serpent
serpent
n.m. [ lat. serpens, de serpere, ramper ]SERPENT
(sèr-pan) s. m.HISTORIQUE
- XIe s. Serpens e guivres, dragon e aversier [, Ch. de Rol. CLXXXI]
- XIIIe s. La serpent au vilain proia.... [MARIE, Fabl. t. II, p. 267]Folie est combatre sanz armes et dormir près del sarpent [BRUN. LATINI, Trésor, p. 391]Le vieil serpent, de viellesse anuiez, Pour joenne cuir eschange sa viel pel [, Bibl. des ch. 4e série, t. V, p. 317]Et dit ainsi que qui vouloit tuer premier le serpent, il li devoit esquacher [écraser] le chief [JOINV., 219]
- XIVe s. Deux broches garnies de langues de serpent [DE LABORDE, Émaux, p. 497]
- XVe s. Haa, dame, distil, encore est-ce dedans mon marché jusques à la fontaine ; et, se je ne craignois deffence du serpent [défense équivoque, plutôt apparente que réelle], encore fis-je autre chose [, Perceforest, t. IV, f° 113]
- XVIe s. La grand serpente au pole arctique emprainte [MAROT, IV, 65]L'herbe dite langue de serpent [PARÉ, XVI, 35]Un bois.... Où couloit en serpent une eau luisante et claire [DESPORTES, Angélique, I]Quand elle sceut sa mort [du duc d'Orléans fils de François Ier], elle sceut en mesme temps celle de son mary, qui luy aida à celer et cacher tellement le regret qu'elle portoit de son prince, que plusieurs qui n'en sçavoient le serpent desous l'herbe, attribuoient du tout ce grand dueil pour le mary [BRANT., Capit. franç. t. I, p. 349, dans LACURNE]Il faut tirer le serpent du buisson par la main d'autruy [COTGRAVE, ]
ÉTYMOLOGIE
- Génev. une sarpent ; bressan, la sarpan ; wallon, sierpain ; Berry, sarpent, sarpente ; provenç. sarpent, et aussi serp, ser, cer ; catal. serpent ; espagn. serpiente ; ital. serpente ; du lat. serpentem, de serpere, ramper, grec, sanscr. sarpâmi. Le prov. serp vient non de serpentem, mais de serpens, accent sur ser. Serpent est quelquefois féminin dans l'anc. langue et dans les patois.
serpent
Serpent à sonnettes, Serpent très venimeux ainsi nommé à cause du bruit qu'il fait en remuant les anneaux cornés et mobiles qui terminent sa queue.
Fig., C'est un serpent que j'ai réchauffé dans mon sein, C'est un ingrat qui s'est servi du bien que je lui ai fait pour me faire du mal.
Fig., Le serpent est caché sous les fleurs se dit en parlant de Choses dangereuses, dont les apparences sont séduisantes.
Fig., Les serpents de l'Envie, de la Calomnie L'envie, la calomnie.
Fig. et fam., C'est une langue de serpent se dit d'une Personne fort médisante. On dit plutôt aujourd'hui : C'est une langue de vipère.
En termes de Joaillerie, OEil-de-serpent Voyez ce mot à son rang alphabétique.
En termes de Botanique, Langue-de-serpent. Voyez LANGUE.
Bois de serpent. Voyez SERPENTINE.
SERPENT désigne, dans la langue de l'Écriture, le Démon tentateur.
Il est aussi le nom d'un Instrument à vent, en forme de gros serpent recourbé, employé dans les églises pour soutenir les voix. Jouer du serpent.
Il se disait aussi de Celui qui jouait de ce instrument.
serpent
Un Serpent, Serpens, Anguis.
Une sorte de serpent qui monte sur les arbres, et de la se darde dedans les bestes qu'il rencontre, Iaculus.
Une sorte de serpent lequel s'il mord aucun, tout le sang sort de la personne et ne se peut estancher, Haemorrhois.
Serpent d'eauë, Boa boae.
Le serpent devient neuf, Serpens vernat, Senectutem exuit, aut vernationem.
Le serpent se dresse en menaceant, Attollit minas serpens.
La vieille peau du serpent qu'il desvest au Printemps, Vernatio, Anguinae vernationis membrana, Senectus, Senecta.
serpent
SERPENT, s. m. SERPENTEAU, s. m. SERPENTER, v. n. SERPENTIN, INE, adj. et subst. [Sêrpan, panto, té, tein, tine: 1re ê ouv. 2e lon. 3e é fer. au 3e.] Serpent, reptile. On comprend sous ce nom, dit l'Acad. les vipères, les couleuvres, les aspics, etc. "La morsûre, le venin, les sifflemens du serpent. = En st. fig. famil. et critique; un serpent, une langue de serpent, une persone médisante. = On dit, dans un style plus noble: c'est un serpent que j'ai réchaufé dans mon sein, un ingrat, qui se sert de mes bienfaits pour me nuire.
C'est trop flater ta haine; et de ma faible main,
Caresser le serpent, qui déchire mon sein.
ORESTE.
— Le serpent est caché sous les fleurs: les belles aparences cachents des pièges, des dangers. = Serpent, instrument de musique à vent, dont on se sert dans les choeurs de musique d'Église, pour soutenir les voix: son lui vient de ce qu'il est fait en figûre de gros serpent formant plusieurs replis.
SERPENTEAU, le petit d'un serpent. = Feu d'artifice; petite fusée qui serpente; qu'on jette à la main, ou qui, renfermée dans une grosse fusée, en sort avec un moûvement tortueux.
SERPENTER ne se dit qu'au figuré, des ruisseaux, des rivières, qui ont le cours tortueux. "Ruisseau, qui serpente dans la plaine. = On dit aussi d'un chemin, qu'il va en serpentant.
SERPENTIN, adj. Marbre serpentin, dont le fond est vert avec des taches rouges et blanches. Langue serpentine, en parlant d'un cheval; qui remûe sans cesse. = S. m. Pièce de la platine d'un mousquet, à laquelle on atachait autrefois la mêche. — En Chymie, tuyau, qui va en serpentant depuis le chapiteau d'un alambic jusqu'au bâs. = S. f. Sorte de pierre fine, tachetée comme la peau d'un serpent. = Sorte de plante, qui rampe sous les aûtres plantes.
serpent
Schlangesnake, serpentslang, serpentנחש (ז), נָחָשׁslangserp, serpenthadslangeserpentoserpiente, culebramadu, usskäärmezmijakígyóormurserpente蛇, ヘビanguis, serpensorm, slangecobra, serpenteзмеяorm, snoknyokayılan蛇φίδι, Όφιςثُعْبَان뱀wążงูcon rắnЗмия蛇 (sɛʀpɑ̃)nom masculin