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Annemarie Schwarzenbach

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Annemarie Schwarzenbach
Annemarie Schwarzenbach photographiée par Anita Forrer (1938).
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
Annemarie ClarkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
française (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Hochalpines Institut Ftan (HIF) (d) (-)
Université de ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Alfred Schwarzenbach (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Renée Schwarzenbach-Wille (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Suzanne Öhman (d)
Alfred Schwarzenbach (d)
Hans Schwarzenbach-WilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Achille Clarac (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle

Annemarie Schwarzenbach ( à Zurich - à Sils, Engadine) est une écrivaine, photographe, journaliste et aventurière suisse. Elle est une des « figures majeures de l’histoire culturelle suisse du XXe siècle »[1]. Ses archives ont été inscrites au Registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO en 2025[1].

Annemarie Schwarzenbach naît à Zurich en . Elle est la troisième des cinq enfants d'Alfred Schwarzenbach (1876-1940) et Renée Schwarzenbach (de), née Wille (1883-1959).

Les familles Schwarzenbach et Wille n'appartenaient pas aux familles praticiennes zurichoises, mais elles cherchaient à s'y faire une place. Les Schwarzenbach sont une famille d’industriels suisses ayant fait fortune grâce à leurs nombreuses usines de tissage de la soie réparties dans le monde. Grand mécène culturel, Robert Schwarzenbach (1839-1904), le père d'Alfred, était aussi un réactionnaire qui s'opposa vigoureusement à l'instauration d'assurances sociales en Suisse[2]. La mère d'Annemarie, Renée, est la fille de Clara von Bismark (1851-1946), d'origine aristocratique, et de Ulrich Wille (1848-1925), militaire de carrière, issu d'une famille bourgeoise et cultivée et qui fut nommé général suisse au moment de la Première Guerre mondiale[3],[4].

Études, amitiés et premières publications

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En rupture avec les positions réactionnaires de sa famille, Annemarie Schwarzenbach ne songe qu'à s'en libérer[5]. À partir de 1927, elle étudie l'histoire et la littérature à Zurich ainsi qu'à Paris et commence à collaborer avec la presse suisse.

En 1930, elle se lie d'amitié avec Klaus Mann et Erika Mann[6], les enfants de Thomas Mann, et entretient une longue liaison avec cette dernière[4],[5]. Elle les soutient activement dans leur lutte contre le nazisme.

En 1931, à l'âge de 23 ans, elle obtient un doctorat et publie son premier roman, Les Amis de Bernhard. Elle se lie également d'amitié avec Claude Bourdet, fils de Catherine Pozzi et futur résistant, avec lequel elle entretiendra une longue correspondance[7].

Durant l'été 1931, elle rédige des textes pour le volume consacré à la Suisse de la série des guides touristiques Was nicht im „Baedeker“ steht (de) des éditions Piper[8].

En septembre, elle s'installe à Berlin, où elle réside jusqu'à l'été 1933. C'est durant cette période qu'elle écrit notamment Nouvelle Lyrique (paru en 1933[9]), et Le Refuge des cimes (Flucht nach oben). C'est également à Berlin, à l'automne 1932, qu'elle commence à consommer de la drogue, en particulier de la morphine, à laquelle elle est initiée par les enfants Mann et qu'elle se procure en partie auprès de Mopsa Sternheim[10].

Die Sammlung

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Farouchement opposée à la prise de pouvoir des nazis, Annemarie Schwarzenbach cherche, durant le printemps 1933, à donner une forme à son engagement. Elle a alors l'idée de la création d'une revue littéraire qui offrirait une visibilité aux écrivains et écrivaines engagées contre la montée des fascismes en Europe. Elle soumet l'idée tout d'abord à son ami Claude Bourdet, puis à Klaus Mann. C'est ce dernier qui finalement assure seul la direction de cette revue qui paraîtra sous le titre de Die Sammlung (de) à Amsterdam entre et . Les pressions familiales ont peut-être eu raison de sa pleine implication dans ce projet qui était le sien, toujours est-il qu'elle apporte un soutien moral et financier indéfectible à cette revue[11].

Premiers reportages et fouilles archéologiques

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En mai 1933, Annemarie Schwarzenbach fait un premier voyage en tant que journaliste sur proposition avec la photographe Marianne Breslauer, rencontrée à Berlin. Ce court voyage se déroulera en Espagne, entre Barcelone et Pampelune à bord de la voiture d'Annemarie Schwarzenbach. Cela donnera lieu à plusieurs articles pour la NZZ ou la Zürcher Illustrierte de Arnold Kübler (de).

Forte de cette première expérience, elle négocie de nouveaux contrats journalistiques pour un grand voyage au Moyen-Orient qui l’amènera en sept mois via la Turquie, à Beyrouth, Damas, Jérusalem, Bagdad et enfin à Téhéran. Elle entame celui-ci le en montant dans l'Orient-Express à Genève[12]. L'un des buts du voyage est de s'initier aux travaux archéologiques de terrain, ce qu'elle fera en particulier en Syrie près d'Alep. Elle rencontrera les archéologues Henri Seyrig et Daniel Schlumberger à Beyrouth, Leonard Woolley à Bagdad, et Erich Friedrich Schmidt en Perse. Elle est de retour en Suisse fin . Elle tirera de son carnet de voyage un livre intitulé Hiver au Proche-Orient (Winter in Vorderasien. Tagebuch einer Reise), qui paraîtra cette même année et dont les ventes seront décevantes[13].

Second séjour en Perse

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Après avoir assisté au premier congrès de l'Union des écrivains soviétiques à Moscou en compagnie de Klaus Mann en fin , Annemarie Schwarzenbach retourne à Téhéran en traversant l'Ossétie du Nord (dont elle photographiera la nécropole de Dargavs (en)), Tbilissi et Bakou. Elle va participer aux fouilles archéologique sur le site de l'ancienne cité de Rhagès, dirigées par l'archéologue Erich Schmidt pour le compte des musées de Boston et de Philadelphie[14]. C'est à cette occasion qu'elle fait la connaissance de Achille Clarac, diplomate français qui vient de prendre un poste à Téhéran et qu'elle épousera l'année suivante.

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Die Pfeffermühle et Sils

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Mi-, Annemarie Schwarzenbach rentre en Suisse, où elle va devoir prendre immédiatement la défense du cabaret antifasciste Die Pfeffermühle (« Le moulin à poivre ») de son amie Erika Mann, basé à Zürich depuis 1933, qui subit une cabale de l'extrême droite, menée entre autres par son cousin James Schwarzenbach[15].

À partir de , Annemarie Schwarzenbach va bénéficier d'une maison pour écrire et recevoir ses amis. Ses parents louent pour elle une grande maison à Sils-Baseglia au bord du lac[16]. Cette maison Jäger, (Jägerhaus)[17], restera son lieu privilégié de résidence jusqu'à sa mort entre ses murs en 1942.

Troisième séjour en Iran et mariage

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Perse, 1935.

Annemarie Schwarzenbach débarque le à Beyrouth, où l'attend son futur époux, Achille Claude Clarac, le secrétaire de la légation de France en Iran (puisque c'est son nom officiel de la Perse depuis le de cette même année). Ils font le voyage ensemble en voiture jusqu'à Téhéran où, bien qu'étant tous deux homosexuels assumés, ils se marient le . Ce mariage s'est imposé à Annemarie Schwarzenbach comme la meilleure solution afin de ne plus être dépendante de ses parents[18]. Les Schwarzenbach auront désormais un gendre français et catholique, ce qui correspond à l'extrême inverse de leurs inclinaisons[19]. Son mariage permet à Annemarie Schwarzenbach d'obtenir la nationalité française et un passeport diplomatique qui facilitera ses voyages[4]. Elle perdra toutefois en conséquence son passeport suisse[20], conformément à la règle coutumière suivie par les autorités suisses à l'époque. Elle devra dès lors faire des demandes de permis de séjour pour demeurer en Suisse. Elle signera à partir de cette date ses articles des pseudonymes « Annemarie Clark » ou « Annemarie Clark-Schwarzenbach » afin, entre autres, de protéger la carrière diplomatique de son mari[21].

C'est durant ce séjour en Iran, au courant du mois de juillet, qu'elle met un point final à son manuscrit de recueil de nouvelles intitulé La Cage aux faucons (Der Falkenkäfig), qui ne trouvera toutefois pas d'éditeur. Les deux premières semaines du mois d'août se dérouleront sous tentes à 2500 mètres d'altitude, à la suite d'une invitation du couple à rejoindre des collègues diplomates anglais. C'est là que démarrera pour elle la rédaction de ce qui deviendra l'ouvrage La Mort en Perse (Tod in Persien), qu'elle finalisera à la fin de l'hiver en Suisse. En , elle rentre seule en Europe avec la promesse de retrouver l'année suivante son mari. Cela ne sera finalement le cas qu'à l'été 1937. En , Annemarie Schwarzenbach, consciente des dangers que représente pour elle sa consommation de drogue, suit une première cure de désintoxication dans la clinique du docteur Forel à Prangins[22].

Vacances et reportages aux États-Unis d'Amérique

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Entre mai et , Annemarie Schwarzenbach voyage avec Klaus et Erika Mann en voiture entre la France, l'Espagne et l'Italie, puis jusqu'à Sils. Le groupe fera une halte de deux semaines à Majorque.

Fin août, elle embarque seule au Havre pour les États-Unis. Elle y réalisera des reportages sur invitation de son amie photographe Barbara Wright[23]. Ces reportages porteront en particulier sur les conditions économiques et l'évolution du mouvement ouvrier dans le Maine () et dans la région minière des Appalaches et à Pittsburgh (). Dans les articles qu'elles publiera de ce voyage, elle mettra en valeur les apports positifs de la politique du président Roosevelt et de saluer l'émergence du mouvement syndical dirigé par John L. Lewis. Cela sera aussi l’occasion pour elle de consulter les célèbres archives photographiques de la Farm Security Administration, qui ne manqueront pas d'influencer sa propre pratique[24].

Durant ce voyage, ses ports d'attaches seront soit à Washington (chez la mère de son amie), soit à l'hôtel Bedford de New-York, où logent de nombreux réfugiés juifs et allemands. Erika et Klaus Mann arrivent également en à New-York, où la troupe du Die Pfeffermühle, rebaptisé « Peppermill », doit donner une première représentation le et dont les représentations américaines seront un échec qui marquera la fin du cabaret[23]. En , Annemarie Schwarzenbach rentre en Europe et retourne à Sils, où elle finalisera ses articles.

Reportages en Europe du Nord

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À la fin du printemps 1937, Annemarie Schwarzenbach part en train pour une série de reportages en Europe du Nord. Elle traverse en premier l'Allemagne, où elle peut constater les dégâts induits par la politique nazie et ses émules. Elle poursuit par les pays baltes. Elle est frappée par le nationalisme, la xénophobie et l'antisémitisme largement répandus, sauf en Estonie, qui lui fait une meilleure impression[25]. Fin mai, elle est à Moscou, où elle mène des recherches sur la vie de Lorenz Saladin, dont elle tirera l'ouvrage biographique Lorenz Saladin : Ein Leben für die Berge, qui paraîtra en 1938 et qui sera son meilleur succès en librairie[26]. Elle rejoint ensuite Helsinski et par avion la Suède, où elle poursuivra ses reportages.

Elle passera une grande partie des mois de juillet et août à Sils avec son amie la photographie américaine Barbara Wrigth, mais aussi Klaus et Erika Mann, ainsi que Thomas Quinn Curtiss. Son mari Claude Clarac y viendra aussi quelque temps. Ils ne se retrouveront après cela que 5 ans plus tard, au Maroc.

Deuxième série de reportages aux USA

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Début , Annemarie Schwarzenbach est de retour à New-York. L'objectif est une série de reportages dans les États du Sud (Tennessee, Virginie, Alabama, Géorgie, Caroline du Nord et du Sud), à nouveau en voiture avec la photographe Barbara Wrigth. Elle y documentera la crise économique et la ségrégation raciale qui y règne. Elle y dénoncera le sharecrooping[27].

Anschluss et Tchécoslovaquie

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Annemarie Schwarzenbach débarque du paquebot Île de France en Europe le au moment où les événements dramatiques se précipitent. Elle va couvrir en tant que reporter deux d'entre eux, l'Anschluss de l'Autriche en mars et la crise des Sudètes en septembre.

Le , 6 jours après l'Anschluss, elle part en voiture pour Vienne en « mission secrète » pour tenter d'apporter son soutien aux opposants antifascistes autrichiens en leur permettant de se réfugier en Suisse. Elle en profite pour faire des articles pour la presse[28]. Avec le même besoin de témoigner, elle se rend à Prague par avion le pour couvrir la crise des Sudètes. Elle rentrera le 29 par un avion spécialement destiné au rapatriement des journalistes suisses[29].

Cependant, pour Annemarie Schwarzenbach, cette année 1938 et en partie celle de 1939 seront surtout marquées par une série de cures de désintoxication pour son addiction à la morphine[30], l'une à la clinique du réputé docteur Ludwig Binswanger, puis une autre à la clinique Bellevue d'Yverdon. Elle y est soignée par une doctoreure Favez, dont Annemarie Schwarzenbach tombera amoureuse[31]. Pendant ces séjours en clinique, elle écrit La Vallée heureuse (Das glückliche Tal) et termine la rédaction de la biographie de Lorenz Saladin. C'est aussi en 1938 qu'elle rencontra Anita Forrer (de) et qu'elle spécifiera dans son testament qu'elle lui léguait l'ensemble de ses écrits[32].

Voyage avec Ella Maillart

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Ella Maillart visitant le sanctuaire de Karukh (Afghanistan), photographie d'Annemarie Schwarzenbach, 1939-1940.

Ella Maillart, voyageuse, écrivaine et photographe suisse, et Annemarie Schwarzenbach se rencontrent la première fois en à Zurich. Le contact entre elles est fait grâce à l'archéologue Henri Seyrig, qu'Annemarie Schwarzenbach a rencontré lors de son premier voyage au Moyen-Orient, et Hermine de Saussure, son épouse. Elles s'écriront continuellement à partir de cette date et se reverront. D'abord à Yverdon-les-Bains pendant la cure d'Annemarie Schwazenbach, mais aussi dans la maison d'Annemarie Schwarzenbach à Sils début 1939, où elles échafaudent le projet d'un voyage commun en voiture jusqu'en Afghanistan. Après avoir émis quelques réserves sur la capacité d'Annemarie Schwarzenbach, très affaiblie, à supporter le voyage, Ella Maillart accepte le pari de ce voyage à deux. Elle pourra bénéficier pour cela de la voiture qu'Annemarie Schwarzenbach acquière en vue du voyage, et conduira pendent la plupart du temps, à savoir une Ford Roadster 18 CV immatriculée dans le canton des Grisons. L'objectif officiel du voyage d'Ella Maillart est le Kafiristan, où elle souhaite mener des enquêtes ethnologiques. Pour Annemarie Schwarzenbach, il s'agit plutôt de s'engager dans une expédition dans laquelle elle s'impliquerait totalement et qui l'éloignerait un temps de ses problèmes de dépendance et d'instabilité psychique[33].

Route suivie avec Ella Maillart vers l'Afghanistan en 1939.

Le départ est pris le depuis Genève. Le voyage est prévu pour durer une année[34]. Il se terminera bien plus tôt puisque, le , les voyageuses se séparent à Kaboul.

L'épopée des deux femmes[35] est relatée par Ella Maillart dans son livre La Voie cruelle[36]. Ce récit, écrit entre 1943 et 1945 et publié d'abord en anglais en 1947, est tout autant une suite interrogations sur la personnalité tourmentée de son amie disparue en 1942, qu'un récit de voyage plus classique. Son titre évoque directement sa compagne de voyage comme on le voit dans cet extrait :

«  Il fallait que je comprenne pourquoi, encore et toujours, elle choisissait la voie compliquée, la voie cruelle de l'enfer. Etait-il possible qu'elle la préférât à une manière de vivre plus facile?[37] »

Annemarie Schwarzenbach, elle, tire du voyage plusieurs centaines de photographies et soixante articles et reportages pour des journaux suisses[38] ainsi que quelques textes littéraires restés inédits de son vivant. Certains de ces textes seront réunis en 2002 sous le titre "Où est la terre des promesses ?" paru aux éditions Payot-Rivages.

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Le , Annemarie Schwarzenbach et sa voiture embarquent à Bombay sur le paquebot Conte Biancamano (de) pour revenir en Europe, où la guerre a éclaté le [39]. La navire fait escale à Massawa en Érythrée, où elle prendra une série de photographies de la vie portuaire.

Retour dans une Europe en guerre

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La voiture Ford sur le train à Airolo en attente de passer le tunnel
Airolo, janvier 1940

Elle débarquera le à Gênes et reviendra en Suisse par le tunnel ferroviaire du Saint-Gothard le . Après une courte hospitalisation à Zürich pour une infection dont elle n'arrive pas à se défaire, elle rejoint sa maison de Sils où elle va s'atteler à trier les images du voyage et aussi finaliser les articles à son sujet.

C'est durant ces mois de travail qu'elle revoit Margot von Opel, première épouse de Fritz von Opel, avec laquelle elle va entretenir une relation tumultueuse. Elle prendra ainsi subitement la décision de suivre le couple dans leur exil aux USA. Annemarie Schwarzenbach confie alors la gestion de ses affaires en Suisse à son amie Busy Bodmer (1911-1999)[40].

Dernier séjour aux USA

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Le , Annemarie Schwarzenbach débarque à New-York en provenance de Gênes à bord du paquebot Manhattan. Les événements en Europe se sont précipités durant la traversée, puisque le bataille de France a débuté le lorsque la Wehrmacht a attaqué les Pays-bas et la Belgique en dépit de leur neutralité[41]. Ces événements dramatiques et l'éloignement vis-à-vis de ces derniers expliquent en partie pourquoi ce dernier séjour aux USA va être catastrophique pour Annemarie Schwarzenbach sur le plan psychique. En effet, son désespoir, sa consommation excessive d'alcool et de médicaments, et ses tentatives de suicide l'obligent à suivre plusieurs traitements psychiatriques sur place.

Elle passe d'abord un mois à New York, ville qu'elle apprécie peu, où elle va revoir la famille Mann et rédiger des articles sur la position des USA vis-à-vis de la guerre. Elle s'y liera aussi d'amitié avec Carson McCullers, qui tombe alors follement amoureuse d'elle et lui dédicacera son roman Reflets dans un œil d'or[42],[43] qui paraîtra l'année suivante. Elle y couvrira l'exposition universelle de New York qui se tient à ce moment-là. Elle passera ensuite les mois d'été en compagnie de Margot Von Opel à la campagne dans une maison louée sur l'île de Nantucket. Toutefois, à partir de l'armistice signée par le Maréchal Pétain le 22 juin, sa seule nationalité française et son passeport diplomatique commence à perdre de leurs atouts. Par ailleurs, en tant qu'écrivaine de langue allemande, elle semble perdre espoir en ses chances de succès. Elle souhaiterait rentrer en Suisse avec son père qui est venu durant l'été, comme chaque année, visiter la succursale américaine de son entreprise, dirigée par le frère d'Annemarie Schwarzenbach. Toutefois, sa mère s'y oppose fermement. Son père lui garantit donc un soutien financier tant qu'elle restera aux États-Unis[44].

En septembre de retour à New York, son entourage ne peut que remarquer les difficultés qui l'assaillent. Elle réussit toutefois encore à couvrir pour les journaux suisses l'élection présidentielle américaine[45] mais ensuite plusieurs crises vont se succéder. Son frère Freddy va devoir intervenir en tant que plus proche parent, ce qu'il fera à contrecœur[46]. Le , son père meurt, c'est un choc supplémentaire[47]. Entre octobre et décembre, Annemarie Schwarzenbach va séjourner dans plusieurs hôpitaux psychiatriques dont un d'où elle s'échappe mi-décembre. L'écrivaine allemande en exil Ruth Landshoff-Yorck et Alfred Wolkenberg sont les rares amis à lui apporter leur soutien durant cette période troublée. La famille Mann a elle coupé les ponts. En , après une nouvelle tentative de suicide, elle est à nouveau hospitalisée, mais de force cette fois-ci. Mais dès qu'on le lui permet, elle se remet à écrire et réussit à produire un article par jour dans les dix derniers jours de son hospitalisation[48]. Sa sortie est conditionnée par les autorités à son départ du pays. C'est chose faite le quand elle s'embraque à bord d'un paquebot direction Lisbonne[49].

Bref passage en Europe

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Mi-, Annemarie Schwarzenbach débarque à Lisbonne où elle reste un mois. Elle a profité de la traversé relativement longue depuis New York pour finaliser neuf articles qu'elle envoie pour publication à Busy Bodmer dès son arrivée[50]. Elle en rédige plusieurs autres durant son séjour dans la capitale portugaise. Le , elle est de retour à Bocken, puis le à Sils où elle reste travailler jusqu'à son nouveau départ. Elle se consacre à classer ses photos de voyage (et celles d'Ella Maillart qu'elle a ramené de leur voyage en commun) et les vendre à différentes rédactions. Elle reprend aussi la rédaction de textes littéraires[51]. Le , elle quitte la Suisse et le 23 elle est de retour à Lisbonne d'où elle s'embarque pour le continent africain. Ce second séjour au Portugal dure un peu plus de 3 semaines et lui permet d'écrire plusieurs articles, dont un sur le peintre suisse Edmond Bille établi dans ce pays depuis 1935. Ce nouveau départ résulte en grande partie des pressions familiales en ce sens.

À la découverte d'une nouvelle partie du monde

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« Je vais découvrir une nouvelle partie du monde et apprendre à vivre seule »

— Lettre à Ella Maillart, mars 1941[52]

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Le , Annemarie Schwarzenbach quitte Lisbonne à bord d'un navire qui la mènera jusqu'à Pointe-Noire. Elle rejoint ensuite Brazzaville au moyen de la ligne ferroviaire Congo-Océan ouverte en 1934. Ce voyage sur le continent africain est financé en grande partie par son frère Hasi[53]. Brazzaville est alors le centre administratif de l'Afrique-Équatoriale française et est devenue la capitale de Afrique française libre. Annemarie Schwarzenbach y rejoint donc les forces françaises libres. Elle séjournera principalement pendant son séjour sur l'autre rive du fleuve Congo à Léopoldville, aujourd'hui Kinshasa, capitale du Congo belge qui est aussi dans l'opposition au nazisme. Elle y écrit en juin son premier article en français[54]. Elle est toutefois assez rapidement soupçonnée d'être une espionne nazie et interrogée. Troublée par cette comparaison, elle se lance dans l'écriture d'une série de poèmes, dont Les Rives du Congo-Tétouan.

Elle poursuit ses travaux journalistiques par une expédition qui débute au mois de juillet et qui l'amène à Lisala en remontant le fleuve Congo, puis par la route, à 250 km de là, à Molanda où se trouve une plantation immense (1250 hectares) tenue par une famille suisse, les Vivien. Elle va y passer deux mois. La personnalité d'Emi Vivien va la marquer. Il s'agit d'une femme forte qui lui propose de partir plusieurs semaines ensemble en voiture parcourir la région des Grands Lacs[55].

De retour à Leopoldville depuis mi-septembre, elle tente d'obtenir un visa pour l'Egypte ce qui lui est refusé.

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Elle se plonge alors dans l'écriture d'un grand roman qui prend pour titre Le Miracle de l'arbre et qu'elle écrira en grande partie à Thysville, aujourd'hui Mbanza-Ngungu, une ville en altitude où on souffre moins de la chaleur. Elle en finit l'écriture fin février. Cette oeuvre accomplie lui apporte une grande sérénité[56].

Elle rentre en Europe en bateau depuis Luanda, en Angola.

Retour à Lisbonne et voyage au Maroc

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Annemarie Schwarzenbach débarque le à Lisbonne. Elle aura mis à profit la traversée pour écrire un texte intitulé En quittant l'Afrique, qui est une sorte de bilan des 10 mois passés sur le continent. Elle y reste sept semaines et y écrit beaucoup d'articles pour la presse suisse. Toutefois, son soucis est de récupérer son passeport suisse ; en effet sa nationalité française en temps de guerre restreint ses séjours en Suisse à trois mois. La seule solution qui s'offre à elle pour cela est le divorce. Elle se rend donc dans le protectorat espagnol au Maroc pour y revoir son mari, qui occupe la poste de consul français de Vichy à Tétouan[57]. Elle le rejoint depuis Madrid par avion à Tanger le 27 mai 1942.

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Ils feront ensemble un voyage dans le Maroc sous protectorat français en passant par Casablanca, Rabat, Mecknès et le site archéologique de Volubilis. Ils passeront encroe quelque temps ensemble à Tétouan. Elle y rédigera des articles de presse mais aussi des poèmes. Leur bonne entente amène Annemarie Schwarzenbach à renoncer à son projet de divorce. Elle repart fin juin par bateau via Ceuta. Elle dispose d'un visa de transit édité par son mari qui doit lui permettre de revenir à l'automne[58].

Retour en Suisse, accident, mort et testament

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Début juillet 1942, Annemarie Schwarzenbach est de retour en Suisse. Elle cherche des mandats comme correspondante de presse mais retravaille également son roman Le miracle de l'arbre en vue de sa publication. Elle travaille ardemment à cela durant le mois d'août à Sils en compagnie uniquement de Therese Giehse[59]. Cette nouvelle version du texte prendra la forme d'un poème en prose dont le manuscrit fait 63 pages, qu'elle intitulera Marc.

Le , une chute de bicyclette en Engadine la blesse à la tête. Elle souffrirait alors d'une forte commotion cérébrale et reste plusieurs jours sans connaissance. À son réveil, elle est agitée et confuse. Après plusieurs jours sous observation, elle est transférée à Prangins dans la clinique du psychiatre Oscar Forel[60]. Son mari, Claude Clarac, se rend à la clinique le 4 octobre mais on lui refuse l'accès à la chambre d'Annemarie Schwarzenbach. Sa mère qui viendra quelques jours plus tard, la ramène avec elle à Bocken, mais elle paraît déjà très diminuée. Elle retourne dans sa maison de Sils le 18 octobre, accompagnée d'une infirmière[61]. Elle y meurt le à l'âge de 34 ans[38]. Une cérémonie eu lieu le 18 novembre au crématoire de Zürich et l'urne est placée au cimetière de Hogen[62].

Dans son ouvrage biographique sur Annemarie Schwarzenbach, sa mère et sa grand-mère, l'historien Alexis Schwarzenbach avance l'hypothèse que l'état d'agitation après la chute ait été aggravé par les traitements inadéquats apportés par le corps médical, en particulier les électrochocs reçus à Prangins qui sont à mettre en lien avec les soupçons de schizophrénie portés par les praticiens[63].

En 1938, Annemarie Schwarzenbach a rédigé un testament qui définissait en particulier que son frère Hans Schwarzenbach était son légataire universel, ce qui déshéritait de fait son époux. Ce dernier ne l'apprit qu'à sa première visite sur la tombe après la fin de la guerre en 1945[64]. Concernant ses manuscrits, elle avait précisé que leur gestion était confiée au bons soins d'Anita Forrer, à laquelle elle léguait aussi tous ses bijoux et lui demandait de distribuer à ses amis ses effets personnels[65].

Postérité

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Directement après sa mort, sa mère choisit de détruire la majorité de la correspondance reçue par sa fille[66] en dépit des précisions testamentaires qui attribuaient la gestion de ses papiers personnels à son amie Anita Forrer. Ce travail d'effacement sera étendu à une partie des journaux intimes. Par ailleurs, sa mère veillera aussi à ce que le nom d'Annemarie Schwarzenbach n'apparaissent pas dans le livre d'Ella Maillart sur leur voyage ensemble. Elle demandera à cette dernière de retirer également avant sa publication certains passages où elle évoque sa famille.

La renommée publique d'Annemarie Scharzenbach semble dès lors s'être rapidement perdue. Son oeuvre, largement composée d'articles de presse, ne fut plus accessible. Cette situation perdura pendant près de 40 ans, jusqu'aux années 1980. C'est en effet la donation des archives d'Annemarie Schwarzenbach aux Archives littéraires suisses à Berne qui a beaucoup aidé la redécouverte de cette œuvre et de sa personnalité.

Le critique littéraire suisse Roger Perret a coordonné la republication aux éditions Lenos à Bâle de son oeuvre dont une partie également inédite. Neuf volumes paraîtront en allemand entre 1988 et 2003.

En 2004, l'historien Alexis Schwarzenbach publie une synthèse biographique fouillée sur trois femmes éminentes de sa famille, à savoir Annemarie Schwarzenbach, Renée Schwarzenbach-Wille, sa mère, et Clara Wille, sa grand-mère.

L'élévation dans le domaine public de l'oeuvre d'Annemarie Schwarzenbach en 2012 a permis une plus large diffusion de celle-ci. En particulier de ses photographies dont des copies ont été versées en libre accès sur Wikimedia Commons en 2017[67].

Elle est surnommée « ange inconsolable » par l'écrivain français Roger Martin du Gard[38].

Antifascisme

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Annemarie Schwarzenbach est profondément opposée à la montée des fascismes en Europe, comme en témoigne son engagement continu auprès des enfants Mann, Klaus et Erika, très engagés dans ce domaine. Elle a soutenu sans faille leurs principaux efforts en ce sens, que cela soit le cabaret antifasciste Die Pfeffermühle de Erika ou la revue Die Sammlung (de) dirigée par Klaus. C'est elle d'ailleurs qui a eu l'idée de cette revue et l'a proposée à Klaus Mann. Son enagement antifasciste s'est heurté de plein fouet à sa famille, en particulier à ses parents mêmes, qui étaient largement acquis aux idées d'extrême droite.

Elle sera d'ailleurs interdite de voyage en Allemagne dès [68], mais continuera à s'y rendre grâce à son passeport diplomatique acquis par mariage en 1935.

Elle considère même ses travaux sur les fouilles archéologiques au Moyen-Orient comme antifascistes puisqu'ils visent à démontrer les origines communes des peuples.

Homosexualité

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Annemarie Schwarzenbach semble avoir vécu de façon sereine son homosexualité, aidée en cela par le fait que celle-ci soit largement acceptée par sa famille du fait que sa mère, Renée Scharzenbach (de), a vécu elle-même de façon ouverte durant son mariage une longue liaison amoureuse avec la cantatrice Emmy Krüger.

Photographies

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Bibliographie

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  • Freunde um Bernhard, 1931.
    • Les Amis de Bernhard, roman, trad. D.-L. Miermont et N. Le Bris, Éditions Phébus, 265 p., 2012 (ISBN 978-2-7529-0540-6).
  • Lyrische Novelle, 1933.
    • Nouvelle lyrique, trad. Emmanuelle Cotté, Verdier, 1994.
  • Flucht nach oben, [1933]
    • Le Refuge des cimes, trad. D.L. Miermont, Payot, 2004 et coll. « Petite Bibliothèque Payot » no 899, 2013 (ISBN 9782228908528).
  • Der Fluss, [1933].
    • Le Fleuve, gravures de Christina Cohen-Cossen, trad. D.-L. Miermont et N. Le Bris, Esperluète, 40 p., 2013 (ISBN 978-2-35984-038-4).
  • Winter in Vorderasien. Tagebuch einer Reise, 1934.
    • Hiver au Proche-Orient. Journal d'un voyage, trad. D.L. Miermont, Payot, 2008 (ISBN 2228901083).
  • Tod in Persien, [1935-1936].
  • Der Falkenkäfig [1935-1936].
    • La Cage aux faucons et autres récits (), trad. D.-L.Miermont et N. Le Bris, Payot, 304 p., 2013 (ISBN 978-2-228-90851-1).
  • Lorenz Saladin. Ein Leben für die Berge. Geleitwort von Sven Hedin, Berne, Hallwag, 1938 (réédition en 2007).
  • Das Glückliche Tal, 1938.
  • Die Zärtlichen Wege, unsere Einsamkeit, [printemps 1941].
  • Das Namelose, [mars-].
  • Das Wunder des Baums, [1941-1942].

Autres textes

  • Loin de New York, Reportages et photographies (1936-1938) (Jenseits von New York), trad. D.L. Miermont, Payot, 2006, Payot Poche (ISBN 2228901202).
  • Orients exils, nouvelles, trad. D.-L. Miermont, Payot, 2000.
  • Où est la terre des promesses ? (Alle Wege sind offen), trad. D.-L. Miermont, Payot Poche, 2005 (ISBN 2-228-89853-8).
  • Rives du Congo / Tétouan (Kongo-Ufer / Aus Tetouan), trad. D.L. Miermont, postface Nicole Le Bris, Esperluète, 2005.
  • Les Quarante Colonnes du souvenir (Die vierzig Säulen der Erinnerung), trad. D.-L. Miermont, préface Nicole Le Bris, Esperluète, 2008.
  • Lettres à Claude Bourdet (1931-1938), trad. D.-L. Miermont, Zoé, 2008.
  • Annemarie Schwarzenbach, Ella Maillart, Nicolas Bouvier, Bleu immortel, Voyages en Afghanistan (Unsterbliches Blau, Reisen nach Afghanistan), Zoé, (ISBN 9782881824845).
  • La Quête du réel, trad. Dominique Laure Miermont et Nicole Le Bris. La Quinzaine littéraire-Louis Vuitton, « Voyager avec… », 320 p., 2011 (ISBN 978-2910491284).
  • De monde en monde, Reportages 1934-1942, trad. D.-L. Miermont et N. Le Bris, Zoé, 2012 (ISBN 978-2-88182-850-8).
  • Orientreisen. Reportagen aus der Fremde. édition Ebersbach, Berlin, 2010 (ISBN 978-3-86915-019-2), nouvelle édition : ebersbach & simon, Berlin, 2017 (ISBN 978-3-86915-150-2).
  • Afrikanische Schriften. Reportagen – Lyrik – Autobiographisches. Mit dem Erstdruck von «Marc». Hrsg. von Sofie Decock, Walter Fähnders und Uta Schaffers. Chronos, Zurich 2012 (ISBN 978-3-0340-1141-9).
  • Frühe Texte von Annemarie Schwarzenbach und ein unbekanntes Foto: Gespräch / Das Märchen von der gefangenen Prinzessin / „mit dem Knaben Michael.“ / Erik. In: Gregor Ackermann, Walter Delabar (Hrsg.): Kleiner Mann in Einbahnstrassen. Funde und Auslassungen. Aisthesis, Bielefeld: 2017 (=JUNI. Magazin für Literatur und Kultur. Heft 53/54) (ISBN 978-3-8498-1225-6) S. 152-182.
  • Die vierzig Säulen der Erinnerung. Mit einem Nachwort von Walter Fähnders. Golden Luft Verlag, Mainz, 2022 (ISBN 978-3-9822844-0-8).
  • Paris (inédit). Éditions Payot & Rivages, Paris, 2026, 111pp. Comporte les textes suivants: Conversation, Paris I, Paris II, Paris III. Trad. Dominique Laure Miermont-Grente et Nicole Le Bris.

Expositions

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  • Si d'aventures… à la Maison de la photographie[69] à Grenoble
  • Annemarie Schwarzenbach - Eine Frau zu sehen, Museum Strauhof à Zurich, 2008[70]
  • Annemarie Schwarzenbach Self portraits of the world[71], Museu Collecao Berardo, Lisbonne, 2010
  • Départ sans destination. Annemarie Schwarzenbach, photographe, Centre Paul-Klee, Berne, 2020[72]

Sur Annemarie Schwarzenbach

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  • 2000 : "Une Suisse rebelle, Annemarie Schwarzenbach", réalisé par Carole Bonstein, écrit par Nasser Bakhti, Carole Bonstein, Daniel Gibel, Suisse, 2000, 58 minutes, DV Cam, Couleur et Noir & Blanc. Fiche sur le film-documentaire.fr : 20425_0
  • 2001 : Le Voyage au Kafiristan de Donatello Dubini Retrace le voyage d'Annemarie Schwarzenbach et d'Ella Maillart en 1939[73]
  • 2014 : "Je suis Annemarie Schwarzenbach", réalisé par Véronique Aubouy, écrit par Véronique Aubouy, Thomas Cheysson, Yves Nilly, France, 2014, 126 minutes, Couleur[74]

Télévision

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  • "Annemarie Schwarzenbach - L'ange inconsolable de la littérature" dans la série de documentaire "The Lost Ones", écrites et réalisées par Mathilde Hirsch, Arte/INA. Disponible sur Play de la RTS.
  • En 2010, le groupe lausannois Tamatakia consacre une piste à Annemarie Schwarzenbach sur son album-concept L'Appel du large, dédié aux voyageuses : Suite italienne dédiée à Anne-Marie Schwarzenbach, comprenant une passera et une tarentelle[77].
  • Sur l'album Lover, Beloved, Song from an Evening with Carson McCullers de Suzanne Vega figure un titre hommage à Annemarie Schwarzenbach : Annemarie.

Bibliographie

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Bande dessinée

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Émissions radios

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Liens externes

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Notes et références

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  2. Alexis Schwarzenbach (trad. Étienne Barilier), "Maman, tu dois lire mon livre". Annemarie Schwarzenbach, sa mère et sa grand-mère, Éditions Métropolis, (ISBN 978-2-88340-172-3), p. 40.Voir et modifier les données sur Wikidata
  3. Alexis Schwarzenbach (trad. Étienne Barilier), "Maman, tu dois lire mon livre". Annemarie Schwarzenbach, sa mère et sa grand-mère, Éditions Métropolis, (ISBN 978-2-88340-172-3), p. 44.Voir et modifier les données sur Wikidata
  4. a b et c « Annemarie Schwarzenbach : le voyage à l'envers », dans Anne-Marie Gresser, La littérature suisse-allemande d'aujourd'hui, Septentrion, (ISBN 978-2-7574-0125-5, lire en ligne), p. 117-127
  5. a et b « The Lost Ones: Annemarie Schwarzenbach - L'ange inconsolable de la littérature - Regarder le documentaire complet », sur ARTE (consulté le ).
  6. « Une vie une œuvre - Annemarie Schwarzenbach : "L’ange inconsolable" (1908-1942) » [audio], sur France Culture.
  7. On ne connaît que les lettres d'Annemarie à Claude Bourdet, les lettres de ce dernier ayant été détruites par la mère d'Annemarie après sa mort.
  8. Dominique Laure Miermont, Annemarie Schwarzenbach ou le mal d'Europe, Payot & Rivages, (ISBN 2-228-89874-0), p. 82.Voir et modifier les données sur Wikidata
  9. Dominique Laure Miermont, Annemarie Schwarzenbach ou le mal d'Europe, Payot & Rivages, (ISBN 2-228-89874-0), p. 88.Voir et modifier les données sur Wikidata
  10. Dominique Laure Miermont, Annemarie Schwarzenbach ou le mal d'Europe, Payot & Rivages, (ISBN 2-228-89874-0), p. 98.Voir et modifier les données sur Wikidata
  11. Dominique Laure Miermont, Annemarie Schwarzenbach ou le mal d'Europe, Payot & Rivages, (ISBN 2-228-89874-0), p. 111-121.Voir et modifier les données sur Wikidata
  12. Dominique Laure Miermont, Annemarie Schwarzenbach ou le mal d'Europe, Payot & Rivages, (ISBN 2-228-89874-0), p. 128.Voir et modifier les données sur Wikidata
  13. Dominique Laure Miermont, Annemarie Schwarzenbach ou le mal d'Europe, Payot & Rivages, (ISBN 2-228-89874-0), p. 136-137.Voir et modifier les données sur Wikidata
  14. Dominique Laure Miermont, Annemarie Schwarzenbach ou le mal d'Europe, Payot & Rivages, (ISBN 2-228-89874-0), p. 154.Voir et modifier les données sur Wikidata
  15. Dominique Laure Miermont, Annemarie Schwarzenbach ou le mal d'Europe, Payot & Rivages, (ISBN 2-228-89874-0), p. 159.Voir et modifier les données sur Wikidata
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  18. Baudouin Eschapasse, « Le troublant regard d'Annemarie Schwarzenbach », sur Le Point, (consulté le ).
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  42. Frédéric Vitoux, préface de La Voie cruelle, Petite Bibliothèque Payot, Paris, 2001, p. 17.
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  63. Alexis Schwarzenbach (trad. Étienne Barilier), "Maman, tu dois lire mon livre". Annemarie Schwarzenbach, sa mère et sa grand-mère, Éditions Métropolis, (ISBN 978-2-88340-172-3), p. 303.Voir et modifier les données sur Wikidata
  64. Alexis Schwarzenbach (trad. Étienne Barilier), "Maman, tu dois lire mon livre". Annemarie Schwarzenbach, sa mère et sa grand-mère, Éditions Métropolis, (ISBN 978-2-88340-172-3), p. 313.Voir et modifier les données sur Wikidata
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