Aller au contenu

Heavenly Recordings

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Heavenly Recordings
Fondation 1990
Fondateur Jeff Barrett
Genre indie rock, indie pop
Pays d'origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Siège Londres
Site web heavenlyrecordings.com

Heavenly Recordings est un label indépendant britannique basé à Londres et fondé en 1990 par Jeff Barrett.

Jeff Barrett débute dans la musique en organisant des concerts à Plymouth (Devon), puis est engagé en 1985 par Alan McGee dans le label indépendant Creation, travaillant notamment comme tour manager pour le groupe écossais The Jesus and Mary Chain[1],[2]. Il rencontre par la suite Mike Chadwick, gérant d'une société de distribution indépendante à Bristol, qui lui propose de s'associer pour fonder un label. Heavenly Recordings est fondé en 1990 à Londres[3],[4]. Le nom Heavenly est trouvé par Jeff Barrett, qui le considère comme « un bon nom pop » et juge qu'il « résume bien tout ce qu'il aime dans la vie »[1],[5].

La première sortie du label est un single du duo house Sly And Lovechild, The World According To Sly & Lovechild, produit par le DJ Andrew Weatherall[6], un ami de Jeff Barrett à l'époque[1]. Heavenly publie également en 1991 le premier album du groupe d'indie pop Saint Etienne, Foxbase Alpha, qui sera nommé pour le Mercury Prize en 1992[7]. La même année, ils publient deux singles du groupe de rock alternatif Manic Street Preachers, avant leur signature chez Columbia[8]. La chanteuse folk Beth Orton publie également trois albums avec Heavenly à partir de 1996, dont Central Reservation (1999), qui sera couronné d'un Brit Award[9],[2].

De 2000 à 2009, Heavenly est associé au label EMI. Ils publient au cours de cette décennie les deux premiers albums de Doves, tous les deux certifiés platine au Royaume-Uni, ainsi que le premier album de The Magic Numbers, qui s'écoule à plus d'un million d'exemplaires, et deux albums d'Edwyn Collins (ex Orange Juice)[2].

Après 2010, ils publient notamment des albums de Toy (rock psychédélique, Royaume-Uni), King Gizzard and the Lizard Wizard (rock psychédélique, Australie) ou Mark Lannegan (rock, US), ancien chanteur du groupe de grunge américain Screaming Trees[8],[10]. Le trio hip-hop irlandais Kneecap fait également partie du label depuis ses débuts.

En 2015, à l'occasion de ses 25 années d'existence le label publie une compilation intitulée Heavenly 25[2],[11]. Un livre retraçant l'histoire du label, Believe In Magic, est également publié en 2020, pour ses 30 ans[12].

En 2024, ils reçoivent le prix du meilleur label indépendant aux AIM Independent Music Awards (en)[13].

Heavenly Social

[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 90 le label lance des soirées club appelées Heavenly Social nights, qui voient notamment l'émergence du duo électro The Chemical Brothers, aux commandes de la soirée de 1997 à 1999. Le label ouvre ensuite en 1999 son propre bar, appelé The Social, situé dans le quartier de SoHo à Londres. Le lieu abrite des concerts et des soirées club, ainsi que des soirées littérature organisées par l'éditeur anglais Faber & Faber[14],[15].

Artistes actuels

[modifier | modifier le code]

Anciens Artistes

[modifier | modifier le code]

Références

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 3 (en) Kin Woo, « Forever Heavenly », sur Dazed
  2. 1 2 3 4 (en) Tim Jonze, « Heavenly records at 25: ‘There was never a plan … it was all about what was happening tonight’ », sur The Guardian,
  3. (en) Megan White, « What it's like to run a cult record label for 25 years », sur Huck,
  4. (en) Tim Ingham, « Essential knowledge: Mike Chadwick on indie distribution, Spotify, Oasis, The Cartel, Essential--and 35 years in the music business. », sur Music Week,
  5. Lisa Wright, « Une histoire de Heavenly Records en huit disques », Vice Noisey, 7 février 2014.
  6. « Sly And Lovechild* – The World According To Sly & Lovechild », sur Discogs
  7. (en) Cam Lindsay, « 26 Years Later, the Story Behind Saint Etienne’s Genre-Bending Debut ‘Foxbase Alpha’ », sur VICE,
  8. 1 2 (en) Lisa Wright, « A History Of Heavenly Records In Eight Releases », sur VICE,
  9. (en) « Beth Orton gives it a rest », sur NME,
  10. « Label Watch : Heavenly », sur Norman Records
  11. (en) Luke Morgan Britton, « Heavenly Recordings announce 25th anniversary compilation ‘Heavenly 25’ », sur NME,
  12. (en) Tom Skinner, « Heavenly Recordings announce new book to mark 30th anniversary », sur NME,
  13. (en) « Jorja Smith, Sampha, Barry Can't Swim and Potter Payper among AIM Independent Music Awards winners », sur Music Week,
  14. (en) Luke Bainbridge, « Fight for the Social, the West End’s last bastion of the counter-culture », sur The Guardian,
  15. (en) « Beat Generation », sur The Guardian,

Liens externes

[modifier | modifier le code]
Ressources relatives à la musique (pour Heavenly Recordings)Voir et modifier les données sur Wikidata :