il le dessine sur son lit de mort. Un ouvrage reprenant la correspondance de Gailliard avec de Ghelderode, rehaussé de peintures, dessins et lithographies de Gailliard et de textes alors inédits de l'écrivain, aurait dû être publié mais ne l'a jamais été pour des raisons restées inconnues[37].

L'année 1962 est également marquée par l'obtention du Prix Émile Sacré[38].

Au milieu des années 1960, Jean-Jacques Gailliard reçoit la première Médaille d'Or de la Ville d'Ostende décernée à un peintre[réf. nécessaire]. En 1968, il offre personnellement au roi Baudouin et à la reine Fabiola un dessin qu'il a réalisé pour le programme du Gala de la Presse La Traviata[réf. nécessaire].

En 1970, le Musée d'Ixelles lui consacre une grande rétrospective avec près de deux cents œuvres[39], suivie par le Cercle artistique de Tournai qui en expose environ septante[40]. Le critique d'art Georges Fabry souligne le rôle de cette rétrospective dans la reconnaissance du peintre[41].

Le Peintre Giorgio de Chirico, Rome, 1974

Un banquet d'hommage est organisé à Bruxelles à l'occasion de ses 80 ans, rassemblant une centaine de personnes (artistes peintres, hommes de lettres, musiciens, conservateurs de musées et personnalités officielles). Gailliard est alors désigné « Prince des Peintres », succédant à James Ensor[42],[43].

En 1971, Jean-Jacques Gailliard devient membre de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, Classe des Beaux-Arts, Section Peinture[38]. Il reçoit aussi la Médaille Vermeil de l'Association royale des Artistes professionnels de Belgique[38].

Deux courts métrages lui sont consacrés pour la Radio-Télévision belge (RTB), réalisés par Sélim Sasson[44] et Greta Deses[45]. Un portrait réalisé par Gérard Corbiau et Pierre Delrock en 1973[46] est diffusé le sous le titre Le Jardin malade.

En 1974, Gailliard voyage à Rome avec sa famille et y retrouve Giorgio De Chirico qu'il avait connu dans les années 1920 à Paris. Le peintre italien l'invite à prendre le thé chez lui, à la Piazza di Spagna, en compagnie de sa femme Rita et de leur fille Isabelle. À cette occasion, De Chirico signe son propre portrait réalisé par Gailliard[47].

Au mois d', Jean-Jacques Gailliard peint sa dernière toile, J'ai cueilli des roses en Islande. Le 17, il décède à son domicile.

Décorations

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  • 1926 : Officier de l'ordre de la Couronne (Belgique) Officier de l'ordre de la Couronne
  •  : Officier de l'Ordre de Léopold II
  •  : Médaille civique de 1re classe
  •  : Officier de l'Ordre de la Couronne
  • 1972 : Officier de l'Ordre de Léopold

Œuvres principales

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L'œuvre de Jean-Jacques Gailliard se déploie sur plus de soixante ans et traverse plusieurs périodes stylistiques.

La période symboliste et swedenborgienne (1912-1920) débute par Œdipe enfant (1912), récompensé en 1913 par le premier prix de composition de l'Académie, et se poursuit avec la décoration intérieure de la Chapelle swedenborgienne d'Ixelles (1915), Le Jardin malade (1916), The Crimson Paradise (1917), Mes parents (1917, Musée Charlier), Le Mage d'Orient Malkisédech Prince Paix (1918, Fédération Wallonie-Bruxelles), L'Hiérophante ou Le Mage d'Orient (1918), Le Voyageur de la lumière (1919), La Parousie (1919) et Les Trois Testaments (1920, Glencairn Museum, Bryn-Athyn).

Les années parisiennes (1920-1924) donnent lieu à une série de portraits d'écrivains, d'artistes et de musiciens : Le Poète Maurice Maeterlinck (1921, Ministerie van de Vlaamse Gemeenschap), Réalgar — L'Esprit de Franz Gailliard (1922), L'Acteur caméléon (1922), C'est Jean Cocteau (1923) et Portrait d'Igor Stravinsky (1923, Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles).

Le retour en Belgique ouvre une phase d'explorations abstraites et symboliques (1924-1930) avec Deux Soleils dans un paysage (1924, collection de la Province du Hainaut), Orphée (1924, État belge), Pécheurs (1924, Belfius Art Collection), Échantillon (1924, Fédération Wallonie-Bruxelles), Morphologie no 4 (1924, Musée de Grenoble), Hommage à Salvator Rosa (1925), Foire (1925), Autosoleil (1927, Musée d'Ixelles), Épicerie Marianne (1927, Mu.Zee), Duo (1928, Musée universitaire de Louvain), La Dent d'Archimède (1929), Reconnaissance à Schliemann (1929), Familiarité d'objets (1930, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique) et la série des Chants d'oiseaux (1930-1931, Mu.Zee).

La période surimpressionniste et de reconnaissance (1930-1976) comprend Portrait de Gaston Denys Perier (1931), La Mer dans l'appartement (1931), La Lucarne de Scourbatcheff (1933, État belge), Rue des Trois Têtes (1940, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique), Portrait de René Seghers (1942, Provinciale Bibliotheek Limburg), Le Poète (1944, État belge), Adieux à la Montagne de la Cour, Bruxelles (1944), La Bénédiction de Sainte-Gudule (1944), Souvenirs de famille (1945), Nature-Morte « Mes amis me reconnaîtront toujours dans la nuit » (1947), Ma femme est partie (1947, Fédération Wallonie-Bruxelles), l'Autoportrait symbolique (1948), Les Yeux d'Ensor, Ostende (1949, Musée Van Buuren), La Forteresse (1949), Le Mont des Arts, Bruxelles (1955), Le Tombeau de Michel de Ghelderode (1956), Novalis (1958), L'Urne funéraire du Roi de Thulé (1961, Belfius Art Collection), Une Vie brisée (1962), Madame quitte ce monde (1962), Le Néant luit (1967, Stedelijk Museum voor Actuele Kunst), Le Peintre Giorgio de Chirico, Rome (1974), Le Sabbath n'a pas de soir (1974), La Praline du Waux-Hall (1975) et sa dernière toile, J'ai cueilli des roses en Islande (avril 1976).

Musées et collections

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Les œuvres de Jean-Jacques Gailliard sont conservées en Belgique dans de nombreuses institutions publiques. À Bruxelles, on les retrouve aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, au Musée d'Ixelles, au Musée Charlier, au Musée Van Buuren, à la Bibliothèque royale Albert Ier (Cabinet des Estampes et Archives et Musée de la Littérature), au Conservatoire royal de musique, au Musée de la Ville de Bruxelles, à la Maison des Arts de Schaerbeek, aux Archives de la Ville de Bruxelles, à l'Académie Royale de Belgique, à la Belfius Art Collection, à la Banque nationale, à la Fondation Maurice Carême, à la Bibliothèque précieuse de l'ULB et à la commune de Saint-Gilles. À Anvers, ses œuvres figurent au KMSKA et au MuHKA, ainsi qu'à la FIBAC.

D'autres institutions belges en conservent à Gand (Stedelijk Museum voor Actuele Kunst), Ostende (Mu.Zee), Louvain-la-Neuve (Musée universitaire de Louvain), Deurle (Musée Dhondt-Dhaenens), Stekene (Verbeke Foundation), Tournai (Musée des Beaux-Arts), Verviers, Liège, Dinant, Stavelot (Musée Guillaume Apollinaire), Comines-Warneton (Musée de la Société d'Histoire), Hasselt (Provinciale Bibliotheek Limburg) et Hoogstraten (Stedelijk Museum). Les administrations publiques détiennent également des œuvres : Fédération Wallonie-Bruxelles, Province du Hainaut, Province du Brabant, Vlaamse Overheid et État belge.

À l'étranger, des œuvres sont conservées au Musée de Grenoble et au Conseil général de la Manche à Saint-Lô (France), au Glencairn Museum de Bryn Athyn (États-Unis) et à la Stiftung Uttwiler Kunst d'Uttwil (Suisse).

Expositions personnelles

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Les premières expositions personnelles de Gailliard ont lieu à Bruxelles dans les années 1920 (Cercle Artistique au Théâtre du Parc, à l'initiative de La Lanterne Sourde, 1926 ; Palais des Beaux-Arts, Humain-Inhumain, 1929), suivies en 1942 par Poésie des rues de Bruxelles à la Galerie Dietrich. La Galerie Georges Giroux lui consacre deux expositions individuelles, une rétrospective en 1947 et Ostende autour d'Ensor en 1951.

À l'étranger, les Victor Waddington Galleries de Dublin l'exposent à trois reprises (1948, 1950 et 1954), suivies par les Gimpel Fils Galleries de Londres en 1951 (première exposition londonienne du peintre) et le Städtisches Museum de Braunschweig en 1959.

À partir de 1961, plusieurs hommages bruxellois et ostendais s'enchaînent : Musée Ensor à Ostende (1961), Hôtel de Ville de Saint-Gilles avec Mon langage, c'est la joie (1961), Musée des Beaux-Arts d'Ostende avec Magie d'Ostende (1966) et Kaleidoskoop (1970). La grande rétrospective de 1970 au Musée d'Ixelles, reprise au Cercle artistique de Tournai, marque la reconnaissance institutionnelle du peintre, suivie en 1972 par l'exposition itinérante Le voyageur de la lumière fantasque (Namur, Verviers, Ostende).

De 1978 à 1981, la série Les Demeures domiciliaires tourne à la Bibliothèque royale Albert Ier, à Mons, Liège et Namur. En 1981, l'Hôtel de Ville de Bruxelles présente Jean-Jacques Gailliard mémorialiste des rues de Bruxelles, exposition reprise en 1995 au Musée des Beaux-Arts de Saint-Lô. Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique lui consacrent une rétrospective au Musée d'Art Moderne en 1989. À l'initiative de la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale, l'Hôtel Charlier (1991) et l'Hôtel de Ville de Lille (Peintre surimpressionniste, 1992) accueillent des expositions itinérantes. En 2023, la Maison de James Ensor à Ostende présente Jean-Jacques Gailliard sur le thème « James Ensor ».

Bibliographie

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Livres et textes illustrés par Jean-Jacques Gailliard

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  • Louis Quiévreux, Le Mont des Arts cher à nos cœurs, Bruxelles, Édition du Flambeau, 1955.
  • Albert Valentin, Introduction à la Magie Blanche et Noire, s.l., 1926.
  • Lucien Romain, Réclames Lumineuses, Bruxelles, L'Ancre Noire, 1932.
  • René Seghers, Sonate voor Louise, Bruges, De Kinkhoren-Desclée de Brouwer, 1946.
  • Maurits Bilcke, Wilde Rozen, Gedichten, 1948.
  • [Divers auteurs], L'Estrille du Vieux Bruxelles, Bruxelles, Éditions Défense de Bruxelles, 1954.
  • Clément Pansaers, Parade pour Picabia, Verviers, Temps Mêlés, 1958.
  • Charles Van Lerberghe, « La Soirée avec Maurice Maeterlinck », in Synthèses, no 195, s.l., .
  • Paul Neuhuys, Le Cirque Amaryllis [avec quatre dessins originaux de Jean-Jacques Gailliard], s.l. [Deurne], Ça Ira, s.d. [1963].
  • James Ensor, Discours en la Cité de Liège, Liège, Éditions Dynamo (Brimborions no 146 bis), 1965.
  • Jean-Jacques Gailliard, « Un portrait nouveau de Maeterlinck », in Annales de la Fondation M. Maeterlinck, tome 14, 1969, p. 31-38.
  • Maurice Maeterlinck, Le Président Salazar, Liège, Éditions Dynamo (Brimborions no 178), 1969.
  • Robert Croquez, Ensor et son temps, Ostende, Éditions Erel, 1970.
  • Robert Croquez, Ensor et le Rotary, Ostende, Éditions Erel, 1973
  • Marie-Paule Cantarella, 150 ans de vie musicale, Bruxelles, Éditions Paul Legrain, 1979.
  • Jo Gérard, Cinq reines pour la Belgique, Bruxelles, Éditions J.-M. Collet, 1982.

Ouvrages réalisés par Jean-Jacques Gailliard

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  • Jean-Jacques Gailliard (préface de Filippo Tommaso Marinetti), Vie d'Alcibiade, Bruxelles, La Vache Rose, s.d. [1926]
  • Jean-Jacques Gailliard (préface de James Ensor), Vie de Swedenborg, douze linogravures réalisées en 1923, Bruxelles, Éditions Dutilleul, 1955.
  • Jean-Jacques Gailliard, Saint Michel de Ghelderode, mon ami, Liège, Éditions Dynamo, Pierre Aelberts (Brimborions no 144), 1965.
  • Jean-Jacques Gailliard (préface de Jo Verbrugghen), Haute-Trahison, Vilvorde, La Proue des Arts, B. Hamburski, 1972.
  • Jean-Jacques Gailliard (préface de Jean Blavier), La Palette du Menteur Divin, Verviers, Temps Mêlés, 1980.
  • Jean-Jacques Gailliard (introduction de Michel Hallers), L'Ombre d'une Ombre, poèmes, Morlanwelz, Les Marées de la Nuit, 1996.

Bibliographie sélective

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  • Albert Lepage, « Le Peintre Jean-Jacques Gailliard », in La Renaissance d'Occident no 2, 10e année, Tome XXVIII, .
  • Siméon Valentin [Elisabeth Saccasyn della Santa], Jean-Jacques Gailliard, Monographies de l'Art Belge, Éditions De Sikkel, Anvers, 1949.
  • Michel de Ghelderode, Ultimes Boutades. Écrits dédiés à Jean-Jacques Gailliard, Liège, Éditions Dynamo, Pierre Aelberts (Brimborions no 145), 1963.
  • Jo Verbrugghen, Jean-Jacques Gailliard "Black and White", Sint Lievens-Houtem, Cyanuur, 1970.
  • Georges Fabry, Le Voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972.
  • André Jocou, « Jean-Jacques Gailliard ou le Rêve éveillé », in Bulletin des Musée Royaux des Beaux-Arts de Belgique, no 1-3, 1974/1980.
  • Jean-Marie Bentein, Le roman de Jean-Jacques Gailliard de l'Académie royale de Belgique, Prince des peintres, poète de la peinture, Éditeur J.M. Bentein, 1975.
  • Jean Francis (préface de Léon Defosset), Jean-Jacques Gailliard dessine Bruxelles, Paris / Gembloux, Éditions Duculot, 1978.
  • Serge Goyens de Heusch, Les Jeux de l'Abstrait entre 1920 et 1930 [catalogue de l'exposition à la Galerie Armorial], Bruxelles, 1979.
  • Albert Crommelynck et Jos Albert, « Éloge de Jean-Jacques Gailliard. Note biographique », in Bulletins de l'Académie Royale de Belgique. Classe des Beaux-Arts, no 62, 1980, p. 61-73 (lire en ligne sur Persée).
  • Thomas Owen, Le Fantastique de Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Gai-Art, 1985.
  • Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Persistencia Iconografica del simbolo en la pintura de Jean-Jacques Gailliard, Coloquios de Iconografia, Madrid, Fundacion Universitaria Espanola, 1988.
  • Jo Gérard, Jean-Jacques Gailliard. Le Mystère de l'Enfance, Bruxelles, Éditions Gai-Art, 1990.
  • Serge Goyens de Heusch, Jean-Jacques Gailliard. Personnalités connues, méconnues, inconnues, Bruxelles, Éditions Gai-Art, 1990.
  • Geneviève Gailliard, Jean-Jacques dessine / Jean-Jacques Gailliard Tekent, Bruxelles est ici / Brussels is hier (Peintures et Dessins / Schilderijen en Tekeningen), Bruxelles, Hôtel de Ville de Saint-Gilles, 2004.
  • Sébastien Clerbois, « Jean-Jacques Gailliard (1890-1976) peintre "swédenborgien". Un patrimoine d'avant-garde oublié au panthéon de l'art sacré ? », in Revue de l'histoire des religions, no 1, 2013, p. 85-111 (DOI 10.4000/rhr.8062).
  • Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Marot, 2014.

Notes et références

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  1. Jean-Marie Bentein, Le roman de Jean-Jacques Gailliard de l'Académie royale de Belgique, Prince des peintres, poète de la peinture, J.M. Bentein éditeur, 1975, p. 11-12 ; Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 27-36 ; Serge Goyens de Heusch, Jean-Jacques Gailliard. Personnalités connues, méconnues, inconnues, Bruxelles, Éditions GAI-ART, 1990, p. 99.
  2. Voir le témoignage de Jean-Jacques Gailliard cité dans Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 39.
  3. Roger-Pierre Turine, « Jean-Jacques Gailliard de retour », sur La Libre Belgique, (consulté le )
  4. Pour des reproductions d'œuvres représentant rues et façades de maisons de Bruxelles, voir par exemple Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Marot, 2014, p. 330-353.
  5. Jean-Marie Bentein, Le roman de Jean-Jacques Gailliard de l'Académie royale de Belgique, Prince des peintres, poète de la peinture, J.M. Bentein éditeur, 1975, p. 25.
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Sébastien Clerbois, « Jean-Jacques Gailliard (1890-1976) peintre « swédenborgien ». Un patrimoine d'avant-garde oublié au panthéon de l'art sacré ? », Revue de l'histoire des religions, no 1, , p. 85-111 (DOI 10.4000/rhr.8062, lire en ligne).
  7. 1 2 Jean-Marie Bentein, Le roman de Jean-Jacques Gailliard de l'Académie royale de Belgique, Prince des peintres, poète de la peinture, J.M. Bentein éditeur, 1975, p. 24.
  8. H. Roulin, « La Revue Indépendante », Bruxelles. Tiré du No 4 (Tome V) de la revue swedenborgienne, « La Nouvelle Jérusalem », Bruxelles, 1925.
  9. Fernand Khnopff, « Quelques notes sur la chapelle de la Station missionnaire américaine de l'Église de la Nouvelle Jérusalem à Ixelles », Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 1916, p. 83-87.
  10. Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 63.
  11. Voir à ce sujet les reproductions des œuvres dans Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Marot, 2014, p. 278-283.
  12. Extrait du catalogue du Salon de peinture de l'Expo 58, cité dans Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 64.
  13. Ce tableau est conservé aujourd'hui au Glencairn Museum de Bryn Athyn, en Pennsylvanie.
  14. Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Marot, 2014, p. 98.
  15. Sur cette dualité, voir Phil Mertens, « Ô divine abstraction », dans le catalogue de l'exposition rétrospective Jean-Jacques Gailliard 1890-1976, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 20 janvier – 12 mars 1989, p. 13 ; Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 57 ; Thomas Owen, Le fantastique de Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Gai-Art, 1985, p. 82.
  16. Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 20.
  17. Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 18.
  18. Expression utilisée par Jean-Jacques Gailliard dans un article de Charles Conrardy paru dans Anthologie, janvier 1927, cité dans Jean-Marie Bentein, Le roman de Jean-Jacques Gailliard de l'Académie royale de Belgique, Prince des peintres, poète de la peinture, J.M. Bentein éditeur, 1975, p. 44.
  19. Sur les portraits, voir par exemple Serge Goyens de Heusch, Jean-Jacques Gailliard. Personnalités connues, méconnues, inconnues, Bruxelles, Éditions Gai-Art, 1990 ; Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Marot, 2014, p. 266-209.
  20. Serge Goyens de Heusch, Jean-Jacques Gailliard. Personnalités connues, méconnues, inconnues, Bruxelles, Éditions GAI-ART, 1990, p. 46-47 ; p. 100.
  21. Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 89.
  22. Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Marot, 2014, p. 31.
  23. Voir Xavier Canonne, Jean-Jacques Gailliard, Les Jeux de l'Abstrait 1920-1930, Berchem, Ronny Van de Velde éditeur, 2017.
  24. 1 2 Jean-Marie Bentein, Le roman de Jean-Jacques Gailliard de l'Académie royale de Belgique, Prince des peintres, poète de la peinture, J.M. Bentein éditeur, 1975, p. 51.
  25. Voir à ce sujet les reproductions de ces œuvres dans Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Marot, 2014, p. 268-277.
  26. Jean-Marie Bentein, Le roman de Jean-Jacques Gailliard de l'Académie royale de Belgique, Prince des peintres, poète de la peinture, J.M. Bentein éditeur, 1975, p. 50.
  27. Pierre Dejemeppe, Saint-Gilles. Les Histoires des rues, Bruxelles, Commune de Saint-Gilles ; Les rencontres saint-gilloises, , 174 p. (ISBN 9782960047967, lire en ligne), p. 84
  28. Jean-Claude Vantroyen, « « Ma peinture, c'est de la peinture présente » », Le Soir, (lire en ligne).
  29. Stéphane Rey, « Jean-Jacques Gailliard surimpressionniste » dans Le Phare dimanche, no 115 du 20 mai 1947.
  30. Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 116.
  31. Rétrospective Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Galerie Georges Giroux, 10 – 28 mai 1947.
  32. Oil Paintings. Jean-Jacques Gailliard, Dublin, The Victor Waddington Galleries, 19 février – 2 mars 1948 ; Recent Paintings by Jean-Jacques Gailliard, Dublin, The Victor Waddington Galleries, 11 – 22 mai 1950 ; Paintings. Jean-Jacques Gailliard, Dublin, The Victor Waddington Galleries, 26 mai – 4 juin 1954.
  33. Siméon Valentin, Jean-Jacques Gailliard, Monographies de l'Art Belge, Anvers, Éditions De Sikkel, 1949.
  34. Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 22.
  35. https://www.ronnyvandevelde.com/Media/VanDeVeldeMedia/pressClipp/pressClippDocument/2018-12-19-11-37-9_LR_opmaak_gailliard_v2.pdf
  36. Jean-Jacques Gailliard. "Mon langage, c'est la joie", Bruxelles, Hôtel de Ville de Saint-Gilles, 7 – 19 octobre 1961.
  37. Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Marot, , p. 395
  38. 1 2 3 Albert Crommelynck et Jos Albert, « Éloge de Jean-Jacques Gailliard : note biographique », Bulletins de l'Académie Royale de Belgique. Classe des Beaux-Arts, no 62, , p. 61-73 (lire en ligne).
  39. Rétrospective Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Musée d'Ixelles, 3 mars – 5 avril 1970.
  40. Rétrospective Jean-Jacques Gailliard, Tournai, Cercle Artistique de Tournai, 9 – 31 mai 1970.
  41. Georges Fabry, Le voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, 1972, p. 128.
  42. Jean-Marie Bentein, Le Roman de Jean-Jacques Gailliard de l'Académie royale de Belgique. Prince des peintres, poète de la peinture, J.M. Bentein, , p. 73
  43. Georges Fabry, Le Voyageur de la lumière fantasque, Ostende, Éditions Erel, , p. 128
  44. Sélim Sasson, Entretien littéraire : Jean-Jacques Gailliard, film en noir et blanc, 16 mm, durée 32 min 9 s, 1970.
  45. Greta Deses, Le Peintre et son Image, film en couleur, 35 mm, durée 12 min, 1973.
  46. Gérard Corbiau et Pierre Delrock, Portrait de Jean-Jacques Gailliard, film en couleur, 16 mm, durée 63 min 39 s, 1973.
  47. Alfonso Enriquez de Villegas Diaz, Jean-Jacques Gailliard, Bruxelles, Éditions Marot, , p. 398

Liens externes

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