Berat Albayrak
| Berat Albayrak | |
Berat Albayrak en 2019. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre turc du Trésor et des Finances | |
| – (2 ans, 3 mois et 30 jours) |
|
| Président | Recep Tayyip Erdoğan |
| Gouvernement | Erdoğan IV |
| Prédécesseur | Naci Ağbal |
| Successeur | Lütfi Elvan |
| Ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles | |
| – (2 ans, 7 mois et 16 jours) |
|
| Premier ministre | Ahmet Davutoğlu Binali Yıldırım |
| Gouvernement | Davutoğlu III Yıldırım |
| Prédécesseur | Ali Rıza Alaboyun |
| Successeur | Fatih Dönmez |
| Député à la Grande Assemblée nationale de Turquie | |
| – (3 ans, 1 mois et 3 jours) |
|
| Élection | 7 juin 2015 |
| Réélection | 1er novembre 2015 24 juin 2018 |
| Circonscription | Istanbul I |
| Législature | 25e, 26e et 27e |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Berat Albayrak |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Istanbul (Turquie) |
| Nationalité | Turc |
| Parti politique | AKP (depuis 2015) |
| Conjoint | Esra Erdoğan |
| Entourage | Recep Tayyip Erdoğan (beau-père) |
| Diplômé de | Université d'Istanbul Université Pace |
| Profession | Chroniqueur |
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|
Berat Albayrak (né le à Istanbul) est un homme d'affaires et un homme politique turc, ancien PDG de la Çalık Holding. C'est le gendre du président turc, Recep Tayyip Erdoğan. Il est ministre du Trésor et des Finances du au .
Biographie
[modifier | modifier le code]Berat Albayrak est né le à Istanbul. Son père Sadık est un ancien journaliste et homme politique islamiste[1]. Il est originaire de Trabzon. Il a fait ses études primaires à l'école primaire Fındıkzade et ses études secondaires au lycée Fatih Erkek. Berat Albayrak, qui a épousé en 2004 Esra Albayrak, la fille aînée du président de la République de Turquie Recep Tayyip Erdoğan, est père de quatre enfants: trois garçons (Ahmet Akif né en 2006, Sadık Eymen né en 2015, Hamza Salih né en 2020) et une fille (Emine Mahinur née en 2009).
Après avoir obtenu son diplôme en anglais et gestion d'entreprise à l'université d'Istanbul en 1999, il décroche en 2004 un master en finance à la Lubin School of Business de l'université Pace à New York. En 2011, il obtient un doctorat à la faculté de banque et finance de l'université Kadir Has avec une thèse intitulée « Les sources d'énergie renouvelables et leur financement dans la production d'énergie électrique »[2].
Avant de se lancer en politique, Berat Albayrak dirige jusqu'en 2013[3] Calik Holding, un important conglomérat ayant des intérêts dans le textile, l'énergie et, surtout, les médias, avec l'« influent quotidien » Sabah, troisième plus important quotidien du pays proche du Parti de la justice et du développement, et la chaîne d'information A Haber[1].
Carrière politique
[modifier | modifier le code]Il est élu député de la Grande Assemblée nationale lors des élections législatives de juin 2015 et réélu en novembre de la même année ainsi qu'en juin 2018.
En , il devient ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles. Le , il est nommé ministre du Trésor et des Finances dans le gouvernement Erdoğan IV[4]. Il démissionne de ses fonctions le [5] sur Instagram. Le , il démissionne aussi de son poste de vice-président du fonds souverain turc, Turkey Wealth Fund[6].
Pétrole et État islamique
[modifier | modifier le code]Berat Albayrak a été accusé par les Russes et l'opposition turque de jouer un rôle majeur dans la vente de pétrole par l'État islamique (EI) via la Turquie[2],[7],[8]. En , WikiLeaks publie plus de 57 000 courriels, de 2000 à 2016, qui auraient été obtenus par RedHack, et que WikiLeaks a déclaré provenir des mails personnels de Berat Albayrak[9]. Ceux-ci étaient censés relier Berat Albayrak au trafic de pétrole de l'EI. The Independent a indiqué que les courriels montraient que « Albayrak avait une connaissance intime des problèmes de personnel et de salaire chez Powertrans, une entreprise qui a obtenu de façon controversée le monopole du transport routier et ferroviaire de pétrole vers le pays depuis le Kurdistan irakien », ajoutant que « les médias turcs ont rapporté en 2014 et 2015 que Powertrans avait été accusé de mélanger le pétrole produit par l'EI dans la Syrie voisine et de l'ajouter aux expéditions locales qui ont finalement atteint la Turquie ». Berat Albayrak avait précédemment nié qu'il avait le moindre lien avec Powertrans[10]
À la fin de 2016, John R. Bass, l'ambassadeur des États-Unis en Turquie, a déclaré que les allégations concernant l'implication du gouvernement turc dans le commerce du pétrole de l'EI n'étaient pas fondées, citant les excuses officielles émises par la CIA concernant ses affirmations de 2014[11].
Interdiction de Wikipédia
[modifier | modifier le code]En , les autorités turques bloquent l'accès à Wikipedia à travers le pays. En , il a été révélé que l'article de Wikipedia sur Albayrak faisait partie des quatre pages qui ont conduit à l'interdiction de l'encyclopédie en ligne[12],[13].
Vie privée
[modifier | modifier le code]Albayrak a épousé la fille de Recep Tayyip Erdoğan, Esra Erdoğan en . Ils ont trois enfants.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Berat Albayrak, gendre d'Erdogan et l'un des hommes forts de Turquie, la-croix.com, 9 juillet 2018
- 1 2 (de) « Die Rache von Erdogans Schattenmann », Stern,
- ↑ (en) Çalık Holding: The spearhead of the Turkish government’s control over the media exposed in Pandora Papers, medyanews.net, 6 octobre 2021
- ↑ « Turquie : l'ascension météorique de Berat Albayrak, le « gendre idéal » d'Erdogan », sur lesechos.fr (consulté le )
- ↑ « La disgrâce du gendre d’Erdogan », sur L'Orient-Le Jour,
- ↑ AFP, « Le gendre d'Erdogan démissionne du puissant fonds souverain », sur lorientlejour.com, (consulté le )
- ↑ (en) « Erdogan’s son in law ‘linked to Isis oil trade’ », The Times,
- ↑ (en) « Russia accuses Turkish President Erdogan's son-in-law of being 'linked to Isis oil trade' », The Independent,
- ↑ (en) « RedHackers daunt the Erdogan family », Al Monitor,
- ↑ (en) Bethan McKernan, « Email cache proves Turkish oil minister’s links to Isis oil trade », The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) Ben Ariel, « 'There's no evidence that Turkey buys oil from ISIS' », Arutz Sheva 7, (consulté le )
- ↑ (en) « Turkish authorities block Wikipedia », BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) Omer Benjakob, « Revealed: The Four Articles That Got Wikipedia Banned in Turkey », Haaretz, (consulté le )