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Eliomys quercinus

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Lérot

Eliomys quercinus
Description de cette image, également commentée ci-après
Lérot
Classification MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Rodentia
Sous-ordre Sciuromorpha
Famille Gliridae
Sous-famille Leithiinae
Genre Eliomys

Espèce

Eliomys quercinus
(Linnaeus, 1758)

Statut de conservation UICN

( NT )( NT )
NT  : Quasi menacé

Statut CITES

Sur l'annexe  III  de la CITES Annexe III , Rév. du 22/04/76

Eliomys quercinus, le lérot, est un rongeur nocturne proche des loirs, appartenant à la famille des Gliridae.

Dénominations

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Outre lérot, il est aussi appelé lérot commun, loir lérot[1], liron, loir des greniers[2], rat fruitier[3] ou rat-bayard.

Caractéristiques

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Eliomys quercinus - Muséum de Toulouse

Le lérot est un petit mammifère mesurant une quinzaine de centimètres (sans la queue) et pesant entre 60 à 140 grammes. Le masque noir autour des yeux, lui donnant un aspect de « bandit », le contraste entre le pelage ventral blanc et dorsal gris-brun, ainsi que sa longue queue bicolore à extrémité élargie permettent de le reconnaître facilement.

Il appartient à un groupe ancien de rongeurs (les Gliridae) et possède à la fois des incisives adaptées pour ronger et des dents pointues de type carnassier.

Le lérot est capable de perdre une partie de la peau de sa queue par autotomie, à la manière des lézards, lorsqu’il est attaqué par un prédateur[4]. Cette partie ne repousse cependant pas.

Écologie et comportement

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Le lérot est un animal à la fois terrestre et arboricole, aux mœurs nocturnes. Il dort le jour dans un nid dissimulé dans un trou d'arbre, un ancien nid d'oiseau (voire un nichoir) ou dans un bâtiment humain, et descend au sol pour se nourrir.

Comme les autres Gliridae européens (loirs, muscardins), il hiberne et entre en léthargie complète durant l'hiver.

Alimentation

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Son régime alimentaire est varié et comprend des fruits, des baies et diverses graines. Il consomme également des insectes, voire de petits animaux.

Il n'est pas rare, notamment pendant la période de reproduction, d’observer des comportements de cannibalisme entre individus.

Omnivore, le lérot peut aussi consommer de petits vertébrés tels que des lézards, des oiseaux ou des amphibiens. Ce phénomène est aussi observé de manière récurrente à la sortie de l'hibernation.

Reproduction

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La femelle a une seule portée par an, comprenant de 2 à 7 petits. L'accouplement a lieu entre avril et mai, et la gestation dure environ trois semaines.

La maturité sexuelle est atteinte au bout d'un an, et la longévité est de 3 à 4 ans à l'état sauvage.

À la naissance, les petits mesurent environ cm (sans la queue), sont roses et aveugles (paupières closes). Ils émettent des cris aigus (ultrasons) et développent rapidement un duvet gris clair. Leur vigueur augmente rapidement.

Le premier signe distinctif apparaît au niveau des yeux, encore fermés, avec l’apparition d’une bande noire caractéristique.

Prédateurs

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Le lérot peut être la victime des fouines et des oiseaux nocturnes (chouettes et hiboux) qui fréquentent le même habitat. Les chats sont aussi des prédateurs pour ces animaux près des maisons. Les tondeuses présentent un danger non négligeable pour ces petits animaux.

Habitat et répartition

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Carte de répartition.

Le lérot est présent dans une grande partie de l'Europe moyenne, de la côte ouest (absent de Scandinavie, sauf en Finlande, des îles Britanniques et des Balkans) jusqu'à l'Oural à l'est. Il est également présent en Asie Mineure.

Il vit dans les vergers, les jardins et les parcs, et se rencontre fréquemment à proximité des habitations humaines (plus fréquent que le muscardin ou le loir). Il occupe volontiers les greniers (où il peut faire du tapage nocturne) et les bâtiments abandonnés. Il utilise également des habitats de substitution, notamment dans les paysages agricoles traditionnels comprenant des vergers, des haies et des pâturages boisés.

Territorial, le lérot dispose d’un domaine vital d'au moins 150 mètres, qu'il défend contre ses congénères (les affrontements sont fréquents)[5].

Classification

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L'espèce est encore classée par certains auteurs dans la famille des Myoxidés dans le sous-ordre des Myomorpha[6].

Statut de conservation et menaces

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Le lérot est une espèce en régression dans une grande partie de son aire de répartition, pour des causes encore partiellement mal comprises.

L’usage de pesticides ainsi que la dégradation de ses habitats (bocages, prairies, arbres creux ou morts, bâtiments anciens pour l'hibernation) semblent contribuer à ce déclin. La diminution des habitats naturels liée à l’intensification de l’agriculture constitue l’une des principales menaces pesant sur l’espèce.

La pollution lumineuse pourrait également avoir un impact, bien que ce point reste encore peu étudié. L'éclairage artificiel en bord de route n'a aucune interaction avec le lérot. Un lérot peut très bien vivre dans une haie bocagère à côté d'une route éclairée. On trouve dans le commerce des poisons pour tuer ces animaux.

L’espèce est classée comme quasi menacée (NT) sur la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

En 2022, le lérot a été désigné « animal de l’année » en Suisse par Pro Natura afin de sensibiliser à la protection de ses habitats naturels.

Aspect culturel

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Notes et références

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  1. (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0-444-51877-0), 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  2. Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  3. « Rat fruitier : caractéristiques & comment s'en débarrasser », (consulté le )
  4. L. Cuénot, L'autotomie caudale chez quelques rongeurs, Archives de zoologie expérimentale et générale, 4e série, Tome VI. Lire le texte
  5. « Lérot »
  6. (fr + en) ITIS : Eliomys quercinus (Linnaeus, 1766) (consulté le )

Liens externes

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