dispute
dispute
n.f.DISPUTE
(di-spu-t') s. f.SYNONYME
- 1. DISPUTE, DÉBAT., La dispute est une conversation entre deux ou plusieurs personnes à l'occasion d'un point de théologie, de philosophie ou même de science, sur lequel elles sont d'avis différent. Le débat est un échange de discours entre deux ou plusieurs personnes sur un objet soumis soit à une assemblée soit à un tribunal.
- 2 DISPUTE, DISCUSSION, voy. DISPUTER.
- 3. DISPUTE DE MOTS, DISCUSSION DE MOTS., Dispute de mots, débat dans lequel on croit disputer des choses, et où l'on ne dispute en réalité que sur les mots ; discussion de mots, examen du sens exact et rigoureux des mots.
HISTORIQUE
- XVIe s. Au reste, en laissant la dispute des mots, je commenceray à traiter de la chose [CALV., Instit. 74]La doctrine de Platon, venant à estre publiquement receue, osta la mauvaise opinion que la commune avoit de toutes telles disputes [AMYOT, Nicias, 42]
ÉTYMOLOGIE
- Voy. DISPUTER ; provenç. espagn. et ital. disputa.
dispute
Par extension, il signifie aussi Altercation violente, querelle. Une dispute éclata dans la rue. Il cherche dispute à ses voisins. Être en dispute avec quelqu'un, au sujet de quelque chose.
Il s'est dit des Actes, ou discussions publiques, qui se faisaient dans les écoles, pour débattre des questions de théologie, de philosophie, etc. Disputes théologiques. Disputes publiques. Ouvrir la dispute. Assister aux disputes. Les disputes de l'école.
dispute
DISPUTE, s. f. DISPUTER, v. act. et n. DISPUTEUR, s. m. [3e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Dispute, débat, contestation. "Être en dispute avec, avoir dispute ensemble. La chaleur de la dispute. Opiniâtre dans la dispute, etc. "L'Empereur voulut entrer en dispute avec lui. Grifet. "Cette dispute sur le genre larmoyant n'est pas la seule qui s' engage dans cette scène: il s'en élève une aûtre non moins vive sur l'abondance ou la stérilité des caractères propres à la Comédie. Journ. de Mons. Sur l'Homme Dangereux de M. Palissot. = Il se dit aussi des actions publiques, qui se font dans les Écoles pour agiter des questions. "Assister aux disputes.
DISPUTER, v. act. contester pour emporter ou conserver quelque chose. Il régit l'accusatif et le datif. "Il lui dispute le pas, la préséance. — Figurément, disputer le terrain, se défendre de son mieux, et pied à pied, dans une contestation. "Ce Plaideur a bien disputé le terrain. — Au propre, il se dit d' un général qui défend un poste après l'aûtre, et le fait acheter chèrement à l'énemi. = Verbe neutre. Être en débat, avoir contestation. Disputer contre quelqu'un. "Ils disputent ensemble. Ils ne font que disputer. — Agiter des questions dans les Écoles. "Ce Bachelier a disputé en Sorbone. = * Se disputer, sans régime, est un gasconisme. "Ils se sont long-temps disputés. Dites: ils ont long-temps disputé. Desgrouais. — On dit fort bien avec le régime absolu. "Ils se disputent l'honeur, la gloire de, etc.
Rem. Disputer s'emploie sur-tout élégamment avec l'ablatif et la prép. avec, ou avec le pron. le et la prép. à: "Caton ne prétendoit pas le disputer aux riches en opulence, ni aux factieux en intrigues et en cabales, mais il disputoit de valeur avec les plus braves, de retenûe avec les plus modestes, d'intégrité avec les plus gens de bien. Bouh. Pens. Ing. — M. Marmontel n'emploie que l'ablatif (la prép. de). "On eût dit, que jaloux l'un de l'aûtre, ils disputoient de vertu et de gloire. Je crois qu'il convenait de dire, ils disputaient ensemble. Au pluriel, cet adverbe remplace la prép. avec. — Et Voltaire, dans les Pélopides.
Je porterai la haine au fond de ces abîmes,
Nous y disputerons de malheurs et de crimes.
En prôse, il aurait convenu d'ajouter ensemble. — Marsolier met la prép. avec; mais au lieu de la prép. de, ou autrement, de l'article indéfini, il emploie l'article défini. "Disputer de la vanité et du faste avec les Grands. C'est un gasconisme. Il faut dire, disputer de vanité et de faste. — On dit dans le même sens, disputer à qui fera, à qui dira, etc. "Ils disputent à qui fera plus d'ouvrage, à qui dira plus de sotises. "Ils disputoient à qui ferait mieux, à qui aurait plutôt fini, etc. — * Mde de B... fait régir à ce verbe la conjonction que avec le subjonctif. C'est un anglicisme. "Les Antiquaires, disputent beaucoup que ces lois... fussent d'Édouard, le Confesseur. Histoire d'Angl.
DISPUTEUR, qui aime à disputer, à contredire. Grand, ardent, opiniâtre disputeur. "Pour se débarrasser de ces argumens, notre subtil disputeur (J. J. Rouss.) suprime le terme essentiel. L'Ab. Bergier. — Employé adjectivement. "À~ force de disputer contre l'Église Romaine, le Clergé Protestant, prit l'esprit disputeur et pointilleux. J. J. Rouss.
Rem. Balzac a été un des premiers à employer ce mot. Richelet dit qu'il n'est guère d'usage. L'Acad. le met sans remarque. Il n'est que de la conversation, du style polémique et critique, ou badin et comique. Voyez DISPUTANT.
dispute
dispute
Streit, Disput, Wortwechsel, Zank, Hader, Quereledispute, quarrel, row, argument, squabble, wrangleruzie, herrie, strijd, twist, dispuut, heibel, kwestie, redetwist, twistgesprek, onenigheid, woordenstrijd, woordentwistהסתכסכות (נ), התגוששות מילולית (נ), התווכחות (נ), התקוטטות (נ), ויכוח (ז), מדון (ז), מדנים (ז״ר), מריבה (נ), פלוגתא (נ), קטטה (נ), ריב (ז), תגרה (נ), הִתְקוֹטְטוּת, וִכּוּחַ, מְרִיבָה, פְּלֻגְתָּא, קְטָטָה, רִיב, תִּגְרָהαμφισβήτηση, λογομαχία, φιλονικία, επιχείρημα, καβγάςdisputodisputa, escaramuza, discusióndisputa, lite, alterco, contesa, litigio, tenzone, discussione仲違い, 口論, 喧嘩논박, 논쟁, 말다툼disputa, briga, discussãoспор, скандал, ссора争执, 争吵, 争论جِدَال, مُشَادَةhádkaskænderikiista, riitaprepirka, svađadiskusjon, krangelkłótnia, spórbråk, grälการโต้เถียง, การทะเลาะวิวาทtartışmasự tranh luận, vụ cãi nhau爭議 (dispyt)nom féminin