Cambiano
| Cambiano | |
L'église de Cambiano. | |
Armoiries |
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| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Cambiagne |
| Nom piémontais | Cambiagn |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10020 |
| Code ISTAT | 001048 |
| Code cadastral | B462 |
| Préfixe tél. | 011 |
| Démographie | |
| Gentilé | cambianesi |
| Population | 5 884 hab.[1] (2026) |
| Densité | 417 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 44° 58′ 00″ nord, 7° 47′ 00″ est |
| Altitude | Min. 253 m Max. 253 m |
| Superficie | 1 410 ha = 14,1 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Vincenzo et Sant'Anastasio |
| Fête patronale | 22 janvier |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
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Cambiano (en français Cambiagne) est une commune de la ville métropolitaine de Turin dans le Piémont en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Cambiano (en piémontais : Cambiagn) est située au pied des collines du Piémont, à quelques kilomètres au sud-est de Turin. Elle est bordée à l’est et au nord par les hameaux de Pessione, Fontaneto, Cassano, Falcettini, Monza, Fortemaggiore et Fasano (sous Chieri), ainsi que par une zone semi-collinaire proche du hameau San Pietro. Les localités Sauglio, San Martino, Benne (de Pecetto) et une partie de Pino Torinese font également partie de son territoire.
À l’ouest, Cambiano est limitrophe de Trofarello, et au sud de Santena et d’une partie de Villastellone. La commune comprend aussi deux zones excentrées : la frazione de Madonna della Scala (au nord, partiellement partagée avec Chieri) et la localité de Mosi-Mosetti (à l’est).
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines et Antiquité
[modifier | modifier le code]Les premières traces d’un peuplement sur le territoire de Cambiano remontent à l’époque romaine (IIIe siècle), comme en témoignent des vestiges archéologiques, dont les fondations d’un grand bâtiment rural dans la région dite « San Pancrazio », ainsi que six pièces de bronze, dont deux datent avec certitude de l’époque des Antonins, plus précisément des premières années de l’empereur Gallien (vers 250 apr. J.-C.). Le nom du village pourrait provenir du celtique CAMBIUS, latinisé en Cambianus.
Le premier document mentionnant le nom « Cambiano » est un acte de vente datant de février 959, dans lequel Ugo di Levaldigi vend à Bernardo di Masio et à ses frères Ugo et Aldo des terres situées dans la région de Chieri, dont Cambiano, écrit sous la forme plurale Cambianis[3].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Au XIe siècle, Cambiano est lié à l’abbaye bénédictine de Nonantola, qui possède des territoires en Piémont. En 1034, le village est cédé aux comtes de Biandrate, fidèles à l’empereur. En 1064, Pierre de Savoie, fils aîné de la marquise Adélaïde, tient un parlement à Cambiano pour rendre justice et trancher des questions locales.
En 1155, Cambiano est détruit par Frédéric Barberousse en même temps que Chieri, dont il dépend étroitement. Les habitants de Cambiano participent activement à la reconstruction de Chieri. En 1253, Cambiano est dirigé par un podestat et des consuls, tout en restant lié à Chieri, dont les habitants jouissent des mêmes droits que les Chieriens, sans les contraintes imposées aux autres alliés du libre Commune.
Époque moderne
[modifier | modifier le code]Entre les XVe et XVIe siècles, Cambiano passe sous la domination des Savoie. En 1618, Charles-Emmanuel Ier de Savoie accorde le fief à la famille noble piacentine Scotti (ou Scotto), mais celle-ci s’éteint sans héritier. En 1642, le village est racheté par les riches familles Borgarelli. En 1630, Cambiano est frappé par la peste, puis envahi par les Français. Pendant la guerre de Trente Ans, après la bataille de La Rotta (Moncalieri-Villastellone), les troupes françaises pillent et campent à Cambiano.
En 1691, le village est cédé au marquis Vittorio Carron di San Tommaso, qui le rétrocède en 1702 à la comtesse Maria Margherita Tana en échange d’Avigliana. Il passe ensuite à Giovanni Antonio, puis, en 1769, à la famille Turinetti.
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]Au XIXe siècle, Cambiano connaît une phase de développement et de modernisation. Grâce à un projet du comte Manfredo Bertone di Sambuy, une société anonyme pour l’instruction primaire est créée, basée sur l’actionnariat populaire. En 1859, la population atteint 2 697 habitants.
Pendant l’Empire napoléonien, Cambiano subit de graves dégâts à cause des inondations du rio Tepice, un petit affluent du Pô. Au XXe siècle, l’économie locale, traditionnellement agricole, se diversifie avec l’implantation d’industries, comme la Fornace Carena et, en 1982, le Centre d’études et de recherches Pininfarina. En 2012, pour célébrer les 30 ans du centre, Pininfarina nomme « Cambiano » une voiture concept présentée au salon de Genève.
Patrimoine
[modifier | modifier le code]- Église Saints-Vincent-et-Anastase, dédiée aux saints patrons, détruite lors du sac de 1640, puis reconstruite dans la seconde moitié du XVIIe siècle. La façade actuelle date de 1735, conçue par l’architecte Vittone. À l’intérieur, un tableau du peintre piémontais Giuseppe Chiantore (1747-1824) représente les deux saints patrons. Le clocher, haut de 52 mètres, est construit en 1883 avec les briques de l’ancienne tour médiévale, abattue cette année-là[4].
- Église du Saint-Esprit, fondée par la confrérie du même nom à la fin du XVIe siècle, elle donne un accès piéton au bourg central, depuis la via Camillo Benso vers la place municipale G. Ferrero. L’église, construite en plusieurs étapes, est achevée en 1711 avec une façade baroque. Elle abrite deux statues, celle de Sainte Rita et celle de Saint Joseph, ainsi qu’une représentation du Saint Suaire de Turin sur le portail.
- Tour médiévale campanile, située non loin de l’église du Saint-Esprit, sur la via Camillo Benso. Appelée aussi Tour Porte ou Porta Stellina, elle donne un accès piéton au bourg central. Probablement construite au XIIIe siècle comme tour de guet militaire, elle a été remaniée à plusieurs reprises. En 1883, elle est presque entièrement abattue et reconstruite, avec l’ajout d’un cadran solaire et d’une horloge.
- Château des Mosi et des Mosetti, à l’est du bourg. Ce sont deux édifices médiévaux, distants de quelques centaines de mètres l’un de l’autre et datant du XIIe siècle. Le premier est aujourd’hui en ruine. La tour des Mosetti se termine par une pointe en forme de clarion, typique des fortifications médiévales construites pour défendre les paysans des campagnes voisines.
- Madonna della Scala, petite église du XVIIIe siècle, avec un clocher de style néogothique, située dans la frazione du même nom, vers la voisine Chieri. Elle est liée au culte marial de la cathédrale de Chieri, bien qu’administrée par Cambiano.
Administration
[modifier | modifier le code]Madonna della Scala
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Pino Torinese, Chieri, Pecetto Torinese, Moncalieri, Trofarello, Santena, Villastellone
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Enzo Osella (1939 - 2025), fondateur d'une écurie de course automobile qui porte son nom, engagée en Formule 1 de la 1980 à la 1990, est né à Cambiano.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Cenni storici - Comune di Cambiano », sur Comune di Cambiano - Portale istituzionale, (consulté le )
- ↑ Lorenzo Alberton, « Parrocchia di Cambiano (TO) - STORIA E ARTE - Chiesa della Confraternita dello Spirito Santo » [archive du ], sur www.parrocchia-cambiano.it (consulté le )
