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Jack Chambrin

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Jack Chambrin
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Naissance
Décès
(à 64 ans)
Créteil
Nom de naissance
Jack Gabriel Louis ChambrinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Française
Activité
Maître
Mouvement
Distinction

Jack Chambrin, né le à Rambouillet, et mort le à Créteil[1], est un peintre et graveur (bois gravé et lithographie) français. On le classe doublement parmi les peintres de l'École d'Alger et de la seconde École de Paris.

Maurice Denis
Henri Lhote dans le Sahara mauritanien

« Descendant de paysans et d'artisans »[2], Jack Chambrin est l'élève de Maurice Denis, puis de Pierre-Eugène Clairin. « Farouchement indépendant, restitue Gérald Schurr, il se dégage très jeune des leçons de Maurice Denis pour demander instinctivement au Fauvisme, au cubisme puis à l'expressionnisme des exemples de discipline qui ordonnent son lyrisme naturel »[3].Boursier de l'État, prix national en 1950, il est nommé à la maison Descartes à Amsterdam en 1952 et parcourt la Hollande, l'Allemagne et la Scandinavie. Il obtient le prix de la commission du Tourisme, le prix Fénéon en 1954, et le prix Abd-el-Tif la même année[4]. Il participe avec les autres lauréats d'Abd-el-Tif, Robert Martin et Georges Le Poitevin, à la mission Henri Lhote au Sahara en 1957[5]. « Les peintures rupestres du désert, évoque encore Gérald Schurr, l'invitent alors à la fresque, à la décoration murale ; et la "muralité" constitue en effet l'un des caractères de ses compositions, où s'accroche vivement et vibre la lumière »[3]. Pour Pierre Mac Orlan, c'est essentiellement au retour en Europe de Jack Chambrin que sa période algérienne portera réellement ses fruits, dans la luminosité accrue de ses toiles[6].

Jack Chambrin participe aux principaux Salons de mai, d'automne, des Tuileries, des peintres témoins de leur temps, Comparaisons, et Salon du mur vivant. Devenant avec Jacques Van den Bussche, Philippe Cara Costea, Georges Feher et Alain Mongrenier artiste permanent de la Galerie Jean-Claude Bellier à Paris, il est nommé professeur à l'Institution Saint-Aspais de Melun, puis à l'Académie Frochot à Paris. Il reçoit le prix du Conseil général des Yvelines de Mantes-la-Jolie en 1980, puis le prix Roger-Worms de la Fondation Taylor en 1980. Il déclare que sa peinture « n'est ni abstraite, ni figurative, mais par contre elle est réaliste »[7]. Il se rapproche dans ses compositions de l'école de peinture issue de Braque, Gromaire, Villon, Manessier, avec une influence fauve. Gérald Schurr perçoit que « rejetant l'anecdote et l'accident, le peintre, dans une polychromie ruisselante, riche et nourrie, nous communique son émotion devant le motif : un style frémissant et maîtrisé, un savant équilibre entre la représentation et l'expression »[3].

Passionné par les bonsaïs, Jack Chambrin publie en 1981 un Guide de l'amateur de bonsaï.

En 1982, Jack Chambrin est, avec Jean Bertholle, Roland Bierge, Paul Charlot, Jean Cornu, Albert Laurezo, Jean Marzelle, Roger Montané et Marcel Mouly, parmi les neuf artistes qui rompent avec le Salon d'automne pour créer un groupe autonome, l'association 109 prenant en 1983, année du décès de notre artiste, le nom de Biennale 109, organisant régulièrement la manifestation éponyme qui, par des hommages poshumes, entretiendra sa mémoire[8].

Jack Chambrin habitait au 4, rue Camille-Tahan, dans le dix-huitième arrondissement de Paris et était également attaché à la ville de Melun où une rue porte aujourd'hui son nom.

Collections publiques

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Collections privées

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Contributions bibliophiliques

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  • André Henry, Bergson, maître de Péguy, enrichi d'un bois gravé original Portrait d'Henri Bergson par Jack Chambrin, Éditions Elvézir, 1948.
  • Fernand Bridoux, Melun ville royale, illustrations de Jack Chambrin, Éditions du Syndicat d'initiatives de Melun, 1957[14].
  • André Barrault, L'église Saint Aspais de Melun, illustrations de Jack Chambrin, Éditions Moussy, Gruot et Bonne, Meaux, 1964

Expositions

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Expositions personnelles

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  • Oran, 1956.
  • Galerie J.-C. de Chaudun, Paris, [15].
  • Galerie Jean-Claude Bellier, Paris, octobre-[16], [3].
  • Artcurial, Paris, 1975.
  • Dammarie-les-Lys, 1978.
  • Château des Egrefins, 1980.
  • Hommage à Jack Chambrin 1919-1983, musée de Melun, octobre-[17].
  • Jack Chambrin et le groupe des 109, musée de Melun, 1988.
  • Espace Saint-Jean, Melun, - [18].
Stedelijk Museum Amsterdam, 1951
Parc du Valentino, Turin, 1953

Expositions collectives

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Dits de Jack Chambrin

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  • « Une existence difficile, l'habitude, depuis l'enfance, du rythme terrien lent et réfléchi, toutes les formes de communion, même manuelles, avec la nature, un amour passionné pour la musique ont agi sur ma peinture. Une toile doit tout signifier de l'homme qui la peint et du sujet choisi. Porté vers le paysage pur de toute présence humaine, je lui voudrais le poids d'un visage. Paysage industriel pris résolument dans notre temps, chantiers, ports…, qui témoignent de l'homme et conservent son parfum… S'il faut me situer dans une lignée, que ce soit celle des constructeurs : Paul Cézanne, Georges Seurat, Roger de La Fresnaye, Maurice Loutreuil, Jacques Villon, Marcel Gromaire, et aussi Yves Alix à qui je dois beaucoup. Je recherche humblement, après eux, un équilibre où technique et poésie trouveraient leur compte. Enfin et surtout, je crois que dans la peinture la part du cœur doit être immense. » - Jack Chambrin[2]
  • « Paul Cézanne est pour moi le pont magnifique qui reconduit vers Camille Corot, Jean Siméon Chardin, les frères Le Nain, Le Lorrain, etc. Il m'offre le plus clair exemple de tradition française : sensibilité et raison attentivement rassemblées pour communiquer l'amour. » - Jack Chambrin[26]

Réception critique

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  • « Une toile de Chambrin, par sa construction comme par sa touche pensées et profondément senties, par sa couleur sobre et dense, est toujours émouvante. Avec qui la regarde, elle établit un intense rapport affectif sur lequel le temps n'a aucune prise. » - Jean Pierre[2]
  • « Des toiles lyriques et concises, aux grands rythmes libres mais rigoureux, un style fougueux et puissant aux harmonies parfaitement ordonnées. » - Gérald Schurr[17]

Références

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  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. 1 2 3 Jean Pierre, « Entretien avec Mireille Miailhe, Jack Chambrin et Michel de Gallard », Les Lettres françaises, 6 septembre 1951, p. 7.
  3. 1 2 3 4 Gérald Schurr, « Chambrin », ABC Décor n°72, octobre 1970, pages 74-75.
  4. Le Prix Abd-el-Tif, liste des lauréats
  5. « Un jeune peintre français au Sahara, Jack Chambrin, vous initie au Tassili », Les Lettres françaises, n°696, 14 novembre 1957.
  6. Pierre Mac Orlan, Jack Chambrin, Prix Fénéon 1954, Éditions Galerie J.-C. de Chaudun, 1959.
  7. Bob Buys, Franse Schilder Jack Chambrin van Amsterdam, « Haarlem's Dagblad », 8 novembre 1958
  8. Arts hebdo medias, « Biennale 109 : peinture et sculpture en bords de Seine », histoire du groupe, 2011
  9. Topic Topos, panneau décoratif par Jack Chambrin à Melun
  10. Centre national des arts plastiques, "Fruits et verres" dans les collections
  11. Centre national des arts plastiques, "Amsterdam" dans les collections
  12. Thierry de Maigret, Catalogue de la collection Jean Bouret, Hôtel Drouot, Paris, 28 octobre 2021.
  13. Thierry Clermont, La plume hantée de Guy Dupré, « Le Figaro », 9 septembre 2010
  14. Henri Héraut, « Les expositions : Jack Chambrin », Journal de l'amateur d'art, n°228, 25 mars 1959, page 15.
  15. Jack Chambrin, « interview à propos de son exposition à la galerie Jean-Claude Bellier », émission Arts d'aujourd'hui, France Culture, 22 octobre 1966.
  16. 1 2 Gérald Schurr, « Les expositions », La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°35, 21 octobre 1983, page 37.
  17. « Le retour au pays du peintre Jack Chambrin », Le Parisien, (lire en ligne)
  18. « Courrier des ateliers », Le Figaro littéraire, 10 novembre 1951, p. 9.
  19. Bob Beuys, « Billet d'Amsterdam : les Français en Hollande », Les Lettres fra,çaises, 10 janvier 1952, p. 9
  20. Patrick-F. Barrer, Histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  21. Pierre Descargues, « À Turin, les "Pittori d'Oggi" rendent hommage à Jacques Villon », Les Lettres françaises, 1er octobre 1953, p. 8
  22. Maurice Chapelan, « Les tableaux de Félix Fénéon se sont changés en une manne pour les écrivains et les artistes », Le Figaro littéraire, 6 mars 1954, p. 4
  23. Mme Yves Farge (préface), Exposition organisée à l'occasion des États généraux du désarmement - Catalogue, Cercle Volney, 1963, « Jack Chambrin : n°53 ».
  24. Musée San Telmo, 1er Salon Biarritz - San Sebastian, présentation de l'événement, 1965
  25. « Enquête : "Non ! Cézanne n'est pas le précurseur des abstraits" nous disent de jeunes peintres - Jack Chambrin voit en Cézanne le moyen de remonter jusqu'aux sources de la tradition française », Les Lettres françaises, 22 janvier 1953, p. 10

Bibliographie

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Écrits de Jack Chambrin

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  • Jack Chambrin, « Le Louvre n'est plus un musée national », Les Lettres française, 27 juillet 1953, p. 9 (consulter en ligne).

Liens externes

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