légation
légation
n.f.LÉGATION
(lé-ga-sion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.HISTORIQUE
- XIIe s. Sor si faite ovre desleiée [perfide, sans loi] E sur iteu legation, U [où] li dus n'entent se bien non, Fu il deceüz.... [BENOIT, II, 12137]
- XIVe s. Ceste legation fut mesprisée de tous, ne n'i ot ville ne cité qui à ce se acordast [BERCHEURE, f° 10]
- XVe s. Le pape devoit envoyer deux cardinaux en legation en la cité d'Arras [FROISS., I, I, 144]Cependant que le dit herault estoit allé faire sa legation [MONSTREL., t. III, p. 12, dans LACURNE]
- XVIe s. L'université s'opposa à la verification des bulles de la legation du cardinal d'Amboise [P. PITHOU, 5]Legations pieuses [legs pieux] [, Nouv. coust. génér. t. II, p. 69]
ÉTYMOLOGIE
- Provenç, legacio, leguation ; espagn. legacion ; ital. legazione ; du lat. legationem, de legare, léguer.
légation
Il désignait autrefois l'Étendue du gouvernement d'un légat dans l'État ecclésiastique. Dans toute la légation de Bologne, de Ferrare.
En termes de Diplomatie, Droit de légation signifie Mission extraordinaire que quelques puissances donnent à une ou plusieurs personnes pour aller négocier auprès d'une puissance étrangère.
Il se dit aussi collectivement de la Mission permanente, comprenant le ministre plénipotentiaire ou le ministre résident, ainsi que ses conseillers et ses secrétaires, entretenue dans un pays où il n'y a pas d'ambassade. La légation de Danemark. La légation des Pays-Bas. Conseiller, secrétaire de légation.
Il se dit encore de l'Hôtel qu'occupe cette mission. Je suis allé à la légation de Suède.
legation
Legation demandant paix, Legatio pacificatoria.
légation
LÉGATION, s. f. [Léga-cion; 1re é fer.] La charge du Légat; l'étendue et le district de sa légation; et le tems que dûrent ses fonctions. "Le Pape lui a doné la légation de Bologne. "Cette ville est de sa Légation. "Cela se passa pendant sa Légation.