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Bataille de la Hougue

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Bataille de la Hougue
Description de cette image, également commentée ci-après
Le Soleil Royal en feu à la bataille de la Hougue, Huile sur toile par Adriaen van Diest.
Informations générales
Date (Barfleur)
& (La Hougue / Cherbourg)
Lieu Au large de l'île de Tatihou
Issue Victoire anglo-hollandaise
Belligérants
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France Drapeau de l'Angleterre Royaume d'Angleterre
Drapeau des Pays-Bas à cette époque Provinces-Unies
Commandants
Amiral Tourville Amiral Russell
Forces en présence
44 navires de ligne
13 autres navires
3 240 canons
21 000 hommes[1]
88 navires de ligne
37 autres navires
6 750 canons
39 000 hommes
Pertes
15 navires de ligne 2 navires

Guerre de la Ligue d'Augsbourg

Batailles

Coordonnées 49° 35′ 03″ nord, 1° 12′ 31″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de la Hougue
Géolocalisation sur la carte : Manche
(Voir situation sur carte : Manche)
Bataille de la Hougue

La bataille de la Hougue, qui se déroule du 29 mai au 3 juin 1692 à l'est du Cotentin, au large de Saint-Vaast-la-Hougue (actuel département de la Manche), est un épisode naval de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697).

Elle oppose une flotte française de 44 navires de ligne commandée par le vice-amiral Tourville et une flotte anglo-hollandaise de 88 navires de ligne commandée par l'amiral Russell. Elle s'achève, après un premier engagement peu concluant le 29 mai, par une victoire des Anglo-Hollandais.

Cette bataille résulte du projet de Louis XIV d'effectuer un débarquement en Angleterre afin de rétablir sur le trône le roi Jacques II, renversé en 1688 lors de la Glorieuse Révolution par son beau-fils Guillaume III d'Orange-Nassau, stathouder de Hollande. Un corps expéditionnaire de 20 000 hommes est rassemblé en avril 1692 dans le Cotentin, dans un immense camp au-dessus de Quinéville[2].

Le 29 mai, Tourville, arrivant de Brest pour embarquer le corps expéditionnaire, est surpris par la flotte de Russel. L'engagement qui s'ensuit, appelé « bataille de Barfleur », est, compte tenu de la disproportion des forces, plutôt favorable à Tourville, qui ne perd aucun navire. Néanmoins, l'expédition vers l'Angleterre est compromise ; de surcroît, dans les cinq jours qui suivent, tandis qu'une partie de la flotte française parvient à se mettre à l'abri dans le port de Saint-Malo après avoir franchi le raz Blanchard, quinze des plus gros vaisseaux français restés en arrière, notamment le vaisseau amiral, sont détruits par l'ennemi après avoir été volontairement échoués sur la côte.

Les Anglo-Hollandais reprennent alors le contrôle de la Manche, après leur défaite de Béveziers en .

La guerre de la ligue d'Augsbourg

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La guerre de la Ligue d'Augsbourg oppose la France de Louis XIV, allié à l'Empire ottoman et aux jacobites d'Écosse (partisans de Jacques II) à une vaste coalition européenne, dirigée par le roi d'Angleterre et stathouder de Hollande[3] Guillaume III d'Orange-Nassau, allié aux Habsbourg d'Autriche, dont le chef est l'empereur Léopold Ier[4], aux Habsbourg d'Espagne (Charles II) et au Portugal.

Cette coalition a pour but de s'opposer aux visées expansionnistes de Louis XIV.

Le projet de Louis XIV de débarquement en Angleterre

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En 1692, après trois années de guerre, Louis XIV, persuadé de la faiblesse de l'engagement anglais au sein de la coalition[pas clair], décide de mettre sur pied une opération militaire pour rétablir Jacques II sur son trône en débarquant 20 000 hommes en Angleterre[5]. Jacques II est en effet le cousin germain de Louis XIV, étant le fils d'Henriette de France, fille d'Henri IV et il est catholique, une des raisons de sa chute en 1688. Un succès affaiblirait considérablement la coalition, notamment en ce qui concerne les forces navales.

Une des conditions de la réussite de ce projet est que Tourville dispose de forces navales suffisantes pour tenir tête à la flotte coalisée formée par les marines du royaume d'Angleterre et de la république des Provinces-Unies. Il est prévu qu'il dispose de 70 vaisseaux bien équipés, en rassemblant la flotte du Ponant (Brest) et la flotte du Levant (Toulon).

Bien qu'il soit à la tête de la flotte française, Tourville n'a aucun pouvoir décisionnaire en ce qui concerne la stratégie générale de l'opération. Celle-ci est en effet placée sous le commandement de Jacques II, de François d'Usson de Bonrepaus et de Bernardin Gigault de Bellefonds, commandant du corps expéditionnaire.

Le courrier de Louis XIV à Tourville (26 mars 1692)

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Le , le roi adresse par courrier ses directives à Tourville, alors à Brest.

Tourville doit impérativement quitter Brest le  ; aucun retard ne sera toléré, quitte à laisser en arrière les vaisseaux non armés.

Il doit envoyer la partie de sa flotte la plus rapide au Havre prendre contact avec Bonrepaus pour le prévenir de son arrivée, se rendre à la Hougue pour embarquer l'infanterie, puis attendre l'arrivée des navires amenant le reste des troupes.

Le lieu du débarquement en Angleterre doit être choisi par Jacques II, à qui Tourville est tenu d'obéir en tout point, ainsi qu'à Bellefonds.

Une fois le débarquement effectué, il renverra les bâtiments de transport dans leurs ports respectifs et restera dans la Manche pour protéger les troupes débarquées.

Au cas où Tourville rencontrerait les Anglais avant d'arriver à la Hougue, le roi lui donne l'ordre de les combattre : « Sa majesté veut absolument qu'il parte de Brest ledit jour , quand même il aurait avis que les ennemis seraient dehors avec un nombre de vaisseaux supérieurs à ceux qui seraient en état de le suivre. […] En cas qu'il les rencontre en allant à la Hougue, Sa Majesté veut qu'il les combatte en quelque nombre qu'ils soient […] et s'il a du désavantage, Sa Majesté se remet à lui de sauver l'armée le mieux qu'il pourra. »[6].

La trop lente progression de la flotte du Levant (21 mars-29 mai 1692)

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La flotte du Levant (16 vaisseaux), partie de Toulon le sous le commandement de l'amiral Victor Marie d'Estrées, capture deux navires anglais le .

Alors qu'elle s'apprête à passer Gibraltar (), elle subit une violente tempête qui détruit deux vaisseaux. L'amiral fait demi-tour pour s'abriter à Malaga et réparer les avaries. Il apprend alors qu'un convoi anglais se trouve à proximité. Le , il envoie cinq navires les attaquer. Pour éviter la capture, les Anglais incendient leurs bateaux[7].

La flotte du Levant ne franchit le détroit de Gibraltar que le . Le , jour de l'engagement de Tourville à Barfleur, la flotte mouille devant le fort de Bertheaume, entre Brest et Le Conquet.

Rassemblement du corps expéditionnaire dans le Cotentin (avril-mai 1692)

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En , les troupes du corps expéditionnaires commencent à arriver dans le Cotentin.

Pierre Mangon du Houguet, l'un des plus anciens historiens du Cotentin, note : « Les troupes viennent camper à Quettehou, et voisines de la Hougue[pas clair]… Tous les mois d'avril et de mai se passèrent en préparatifs avec grand appareil, et beaucoup de braves gens prêts à passer en Angleterre »[8].

De nombreuses difficultés apparaissent, notamment des conflits entre l'armée de terre et la marine[Lesquels ?][9]. Le recrutement du corps expéditionnaire rencontre aussi des difficultés : à la date prévue du déclenchement de l'opération, il manque environ 2 500 hommes.

Première phase : la bataille de Barfleur (29 mai 1692)

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Départ de Tourville de Brest (12 mai 1692)

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Le , la flotte de Tourville (44 vaisseaux avec 3 240 canons) quitte Brest, sans le renfort des seize navires de l'escadre du Levant, encore au large du Portugal, et de vingt navires commandés par François Louis Rousselet de Châteaurenault. Tourville ne dispose que d'une quarantaine de vaisseaux sous-armés en hommes et en équipement[10].

Alors que ses s'engagent dans la Manche, le corsaire John Tupper (de Guernesey) les découvre et prévient l'amiral Russel de l'arrivée de la flotte française[11].

La bataille (29 mai 1692)

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La Bataille de Barfleur. Au centre, le Soleil Royal, navire amiral, entre un vaisseau hollandais et un vaisseau anglais. Tableau de Ludolf Bakhuizen, 1693.

Le jeudi , la flotte de Tourville se dirige vers la Hougue pour embarquer le corps expéditionnaire. Mais les flottes anglaise et hollandaise font à ce moment leur jonction au large de Barfleur, soit au total 88 vaisseaux de ligne avec 6 750 canons[11].

L'amiral n'est pas prévenu à temps que la flotte anglo-hollandaise est très supérieure à la sienne. Conformément aux directives royales de mars 1692, Tourville décide d'attaquer la flotte ennemie.

Pendant près de douze heures, la bataille se déroule au large à 21 milles marins (sept lieues marines) entre le cap de la Hougue et la pointe de Barfleur.

Bilan mitigé de la bataille de Barfleur

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Le résultat est indécis. Les Français n'ont perdu aucun vaisseau tandis que les Anglais ont perdu le contre-amiral Richard Carter et deux navires[12],[13]. Le Soleil Royal a aussi coulé cinq brûlots

Les Anglo-Hollandais font état de 5 000 marins tués et 3 000 blessés alors que les français comptent seulement 1 700 tués. Cependant les marins français sont beaucoup plus difficiles à remplacer. Louis XIV dira lui-même « j'ai eu plus de joie à apprendre que quarante-quatre de mes vaisseaux ont battu quatre-vint-dix-neuf de mes ennemis pendant un jour, que des pertes que j'ai faites »[14].

Compte tenu de la disproportion des forces, on peut considérer que c'est une victoire de Tourville. Mais en pratique, la flotte française doit renoncer à l'expédition projetée et se mettre à l'abri en profitant de la nuit et de la brume.

Deuxième phase : le repli de la flotte française (30 mai-3 juin)

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Portrait de Tourville avec une représentation du combat naval de La Hougue (fin du XVIIe siècle).
Les navires réfugiés à st-Malo.

Faute de fortifications sur la côte normande, ou d'une rade sûre, Tourville prévoit alors de rejoindre Brest ou Saint-Malo afin de pouvoir réparer les navires, dont la plupart sont endommagés. La flotte navigue vers l'ouest et atteint l'extrémité du Cotentin, à l'entrée du raz Blanchard.

Un succès : l'entrée de l'escadre de Panetié à Saint-Malo

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Vingt-sept navires parviennent à franchir le raz avant la renverse des courants, puis à rallier Saint-Malo sous le commandement de François Panetié malgré la poursuite d'une escadre anglo-hollandaise.

Cet épisode met en valeur le rôle de pilote d'un marin du Croisic (actuel département de la Loire-Atlantique), Hervé Riel. En 1871, son rôle sera commémoré par un poème de l'écrivain britannique Robert Browning.

Mais les plus gros vaisseaux, dont le navire amiral, le Soleil Royal, ne réussissent pas franchir le raz. Renvoyés par les courants et les vents vers le nord-est et poursuivis par les Anglais, ils sont contraints de gagner la côte afin d'y trouver refuge[11].

Destruction de trois vaisseaux à Cherbourg

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Le , trois navires fortement touchés pendant la bataille sont échoués sur la côte à Cherbourg : le Triomphant près de l'embouchure de la Divette, l'Admirable sur les Mielles, et le Soleil Royal, navire amiral, à la pointe du Hommet. L'artillerie des fortifications de la ville tient pour quelque temps l'ennemi à distance mais les « saintes-Barbes » (stocks de poudre) du Soleil Royal et du Triomphant s'embrasent et explosent : les projections de débris et de boulets provoquent de gros dégâts matériels et humains dans la ville.

Échouage et destruction (2 et 3 juin) de douze vaisseaux à La Hougue

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Tourville, à bord d'un autre vaisseau, poursuit sa route vers la Hougue, dans l'espoir d'être appuyé par les troupes et bateaux qui s'y trouvent encore[11].

Une fois arrivé, l'amiral reçoit l'ordre d'échouer ses vaisseaux : il importe en effet de conserver canons et équipages. Six sont échoués près de l'île Tatihou (Le Merveilleux, Le Saint-Philippe, L'ambitieux, Le Foudroyant, Le Magnifique et Le Terrible), et six autres derrière la pointe de la Hougue[11] (Le Fort, Le Gaillard, Le Bourbon, Le Fier, Le Tonnant, Le Saint-Louis)[15].

Les et , les Anglais, embarqués sur des chaloupes, incendient l'un après l'autre les navires échoués. Jacques II (1633-1701) assiste depuis les hauteurs de Quinéville à ce spectacle qui marque la fin de ses ambitions.

Bilan et conséquences de la bataille de la Hougue

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Du côté anglo-hollandais : une victoire mal exploitée

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La destruction de quinze vaisseaux français (à la Hougue et à Cherbourg) correspond à peu près aux pertes subies par la flotte anglo-hollandaise deux ans plus tôt à la bataille du cap Béveziers.

Cette victoire navale anglo-hollandaise n'est cependant pas mieux exploitée par les vainqueurs que celle de Béveziers ne l'a été par les Français. Cela envenime un conflit entre le secrétaire d'État Nottingham et l'amiral Russel, qui est finalement écarté du commandement de la flotte anglaise pour l'année 1693.

Du côté français : des conséquences limitées

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La destruction des navires de ligne à proximité des côtes permet de récupérer à marée basse la quasi-totalité des équipages et de l'armement, ce qui atténue le préjudice subi. À l'époque, le couvert forestier français est suffisant pour faire face aux besoins de la marine, il est donc plus facile de remplacer un navire qu'un équipage expérimenté[1]. De fait, les quinze vaisseaux perdus sont remplacés dès l'année suivante.

Louis XIV, conscient que ce sont ses ordres qui ont contraint Tourville à livrer bataille en situation d'infériorité, ne lui en tient pas rigueur, le nommant maréchal de France l'année suivante ()[15].

La question des fortifications littorales dans le Cotentin

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Cette défaite navale révèle la nécessité de consolider la défense de la baie. Deux ans plus tard, deux tours similaires sont construites, l'une à la pointe de La Hougue et l'autre sur l'île Tatihou.

Elle révèle aussi l'erreur des adversaires de Vauban, qui ont convaincu Louis XIV d'arrêter les travaux du port de Cherbourg et même de démolir ses fortifications.

Destin des épaves de la Hougue de 1692 à nos jours

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Pendant quelques décennies, les vestiges de la flotte de Tourville ont servi de point d'amarrage pour les marins et de ressources en bois. Peu à peu oubliés, les restes envasés des épaves (quilles, varangues principalement) sont redécouverts en 1985 par Christian Cardin, donnant lieu à d'importantes trouvailles archéologiques, en parte présentées au musée maritime de l'île Tatihou.

De ces découvertes est né le projet de l'association Tourville de reconstruire le Jean-Bart, vaisseau de 1er rang contemporain du Saint-Philippe et du Magnifique, tous deux retrouvés parmi les épaves de La Hougue.

En 2022, trois épaves retrouvées en 1990 sont identifiées comme des vaisseaux français coulés durant la bataille. Deux de ces épaves, enfouies sous une épaisse couche de vase, présentent un réel intérêt scientifique et historique[16].

Les forces en présence

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Vue d'ensemble

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  • Angleterre : 56 vaisseaux de ligne (plus navires auxiliaires)
  • Provinces-Unies[17] : 26 vaisseaux de ligne (idem)
    • Total de la flotte coalisée : 82 vaisseaux de ligne, plus de nombreux bâtiments auxiliaires
  • France : 44 vaisseaux de ligne, plus de nombreux bâtiments auxiliaires

Liste des vaisseaux et des capitaines, classés par escadres

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Escadre blanche (Almonde)
(Provinces-Unies)
Canons Capitaine Sort Escadre bleue et blanche (d'Amfreville)
(France)
Canons Capitaine Sort
Noord Holland 68 Jacob de Jonge Bourbon 68 Capitaine de vaisseau de Perrinet Brûlé à La Hougue
Zeelandia 90 schout-bij-nacht (contre-amiral) Geleyn Evertsen Monarque 90 Chef d'escadre de Nesmond Brest
Ter Goes 54 Maarten Barentsz Aimable 70 CV Charles-César de Boscal de Réals Brest
Gelderland 64 Johan Willem van Rechteren Saint-Louis 64 CV Jean de La Roque-Persin Brûlé à La Hougue
Veere 62 Cornelis Mosselman Diamant 60 CV Simon de Pas de Feuquières (mort en juin de ses blessures à la bataille de Barfleur) Le Havre
Koning Willem 92 Vice-admiraal Carel Van der Putte ...
Eerste Edele 74 Andries de Boer ...
Wappen van Medemblick 50 Jan Visscher
Brandenburg 92 Hendrik van Toll
West-Friesland 88 schout-bij-nacht Jan Gerritsz. Muijs Gaillard 68 Capitaine de vaisseau Chevalier d'Amfreville Brûlé à La Hougue
Zeelandia 64 Philips Schrijver Terrible 88 CV de Sébeville Brûlé à La Hougue
Ripperda 50 Herman Lijnslager Merveilleux 90 Lieutenant général marquis d'Amfreville Brûlé à La Hougue
Slot Muyden 72 Paulus Van der Dussen Tonnant 80 CV de Septèmes Brûlé à La Hougue
Prins 92 Luitenant-admiraal Philips van Almonde Saint-Michel 60 CV comte de Villars Saint-Malo
Elswoud 72 Louis, Graaf van Nassau Sans Pareil 62 CV François Sochet de Ferville Saint-Malo
Schatterschoef 50 Jan Barend van Wassenaar
Leijden 64 Pieter Klaasz. Decker
Prinses Maria 92 Vice-admiraal Gillis Scheij
Amsterdam 64 Cornelis Van der Saan Sérieux 64 CV marquis de Blénac Saint-Malo
Stad en Lande 50 Ross Foudroyant 84 Chef d'escadre de Relingue Brûlé à La Hougue
Veluwe 64 Cornelis van Brakel Brillant 62 Capitaine de vaisseau Commandeur de Combes Saint-Malo
Castel Medenblick 86 Vice-admiraal Gerard Callenburgh
Ridderschap van Holland 72 Johan van Convent
Maagd van Dordrecht 60 Matthijs Paradijs
Capitaen Generael 84 Schout-bij-nacht Philips van der Goes
Zeven Provinciën 76 Evert de Liefde
Escadre rouge (Russell)
(Angleterre)
Canons Capitaine Sort Escadre blanche (Tourville)
(France)
Canons Capitaine Sort
St Michael 90 Thomas Hopson Fort 60 Capitaine de vaisseau de La Rongère Brûlé à La Hougue
Lennox 70 John Munden Henri 64 CV de La Roche-Allard Saint-Malo
Bonaventure 50 John Hubbard Ambitieux 96 Capitaine de vaisseau Saujon
Lieutenant général marquis de Villette-Mursay
Brûlé à La Hougue
Royal Katherine 82 Wolfram Cornwall Couronne 76 Capitaine de vaisseau de Montbron Saint-Malo
HMS Sovereign of the Seas 100 Humphrey Sanders. Vice admiral Sir Ralph Delaval Maure 52 Capitaine de vaisseau des Augiers Saint-Malo
Captain 70 Daniel Jones Courageux 58 CV de La Luzerne Saint-Malo
Centurion 50 Francis Wyvil ...
Burford 70 Thomas Harlow ...
Elizabeth 70 Stafford Fairborne Perle 52 CV de Forbin Saint-Malo
Rupert 66 Basil Beaumont Glorieux 64 CV de Châteaumorant Saint-Malo
Eagle 70 John Leake Conquérant 84 CV du Magnou Saint-Malo
Chester 50 Thomas Gillam Soleil Royal 104 CV Charles des Nos
Vice-amiral de Tourville
Brûlé à Cherbourg
St Andrew 96 George Churchill Saint-Philippe 84 CV marquis d'Infreville Brûlé à La Hougue
Britannia 100 John Fletcher. David Mitchell. Admiral of the fleet Edward Russell Admirable 90 CV de Beaujeu Brûlé à Cherbourg
London 96 Matthew Aylmer ...
Greenwich 54 Richard Edwards ...
Restoration 70 James Gother ...
Grafton 70 William Bockenham ...
Hampton Court 70 John Graydon Content 68 CV de Sainte-Maure Saint-Malo
Swiftsure 70 Richard Clarke Souverain 80 Chef d'escadre marquis de Langeron Brest par la Manche
St Albans 50 Richard Fitzpatrick Illustre 70 Capitaine de vaisseau de Combes Brest par la Manche
Kent 70 John Neville Modéré 52 Capitaine de vaisseau d'Évry Saint-Malo
HMS Royal William 100 Thomas Jennings. Rear admiral Sir Cloudesley Shovell ...
Sandwich 90 Antony Hastings (tué) ...
Oxford 54 James Wishart ...
Cambridge 70 Richard Lestock ...
Ruby 50 George Mees ...
Escadre bleue (Ashby)
(Angleterre)
Canons Capitaine Sort Escadre bleue (Gabaret)
(France)
Canons Capitaine Sort
Hope 70 Henry Robinson Excellent 60 CV du Rivault-Huet Saint-Malo
Deptford 50 William Kerr Prince 56 Capitaine de vaisseau de Bagneux Brest par la Manche
Essex 70 John Bridges Magnifique 86 Chef d'escadre marquis de Coëtlogon Brûlé à La Hougue
Duke 90 William Wright. Rear admiral Richard Carter (mort au combat) Laurier 64 Capitaine de vaisseau d'Hervault Saint-Malo
Ossory 90 John Tyrell ...
Woolwich 54 Christopher Myngs ...
Suffolk 70 Christopher Billop ...
Crown 50 Thomas Warren ...
Dreadnought 64 Thomas Coall ...
Stirling Castle 70 Benjamin Walters ...
Edgar 72 John Torpley Brave 58 Capitaine de vaisseau de Chalais Saint-Malo
Monmouth 66 Robert Robinson Entendu 60 Capitaine de vaisseau de Ricoux Le Havre. Naufrage
Duchess 90 John Clements Triomphant 76 CV Antoine-François de Machault de Belmont Brûlé à Cherbourg
Victory 100 Edward Stanley. Admiral Sir John Ashby Orgueilleux 94 CV de Courbon-Blénac
Lieutenant général Gabaret
Brest par la Manche
Vanguard 90 Christopher Mason Fier 80 CV de La Harteloire Brûlé à La Hougue
Adventure 50 Thomas Dilkes Fleuron 56 Capitaine de vaisseau de Montgon Saint-Malo
Warspite 70 Caleb Grantham ...
Montague 62 Simon Foulks ...
Defiance 60 Edward Gurney ...
Berwick 70 Henry Martin ...
Lion 60 Robert Wiseman Courtisan 64 CV François Colbert de Saint-Mars Saint-Malo
Northumberland 70 Andrew Cotton Grand 84 Chef d'escadre Panetié Saint-Malo
Advice 50 Charles Hawkins Saint-Esprit 74 CV de La Galissonnière Saint-Malo
Neptune 96 Thomas Gardner. Vice admiral George Rooke Sirène 64 CV Duquesne-Mosnier Saint-Malo
Windsor Castle 90 Earl of Danby ...
Expedition 70 Edward Dover ...
Monck 60 Benjamin Hoskins ...
Resolution 70 Edward Good ...
Albemarle 90 Sir Francis Wheler ...

La bataille de La Hougue dans la culture

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Littérature

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Notes et références

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  1. 1 2 Corvisier 1997, p. 524.
  2. Jeannine Bavay, « Le Val de Saire », Vikland, la revue du Cotentin, no 5, avril-mai-juin 2013, p. 6 (ISSN 0224-7992).
  3. Il est en fait stathouder (gouverneur, chef militaire) de la plupart des provinces formant les Provinces-Unies. Mais le pouvoir politique appartient aux États généraux des Provinces-Unies.
  4. La fonction d'empereur n'est pas héréditaire, mais élective, même si dans la plupart des cas, c'est le chef de la maison de Habsbourg qui est élu.
  5. Dessert 2002, p. 269.
  6. Dessert 2002, p. 274-275.
  7. Dessert 2002, p. 272-273.
  8. Lecœur 2009, p. 131.
  9. Dessert 2002, p. 271.
  10. Dessert 2002, p. 272.
  11. 1 2 3 4 5 Edmond Thin, Le Val de Saire : Trésors d'un jardin du Cotentin sur la mer, Éditions OREP, , 165 p. (ISBN 978-2-915762-82-2), p. 19.
  12. Les marins illustres de la France, Léon Guérin, 1845, p. 510.
  13. Petitfils 1995, p. 505.
  14. Patrick Villiers, La France sur mer de Louis XIII à Napoléon, p. 100/103.
  15. 1 2 Lecœur 2009, p. 135.
  16. Libération et AFP, « Trois épaves du XVIIe siècle authentifiées dans la Manche au large de Saint-Vaast-la-Hougue », sur Libération (consulté le ).
  17. The Anglo-Dutch Fleet at the Battle of Barfleur/La Hogue 1692, 2017.
  18. (en) Hervé Riel, en ligne sur le site Poetry Atlas.

Bibliographie

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  • Olivier Chaline, La mer et la France : Quand les Bourbons voulaient dominer les océans, Paris, Flammarion, coll. « Au fil de l’histoire », , 560 p. (ISBN 978-2-08-133327-7)
  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française : des origines à nos jours, Rennes, Ouest-France, , 427 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-7373-1129-2, BNF 35734655)
  • Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,
  • Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'Histoire, Rennes, Marines Éditions, , 620 p. (ISBN 978-2-35743-077-8)
  • André Corvisier, Histoire militaire de la France, t. 1 : des origines à 1715, Paris, PUF, coll. « Quadrige », , 648 p. (ISBN 2-13-048906-0)
  • Daniel Dessert, La Royale, Vaisseaux et marins du Roi Soleil, Paris, Fayard, , 393 p. (ISBN 2-213-02348-4)
  • Jean-Christian Petitfils, Louis XIV, Paris, Perrin pour le grand livre du mois, coll. « Tempus », (réimpr. 2008), 775 p. (ISBN 978-2-286-02047-7), p. 505
  • Daniel Dessert, Tourville, Paris, Fayard, , 371 p. (ISBN 2-213-59980-7), p. 269 et suiv.
  • Bruno Robert (ill. Daniel Lordey, P. Téqui), L'enseigne du Soleil Royal. roman, Paris, P. Téqui, coll. « Défi », , 317 p. (ISBN 978-2-7403-1386-2), p. 25
  • Charles Bourel de La Roncière, Histoire de la Marine française : Le crépuscule du Grand règne, l’apogée de la Guerre de Course, t. 6, Paris, Plon, , 674 p. (lire en ligne)
  • Stéphane Haffemayer et Ghislain Baury, « La bataille de La Hougue, de la Hollande aux Cévennes (1692) : Des galères méditerranéennes aux rivages normands. Recueil d'études en hommage à André Zysberg », Cahier des Annales de Normandie, Caen, CRHQ, no 36, , p. 507-525
  • Philip Aubrey, The Defeat of James Stuart's Armada, 1692, Leicester University Press, 1979, 194 p. (ISBN 0-7185-1168-9)
  • Roger Lepelley, Chroniques de La Hougue, tome 1 La guerre de la ligue d'Augsbourg et la fin du grand règne, 1688-1715, Versailles, Saint-Vaast-La-Hougue, 1992, 413 p. (ISBN 2-9503917-2-9)
  • Georges Toudouze, Roger Lepelley, Chroniques de la Hougue, tome 2 La bataille de La Hougue, 29 mai 1692, Cherbourg-Octeville, Isoète, 1899 (réimpression 2003), 219 p. (ISBN 2-913-920-29-2)
  • Jean de La Varende, Le Maréchal de Tourville et son temps, Le Mesnil-sur-l'Estrée, Christian de Bartillat Éditeur, 1992, 254 p. (ISBN 2-905563-69-9), p. 170-223
  • Henry Le Marquand, Tourville marin de Louis XIV, Lyon, H. Larchandet, 1942, 389 p, p. 201-303
  • Jacques Dinfreville, Le Chevalier d'Infreville, Grenoble, Édition des 4 seigneurs, 1973, 332 p, (ISBN 2-85231-003-1), p. 203-221
  • Philippe de Villette-Mursay, Michel Vergé-Franceschi, Mes campagnes de mer sous Louis XIV, avec un dictionnaire des personnages et des batailles, Paris, collection in-texte Tallandier, 1991, 464 p, (ISBN 2-235-02047-X), p. 205-221
  • Claude de Forbin, Mémoire du comte de Forbin, 1656-1733, Paris, Mercure de France, 1993 (réimp. 2008), 570 p, (ISBN 978-2-7152-2474-2), p. 229-235
  • Contre-amiral Hubert Granier, Marins de France au combat, tome II, 1610-1715, Paris, France-Empire, 1994, 431 p, (ISBN 2-7048-0726-4), p. 214-218
  • Alain Demerliac, La Marine de Louis XIV Nomenclature des vaisseaux du Roi-Soleil de 1661 à 1715, 2e édition, Nice, Éditions Oméga, 1995, 333 p, (ISBN 2-906381-15-2)
  • Jacques Vichot, Répertoire des navires de guerre français, Paris, Association des amis du musée de la marine, 1967, 148 p
  • André Davy, Le Marquis d'Amfreville et la marine de Colbert, Condé-sur-Noireau, auto-édition, 2013, 154 p, (ISBN 978-2-9544369-0-6), p. 89-116
  • Maurice Lecœur (photogr. Christine Duteurtre), Val de Saire, Isoète, , 173 p. (ISBN 978-2-9139-2076-7), p. 134-137.

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