Jacqueline Aubry
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Jacqueline Émilienne Augustine Aubry |
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Jacqueline Aubry, née le à L'Île-Bouchard et morte le à Saint-Benoît-la-Forêt (Indre-et-Loire), est l'une des voyantes des apparitions mariales de L'Île-Bouchard en 1947.
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance
[modifier | modifier le code]Née le , Jacqueline Aubry est la fille de Marcel Aubry et de Madeleine Robin, mariés en 1928 et propriétaires d'une pâtisserie à L'Île-Bouchard. Jacqueline a un frère aîné, Jacques (1933-1997) et une sœur, Jeanne (1940-2011). Ses parents ne pratiquent pas, mais elle est scolarisée à l'école primaire tenue par les Sœurs de Jeanne Delanoue et suit le catéchisme de la paroisse[1],[2].
Événements de 1947
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Du 8 au , alors âgée de 12 ans, Jacqueline aurait été témoin, avec sa sœur Jeanne, sa cousine Nicole Robin (1937-2018) et une voisine, Laura Croizon (1939-1999), d'apparitions de la Vierge Marie et de l'ange Gabriel dans l'église Saint-Gilles de L'Île-Bouchard. Celle-ci leur aurait demandé de prier pour la France, les familles, les vocations et les pécheurs, et de faire construire une grotte - qui deviendra par la suite le sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Prière. Au cours des apparitions, Jacqueline, alors malvoyante, est guérie de façon inexpliquée[3].
Le , André Vingt-Trois, alors archevêque de Tours, autorise par décret les pèlerinages et le culte public célébré à L'Île-Bouchard en l’honneur de « Notre-Dame de la Prière »[4].
Vie professionnelle et retraite
[modifier | modifier le code]Jacqueline obtient son certificat d'étude en 1949. Son père meurt d'un cancer en 1951. La mère de Jacqueline, après avoir mis la pâtisserie en location, s’installe à Tours avec ses enfants. Jacqueline travaille quelque temps dans une boutique d’objets d’art puis, grâce à une religieuse qui aide sa famille, elle prépare le brevet élémentaire et devient institutrice. Elle enseigne à l’Institut Saint-Saturnin puis à l’école Notre-Dame-La-Riche à Tours. Ses dons pédagogiques lui valent une appréciation élogieuse de l’inspecteur. Très aimée des enfants, elle éveille chez plusieurs d’entre eux une vocation sacerdotale ou religieuse. Elle prend sa retraite en 1992 et revient habiter L'Île-Bouchard où elle témoigne des apparitions auprès des pèlerins. En 1998, elle entre dans la communauté de l'Emmanuel[1],[5].
Décès et obsèques
[modifier | modifier le code]Atteinte d'une maladie à corps de Lewy, Jacqueline Aubry meurt à 80 ans le [6], à l'hôpital Sainte-Jeanne-d'Arc de Saint-Benoît-la-Forêt, après quelques mois passés dans une maison de retraite à Chinon[1]. Ses obsèques sont célébrées en l'église Saint-Gilles le suivant par Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours[7] en présence d'Yves Le Saux, évêque du Mans, d'Albert-Marie de Monléon, évêque émérite de Meaux, et de Jean Pateau et Antoine Forgeot, pères abbés de Fontgombault[réf. nécessaire].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 « Les témoins directs des apparitions de l’Ile-Bouchard », sur Sanctuaire marial de l'Île-Bouchard.
- ↑ Yves Chiron, « À propos de quelques apparitions », Aletheia, no 245, (lire en ligne).
- ↑ Gauthier Vaillant, « Décès de Jacqueline Aubry, voyante présumée de L’Île-Bouchard », La Croix, (lire en ligne).
- ↑ Hugues Lefèvre, « Jacqueline Aubry, l’humble voyante de l’Ile-Bouchard », Famille chrétienne, (lire en ligne).
- ↑ « France : Jacqueline Aubry, voyante de L’Ile-Bouchard s’est éteinte », Zenit, (lire en ligne).
- ↑ « Chinon : disparition d'une des fillettes qui déclaraient avoir vu la Sainte Vierge », La Nouvelle République, (lire en ligne).
- ↑ « Foule aux obsèques de Jacqueline Aubry », La Nouvelle République, (lire en ligne).