Bataille de la Hougue
| Date |
(Barfleur) & (La Hougue / Cherbourg) |
|---|---|
| Lieu | Au large de l'île de Tatihou |
| Issue | Victoire anglo-hollandaise |
| Amiral Tourville | Amiral Russell |
| 44 navires de ligne 13 autres navires 3 240 canons 21 000 hommes[1] |
88 navires de ligne 37 autres navires 6 750 canons 39 000 hommes |
| 15 navires de ligne | 2 navires |
Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Batailles
- Philippsbourg (1688)
- Sac du Palatinat (1689)
- Baie de Bantry (1689)
- Mayence (1689)
- Walcourt (1689)
- Fleurus (1690)
- Cap Béveziers (1690)
- La Boyne (1690)
- Limerick (1690)
- Staffarda (1690)
- Québec (1690)
- Coni (1691)
- Mons (1691)
- Leuze (1691)
- Aughrim (1691)
- La Hougue (1692)
- Namur (1692)
- Steinkerque (1692)
- Lagos (1693)
- Neerwinden (1693)
- La Marsaille (1693)
- Charleroi (1693)
- Saint-Malo (1693)
- Ter (1694)
- Palamós (1694)
- Camaret (1694)
- Texel (1694)
- Dieppe (1694)
- Bruxelles (1695)
- Namur (1695)
- Dogger Bank (1696)
- Carthagène (1697)
- Barcelone (1697)
- Baie d'Hudson (1697)
| Coordonnées | 49° 35′ 03″ nord, 1° 12′ 31″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de la Hougue, qui se déroule du 29 mai au 3 juin 1692 à l'est du Cotentin, au large de Saint-Vaast-la-Hougue (actuel département de la Manche), est un épisode naval de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697).
Elle oppose une flotte française de 44 navires de ligne commandée par le vice-amiral Tourville et une flotte anglo-hollandaise de 88 navires de ligne commandée par l'amiral Russell. Elle s'achève, après un premier engagement peu concluant le 29 mai, par une victoire des Anglo-Hollandais.
Cette bataille résulte du projet de Louis XIV d'effectuer un débarquement en Angleterre afin de rétablir sur le trône le roi Jacques II, renversé en 1688 lors de la Glorieuse Révolution par son beau-fils Guillaume III d'Orange-Nassau, stathouder de Hollande. Un corps expéditionnaire de 20 000 hommes est rassemblé en avril 1692 dans le Cotentin, dans un immense camp au-dessus de Quinéville[2].
Le 29 mai, Tourville, arrivant de Brest pour embarquer le corps expéditionnaire, est surpris par la flotte de Russel. L'engagement qui s'ensuit, appelé « bataille de Barfleur », est, compte tenu de la disproportion des forces, plutôt favorable à Tourville, qui ne perd aucun navire. Néanmoins, l'expédition vers l'Angleterre est compromise ; de surcroît, dans les cinq jours qui suivent, tandis qu'une partie de la flotte française parvient à se mettre à l'abri dans le port de Saint-Malo après avoir franchi le raz Blanchard, quinze des plus gros vaisseaux français restés en arrière, notamment le vaisseau amiral, sont détruits par l'ennemi après avoir été volontairement échoués sur la côte.
Les Anglo-Hollandais reprennent alors le contrôle de la Manche, après leur défaite de Béveziers en .
Contexte
[modifier | modifier le code]La guerre de la ligue d'Augsbourg
[modifier | modifier le code]La guerre de la Ligue d'Augsbourg oppose la France de Louis XIV, allié à l'Empire ottoman et aux jacobites d'Écosse (partisans de Jacques II) à une vaste coalition européenne, dirigée par le roi d'Angleterre et stathouder de Hollande[3] Guillaume III d'Orange-Nassau, allié aux Habsbourg d'Autriche, dont le chef est l'empereur Léopold Ier[4], aux Habsbourg d'Espagne (Charles II) et au Portugal.
Cette coalition a pour but de s'opposer aux visées expansionnistes de Louis XIV.
Le projet de Louis XIV de débarquement en Angleterre
[modifier | modifier le code]En 1692, après trois années de guerre, Louis XIV, persuadé de la faiblesse de l'engagement anglais au sein de la coalition[pas clair], décide de mettre sur pied une opération militaire pour rétablir Jacques II sur son trône en débarquant 20 000 hommes en Angleterre[5]. Jacques II est en effet le cousin germain de Louis XIV, étant le fils d'Henriette de France, fille d'Henri IV et il est catholique, une des raisons de sa chute en 1688. Un succès affaiblirait considérablement la coalition, notamment en ce qui concerne les forces navales.
Une des conditions de la réussite de ce projet est que Tourville dispose de forces navales suffisantes pour tenir tête à la flotte coalisée formée par les marines du royaume d'Angleterre et de la république des Provinces-Unies. Il est prévu qu'il dispose de 70 vaisseaux bien équipés, en rassemblant la flotte du Ponant (Brest) et la flotte du Levant (Toulon).
Bien qu'il soit à la tête de la flotte française, Tourville n'a aucun pouvoir décisionnaire en ce qui concerne la stratégie générale de l'opération. Celle-ci est en effet placée sous le commandement de Jacques II, de François d'Usson de Bonrepaus et de Bernardin Gigault de Bellefonds, commandant du corps expéditionnaire.
Préludes
[modifier | modifier le code]Le courrier de Louis XIV à Tourville (26 mars 1692)
[modifier | modifier le code]Le , le roi adresse par courrier ses directives à Tourville, alors à Brest.
Tourville doit impérativement quitter Brest le ; aucun retard ne sera toléré, quitte à laisser en arrière les vaisseaux non armés.
Il doit envoyer la partie de sa flotte la plus rapide au Havre prendre contact avec Bonrepaus pour le prévenir de son arrivée, se rendre à la Hougue pour embarquer l'infanterie, puis attendre l'arrivée des navires amenant le reste des troupes.
Le lieu du débarquement en Angleterre doit être choisi par Jacques II, à qui Tourville est tenu d'obéir en tout point, ainsi qu'à Bellefonds.
Une fois le débarquement effectué, il renverra les bâtiments de transport dans leurs ports respectifs et restera dans la Manche pour protéger les troupes débarquées.
Au cas où Tourville rencontrerait les Anglais avant d'arriver à la Hougue, le roi lui donne l'ordre de les combattre : « Sa majesté veut absolument qu'il parte de Brest ledit jour , quand même il aurait avis que les ennemis seraient dehors avec un nombre de vaisseaux supérieurs à ceux qui seraient en état de le suivre. […] En cas qu'il les rencontre en allant à la Hougue, Sa Majesté veut qu'il les combatte en quelque nombre qu'ils soient […] et s'il a du désavantage, Sa Majesté se remet à lui de sauver l'armée le mieux qu'il pourra. »[6].
La trop lente progression de la flotte du Levant (21 mars-29 mai 1692)
[modifier | modifier le code]La flotte du Levant (16 vaisseaux), partie de Toulon le sous le commandement de l'amiral Victor Marie d'Estrées, capture deux navires anglais le .
Alors qu'elle s'apprête à passer Gibraltar (), elle subit une violente tempête qui détruit deux vaisseaux. L'amiral fait demi-tour pour s'abriter à Malaga et réparer les avaries. Il apprend alors qu'un convoi anglais se trouve à proximité. Le , il envoie cinq navires les attaquer. Pour éviter la capture, les Anglais incendient leurs bateaux[7].
La flotte du Levant ne franchit le détroit de Gibraltar que le . Le , jour de l'engagement de Tourville à Barfleur, la flotte mouille devant le fort de Bertheaume, entre Brest et Le Conquet.
Rassemblement du corps expéditionnaire dans le Cotentin (avril-mai 1692)
[modifier | modifier le code]En , les troupes du corps expéditionnaires commencent à arriver dans le Cotentin.
Pierre Mangon du Houguet, l'un des plus anciens historiens du Cotentin, note : « Les troupes viennent camper à Quettehou, et voisines de la Hougue[pas clair]… Tous les mois d'avril et de mai se passèrent en préparatifs avec grand appareil, et beaucoup de braves gens prêts à passer en Angleterre »[8].
De nombreuses difficultés apparaissent, notamment des conflits entre l'armée de terre et la marine[Lesquels ?][9]. Le recrutement du corps expéditionnaire rencontre aussi des difficultés : à la date prévue du déclenchement de l'opération, il manque environ 2 500 hommes.
Première phase : la bataille de Barfleur (29 mai 1692)
[modifier | modifier le code]Départ de Tourville de Brest (12 mai 1692)
[modifier | modifier le code]Le , la flotte de Tourville (44 vaisseaux avec 3 240 canons) quitte Brest, sans le renfort des seize navires de l'escadre du Levant, encore au large du Portugal, et de vingt navires commandés par François Louis Rousselet de Châteaurenault. Tourville ne dispose que d'une quarantaine de vaisseaux sous-armés en hommes et en équipement[10].
Alors que ses s'engagent dans la Manche, le corsaire John Tupper (de Guernesey) les découvre et prévient l'amiral Russel de l'arrivée de la flotte française[11].
La bataille (29 mai 1692)
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Le jeudi , la flotte de Tourville se dirige vers la Hougue pour embarquer le corps expéditionnaire. Mais les flottes anglaise et hollandaise font à ce moment leur jonction au large de Barfleur, soit au total 88 vaisseaux de ligne avec 6 750 canons[11].
L'amiral n'est pas prévenu à temps que la flotte anglo-hollandaise est très supérieure à la sienne. Conformément aux directives royales de mars 1692, Tourville décide d'attaquer la flotte ennemie.
Pendant près de douze heures, la bataille se déroule au large à 21 milles marins (sept lieues marines) entre le cap de la Hougue et la pointe de Barfleur.
Bilan mitigé de la bataille de Barfleur
[modifier | modifier le code]Le résultat est indécis. Les Français n'ont perdu aucun vaisseau tandis que les Anglais ont perdu le contre-amiral Richard Carter et deux navires[12],[13]. Le Soleil Royal a aussi coulé cinq brûlots
Les Anglo-Hollandais font état de 5 000 marins tués et 3 000 blessés alors que les français comptent seulement 1 700 tués. Cependant les marins français sont beaucoup plus difficiles à remplacer. Louis XIV dira lui-même « j'ai eu plus de joie à apprendre que quarante-quatre de mes vaisseaux ont battu quatre-vint-dix-neuf de mes ennemis pendant un jour, que des pertes que j'ai faites »[14].
Compte tenu de la disproportion des forces, on peut considérer que c'est une victoire de Tourville. Mais en pratique, la flotte française doit renoncer à l'expédition projetée et se mettre à l'abri en profitant de la nuit et de la brume.
Deuxième phase : le repli de la flotte française (30 mai-3 juin)
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Faute de fortifications sur la côte normande, ou d'une rade sûre, Tourville prévoit alors de rejoindre Brest ou Saint-Malo afin de pouvoir réparer les navires, dont la plupart sont endommagés. La flotte navigue vers l'ouest et atteint l'extrémité du Cotentin, à l'entrée du raz Blanchard.
Un succès : l'entrée de l'escadre de Panetié à Saint-Malo
[modifier | modifier le code]Vingt-sept navires parviennent à franchir le raz avant la renverse des courants, puis à rallier Saint-Malo sous le commandement de François Panetié malgré la poursuite d'une escadre anglo-hollandaise.
Cet épisode met en valeur le rôle de pilote d'un marin du Croisic (actuel département de la Loire-Atlantique), Hervé Riel. En 1871, son rôle sera commémoré par un poème de l'écrivain britannique Robert Browning.
Mais les plus gros vaisseaux, dont le navire amiral, le Soleil Royal, ne réussissent pas franchir le raz. Renvoyés par les courants et les vents vers le nord-est et poursuivis par les Anglais, ils sont contraints de gagner la côte afin d'y trouver refuge[11].
Destruction de trois vaisseaux à Cherbourg
[modifier | modifier le code]Le , trois navires fortement touchés pendant la bataille sont échoués sur la côte à Cherbourg : le Triomphant près de l'embouchure de la Divette, l'Admirable sur les Mielles, et le Soleil Royal, navire amiral, à la pointe du Hommet. L'artillerie des fortifications de la ville tient pour quelque temps l'ennemi à distance mais les « saintes-Barbes » (stocks de poudre) du Soleil Royal et du Triomphant s'embrasent et explosent : les projections de débris et de boulets provoquent de gros dégâts matériels et humains dans la ville.
Échouage et destruction (2 et 3 juin) de douze vaisseaux à La Hougue
[modifier | modifier le code]Tourville, à bord d'un autre vaisseau, poursuit sa route vers la Hougue, dans l'espoir d'être appuyé par les troupes et bateaux qui s'y trouvent encore[11].
Une fois arrivé, l'amiral reçoit l'ordre d'échouer ses vaisseaux : il importe en effet de conserver canons et équipages. Six sont échoués près de l'île Tatihou (Le Merveilleux, Le Saint-Philippe, L'ambitieux, Le Foudroyant, Le Magnifique et Le Terrible), et six autres derrière la pointe de la Hougue[11] (Le Fort, Le Gaillard, Le Bourbon, Le Fier, Le Tonnant, Le Saint-Louis)[15].
Les et , les Anglais, embarqués sur des chaloupes, incendient l'un après l'autre les navires échoués. Jacques II (1633-1701) assiste depuis les hauteurs de Quinéville à ce spectacle qui marque la fin de ses ambitions.
Bilan et conséquences de la bataille de la Hougue
[modifier | modifier le code]Du côté anglo-hollandais : une victoire mal exploitée
[modifier | modifier le code]La destruction de quinze vaisseaux français (à la Hougue et à Cherbourg) correspond à peu près aux pertes subies par la flotte anglo-hollandaise deux ans plus tôt à la bataille du cap Béveziers.
Cette victoire navale anglo-hollandaise n'est cependant pas mieux exploitée par les vainqueurs que celle de Béveziers ne l'a été par les Français. Cela envenime un conflit entre le secrétaire d'État Nottingham et l'amiral Russel, qui est finalement écarté du commandement de la flotte anglaise pour l'année 1693.
Du côté français : des conséquences limitées
[modifier | modifier le code]La destruction des navires de ligne à proximité des côtes permet de récupérer à marée basse la quasi-totalité des équipages et de l'armement, ce qui atténue le préjudice subi. À l'époque, le couvert forestier français est suffisant pour faire face aux besoins de la marine, il est donc plus facile de remplacer un navire qu'un équipage expérimenté[1]. De fait, les quinze vaisseaux perdus sont remplacés dès l'année suivante.
Louis XIV, conscient que ce sont ses ordres qui ont contraint Tourville à livrer bataille en situation d'infériorité, ne lui en tient pas rigueur, le nommant maréchal de France l'année suivante ()[15].
Suites
[modifier | modifier le code]La question des fortifications littorales dans le Cotentin
[modifier | modifier le code]Cette défaite navale révèle la nécessité de consolider la défense de la baie. Deux ans plus tard, deux tours similaires sont construites, l'une à la pointe de La Hougue et l'autre sur l'île Tatihou.
Elle révèle aussi l'erreur des adversaires de Vauban, qui ont convaincu Louis XIV d'arrêter les travaux du port de Cherbourg et même de démolir ses fortifications.
Destin des épaves de la Hougue de 1692 à nos jours
[modifier | modifier le code]Pendant quelques décennies, les vestiges de la flotte de Tourville ont servi de point d'amarrage pour les marins et de ressources en bois. Peu à peu oubliés, les restes envasés des épaves (quilles, varangues principalement) sont redécouverts en 1985 par Christian Cardin, donnant lieu à d'importantes trouvailles archéologiques, en parte présentées au musée maritime de l'île Tatihou.
De ces découvertes est né le projet de l'association Tourville de reconstruire le Jean-Bart, vaisseau de 1er rang contemporain du Saint-Philippe et du Magnifique, tous deux retrouvés parmi les épaves de La Hougue.
En 2022, trois épaves retrouvées en 1990 sont identifiées comme des vaisseaux français coulés durant la bataille. Deux de ces épaves, enfouies sous une épaisse couche de vase, présentent un réel intérêt scientifique et historique[16].
Les forces en présence
[modifier | modifier le code]Vue d'ensemble
[modifier | modifier le code]- Angleterre : 56 vaisseaux de ligne (plus navires auxiliaires)
- Provinces-Unies[17] : 26 vaisseaux de ligne (idem)
- Total de la flotte coalisée : 82 vaisseaux de ligne, plus de nombreux bâtiments auxiliaires
- France : 44 vaisseaux de ligne, plus de nombreux bâtiments auxiliaires
Liste des vaisseaux et des capitaines, classés par escadres
[modifier | modifier le code]| Escadre blanche (Almonde) (Provinces-Unies) |
Canons | Capitaine | Sort | Escadre bleue et blanche (d'Amfreville) (France) |
Canons | Capitaine | Sort |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Noord Holland | 68 | Jacob de Jonge | Bourbon | 68 | Capitaine de vaisseau de Perrinet | Brûlé à La Hougue | |
| Zeelandia | 90 | schout-bij-nacht (contre-amiral) Geleyn Evertsen | Monarque | 90 | Chef d'escadre de Nesmond | Brest | |
| Ter Goes | 54 | Maarten Barentsz | Aimable | 70 | CV Charles-César de Boscal de Réals | Brest | |
| Gelderland | 64 | Johan Willem van Rechteren | Saint-Louis | 64 | CV Jean de La Roque-Persin | Brûlé à La Hougue | |
| Veere | 62 | Cornelis Mosselman | Diamant | 60 | CV Simon de Pas de Feuquières (mort en juin de ses blessures à la bataille de Barfleur) | Le Havre | |
| Koning Willem | 92 | Vice-admiraal Carel Van der Putte | ... | ||||
| Eerste Edele | 74 | Andries de Boer | ... | ||||
| Wappen van Medemblick | 50 | Jan Visscher | … | ||||
| Brandenburg | 92 | Hendrik van Toll | … | ||||
| West-Friesland | 88 | schout-bij-nacht Jan Gerritsz. Muijs | Gaillard | 68 | Capitaine de vaisseau Chevalier d'Amfreville | Brûlé à La Hougue | |
| Zeelandia | 64 | Philips Schrijver | Terrible | 88 | CV de Sébeville | Brûlé à La Hougue | |
| Ripperda | 50 | Herman Lijnslager | Merveilleux | 90 | Lieutenant général marquis d'Amfreville | Brûlé à La Hougue | |
| Slot Muyden | 72 | Paulus Van der Dussen | Tonnant | 80 | CV de Septèmes | Brûlé à La Hougue | |
| Prins | 92 | Luitenant-admiraal Philips van Almonde | Saint-Michel | 60 | CV comte de Villars | Saint-Malo | |
| Elswoud | 72 | Louis, Graaf van Nassau | Sans Pareil | 62 | CV François Sochet de Ferville | Saint-Malo | |
| Schatterschoef | 50 | Jan Barend van Wassenaar | … | ||||
| Leijden | 64 | Pieter Klaasz. Decker | … | ||||
| Prinses Maria | 92 | Vice-admiraal Gillis Scheij | … | ||||
| Amsterdam | 64 | Cornelis Van der Saan | Sérieux | 64 | CV marquis de Blénac | Saint-Malo | |
| Stad en Lande | 50 | Ross | Foudroyant | 84 | Chef d'escadre de Relingue | Brûlé à La Hougue | |
| Veluwe | 64 | Cornelis van Brakel | Brillant | 62 | Capitaine de vaisseau Commandeur de Combes | Saint-Malo | |
| Castel Medenblick | 86 | Vice-admiraal Gerard Callenburgh | … | ||||
| Ridderschap van Holland | 72 | Johan van Convent | … | ||||
| Maagd van Dordrecht | 60 | Matthijs Paradijs | … | ||||
| Capitaen Generael | 84 | Schout-bij-nacht Philips van der Goes | … | ||||
| Zeven Provinciën | 76 | Evert de Liefde | … |
| Escadre rouge (Russell) (Angleterre) |
Canons | Capitaine | Sort | Escadre blanche (Tourville) (France) |
Canons | Capitaine | Sort |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| St Michael | 90 | Thomas Hopson | Fort | 60 | Capitaine de vaisseau de La Rongère | Brûlé à La Hougue | |
| Lennox | 70 | John Munden | Henri | 64 | CV de La Roche-Allard | Saint-Malo | |
| Bonaventure | 50 | John Hubbard | Ambitieux | 96 | Capitaine de vaisseau Saujon Lieutenant général marquis de Villette-Mursay |
Brûlé à La Hougue | |
| Royal Katherine | 82 | Wolfram Cornwall | Couronne | 76 | Capitaine de vaisseau de Montbron | Saint-Malo | |
| HMS Sovereign of the Seas | 100 | Humphrey Sanders. Vice admiral Sir Ralph Delaval | Maure | 52 | Capitaine de vaisseau des Augiers | Saint-Malo | |
| Captain | 70 | Daniel Jones | Courageux | 58 | CV de La Luzerne | Saint-Malo | |
| Centurion | 50 | Francis Wyvil | ... | ||||
| Burford | 70 | Thomas Harlow | ... | ||||
| Elizabeth | 70 | Stafford Fairborne | Perle | 52 | CV de Forbin | Saint-Malo | |
| Rupert | 66 | Basil Beaumont | Glorieux | 64 | CV de Châteaumorant | Saint-Malo | |
| Eagle | 70 | John Leake | Conquérant | 84 | CV du Magnou | Saint-Malo | |
| Chester | 50 | Thomas Gillam | Soleil Royal | 104 | CV Charles des Nos Vice-amiral de Tourville |
Brûlé à Cherbourg | |
| St Andrew | 96 | George Churchill | Saint-Philippe | 84 | CV marquis d'Infreville | Brûlé à La Hougue | |
| Britannia | 100 | John Fletcher. David Mitchell. Admiral of the fleet Edward Russell | Admirable | 90 | CV de Beaujeu | Brûlé à Cherbourg | |
| London | 96 | Matthew Aylmer | ... | ||||
| Greenwich | 54 | Richard Edwards | ... | ||||
| Restoration | 70 | James Gother | ... | ||||
| Grafton | 70 | William Bockenham | ... | ||||
| Hampton Court | 70 | John Graydon | Content | 68 | CV de Sainte-Maure | Saint-Malo | |
| Swiftsure | 70 | Richard Clarke | Souverain | 80 | Chef d'escadre marquis de Langeron | Brest par la Manche | |
| St Albans | 50 | Richard Fitzpatrick | Illustre | 70 | Capitaine de vaisseau de Combes | Brest par la Manche | |
| Kent | 70 | John Neville | Modéré | 52 | Capitaine de vaisseau d'Évry | Saint-Malo | |
| HMS Royal William | 100 | Thomas Jennings. Rear admiral Sir Cloudesley Shovell | ... | ||||
| Sandwich | 90 | Antony Hastings (tué) | ... | ||||
| Oxford | 54 | James Wishart | ... | ||||
| Cambridge | 70 | Richard Lestock | ... | ||||
| Ruby | 50 | George Mees | ... |
| Escadre bleue (Ashby) (Angleterre) |
Canons | Capitaine | Sort | Escadre bleue (Gabaret) (France) |
Canons | Capitaine | Sort |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Hope | 70 | Henry Robinson | Excellent | 60 | CV du Rivault-Huet | Saint-Malo | |
| Deptford | 50 | William Kerr | Prince | 56 | Capitaine de vaisseau de Bagneux | Brest par la Manche | |
| Essex | 70 | John Bridges | Magnifique | 86 | Chef d'escadre marquis de Coëtlogon | Brûlé à La Hougue | |
| Duke | 90 | William Wright. Rear admiral Richard Carter (mort au combat) | Laurier | 64 | Capitaine de vaisseau d'Hervault | Saint-Malo | |
| Ossory | 90 | John Tyrell | ... | ||||
| Woolwich | 54 | Christopher Myngs | ... | ||||
| Suffolk | 70 | Christopher Billop | ... | ||||
| Crown | 50 | Thomas Warren | ... | ||||
| Dreadnought | 64 | Thomas Coall | ... | ||||
| Stirling Castle | 70 | Benjamin Walters | ... | ||||
| Edgar | 72 | John Torpley | Brave | 58 | Capitaine de vaisseau de Chalais | Saint-Malo | |
| Monmouth | 66 | Robert Robinson | Entendu | 60 | Capitaine de vaisseau de Ricoux | Le Havre. Naufrage | |
| Duchess | 90 | John Clements | Triomphant | 76 | CV Antoine-François de Machault de Belmont | Brûlé à Cherbourg | |
| Victory | 100 | Edward Stanley. Admiral Sir John Ashby | Orgueilleux | 94 | CV de Courbon-Blénac Lieutenant général Gabaret |
Brest par la Manche | |
| Vanguard | 90 | Christopher Mason | Fier | 80 | CV de La Harteloire | Brûlé à La Hougue | |
| Adventure | 50 | Thomas Dilkes | Fleuron | 56 | Capitaine de vaisseau de Montgon | Saint-Malo | |
| Warspite | 70 | Caleb Grantham | ... | ||||
| Montague | 62 | Simon Foulks | ... | ||||
| Defiance | 60 | Edward Gurney | ... | ||||
| Berwick | 70 | Henry Martin | ... | ||||
| Lion | 60 | Robert Wiseman | Courtisan | 64 | CV François Colbert de Saint-Mars | Saint-Malo | |
| Northumberland | 70 | Andrew Cotton | Grand | 84 | Chef d'escadre Panetié | Saint-Malo | |
| Advice | 50 | Charles Hawkins | Saint-Esprit | 74 | CV de La Galissonnière | Saint-Malo | |
| Neptune | 96 | Thomas Gardner. Vice admiral George Rooke | Sirène | 64 | CV Duquesne-Mosnier | Saint-Malo | |
| Windsor Castle | 90 | Earl of Danby | ... | ||||
| Expedition | 70 | Edward Dover | ... | ||||
| Monck | 60 | Benjamin Hoskins | ... | ||||
| Resolution | 70 | Edward Good | ... | ||||
| Albemarle | 90 | Sir Francis Wheler | ... |
La bataille de La Hougue dans la culture
[modifier | modifier le code]Littérature
[modifier | modifier le code]- Hervé Riel, poème de Robert Browning (1871), publié dans un recueil de 1876, Pacchiarotto, and How He Worked in Distemper (en)[18]
Peinture
[modifier | modifier le code]- Ludolf Bakhuizen, The Battle of Barfleur, 1693, huile sur toile, National Maritime Museum, Greenwich (présenté ci-dessus)
- Adriaen van Diest, Destruction du Soleil Royal à la bataille de La Hougue 1692, huile sur toile, 1700 (présenté ci-dessus).
- Benjamin West et John Trumbull, The Battle of La Hogue, 1778, huile sur toile, Centre d'art britannique de Yale, New Haven (Connecticut), en ligne
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Corvisier 1997, p. 524.
- ↑ Jeannine Bavay, « Le Val de Saire », Vikland, la revue du Cotentin, no 5, avril-mai-juin 2013, p. 6 (ISSN 0224-7992).
- ↑ Il est en fait stathouder (gouverneur, chef militaire) de la plupart des provinces formant les Provinces-Unies. Mais le pouvoir politique appartient aux États généraux des Provinces-Unies.
- ↑ La fonction d'empereur n'est pas héréditaire, mais élective, même si dans la plupart des cas, c'est le chef de la maison de Habsbourg qui est élu.
- ↑ Dessert 2002, p. 269.
- ↑ Dessert 2002, p. 274-275.
- ↑ Dessert 2002, p. 272-273.
- ↑ Lecœur 2009, p. 131.
- ↑ Dessert 2002, p. 271.
- ↑ Dessert 2002, p. 272.
- 1 2 3 4 5 Edmond Thin, Le Val de Saire : Trésors d'un jardin du Cotentin sur la mer, Éditions OREP, , 165 p. (ISBN 978-2-915762-82-2), p. 19.
- ↑ Les marins illustres de la France, Léon Guérin, 1845, p. 510.
- ↑ Petitfils 1995, p. 505.
- ↑ Patrick Villiers, La France sur mer de Louis XIII à Napoléon, p. 100/103.
- 1 2 Lecœur 2009, p. 135.
- ↑ Libération et AFP, « Trois épaves du XVIIe siècle authentifiées dans la Manche au large de Saint-Vaast-la-Hougue », sur Libération (consulté le ).
- ↑ The Anglo-Dutch Fleet at the Battle of Barfleur/La Hogue 1692, 2017.
- ↑ (en) Hervé Riel, en ligne sur le site Poetry Atlas.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Olivier Chaline, La mer et la France : Quand les Bourbons voulaient dominer les océans, Paris, Flammarion, coll. « Au fil de l’histoire », , 560 p. (ISBN 978-2-08-133327-7)
- Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française : des origines à nos jours, Rennes, Ouest-France, , 427 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-7373-1129-2, BNF 35734655)
- Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
- Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,
- Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'Histoire, Rennes, Marines Éditions, , 620 p. (ISBN 978-2-35743-077-8)
- André Corvisier, Histoire militaire de la France, t. 1 : des origines à 1715, Paris, PUF, coll. « Quadrige », , 648 p. (ISBN 2-13-048906-0)
- Daniel Dessert, La Royale, Vaisseaux et marins du Roi Soleil, Paris, Fayard, , 393 p. (ISBN 2-213-02348-4)
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Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Bataille de la Hougue : il était 12 petits navires », L'Entretien archéologique, France Culture, 4.