cure
1. cure
n.f. [ lat. cura, soin ]2. cure
n.f. [ lat. cura ]CURE1
(ku-r') s. f.PROVERBES
- On a beau prêcher à qui n'a cure de bien faire, se dit de ceux qui n'ont aucun soin de profiter des instructions qu'on leur donne.
- À beau parler qui n'a cure de bien faire, les belles paroles de celui qui se conduit mal ne persuadent pas.
SYNONYME
- 1° CURE, CURATION. Il y a cette différence entre cure et curation, que le premier de ces mots indique un traitement achevé et le second un traitement proposé ou actuellement employé.
- 2° CURE, GUÉRISON., Il y a cette différence entre cure et guérison, que le premier se rapporte au médecin, et le second au malade. On fait une cure, on procure une guérison. On dit une belle cure, c'est-à-dire qui fait honneur à celui qui l'a entreprise ; et l'on dit une guérison prompte et parfaite. Enfin, cure exigeant l'intervention d'un traitement, ne se dit guère que des maux qui ont quelque durée, quelque gravité, tandis que guérison se dit de toute espèce de maux, petits ou grands.
HISTORIQUE
- XIe s. Ce sait hom bien, n'ai cure de menace [, Ch. de Rol. X]Dist Oliviers : n'ai cure de parler [, ib. X]Qui si sont fier, n'ont cure de leur vie [, ib. CLXXXIV]
- XIIe s. Nos bons Franzois n'ont cure de fuir [, Ronc. p. 60]J'aim et desir ce qui de moi n'a cure [, Couci, p. 125]
- XIIIe s. Et Tybers et la vieille n'ont cure d'arester [de s'arrêter] [, Berte, XVII]Com cele qui n'avoit fors de bien faire cure [, ib. XLII]Et fist souper ses chevaliers et sa gent de haute cure et donner avoine as chevaux [, Chr. de Rains, p. 15]De l'autre amor dirai la cure [guérison] Selonc la devine Escripture [, la Rose, 4415]Ton cuer ne porras apaier, Ains iras encor essaier Se tu verras par aventure Ce dont tu ies en si grant cure [, ib. 2348]
- XIVe s. La cure des filz appartient au pere [ORESME, Eth. 247]Il met sa cure et son entente à si bonnes sciences [ID., ib. Prol.]Et qui ne les fait, il n'a cure de estre bon [ID., ib. 41]Avoir cure et diligence de savoir particulierement les comptes des mises et receptes, c'est condicion de homme qui a vice de parvificence [ID., ib. 113]
- XVe s. Monseigneur Jean le Bel, qui grand cure et toute bonne diligence mit en cette matiere [FROISS., Prol.]Ils en trouverent si grand foison [de richesses], que garçons n'avoient cure de draps fourrés de vair [ID., I, I, 266]Si fit adonc en ce temps de celui qui puis fut le roi de France, la plus belle cure dont on pust ouïr parler [ID., II, II, 70]Et prenoit tout le soin et la cure de l'ost [Charles de Bourgogne] [COMM., VI, 13]
- XVIe s. Nous ne sommes point si malades les uns que les autres, ni d'une mesme maladie : et pour tant il n'est jà mestier que la cure soit pareille en tous [CALVIN, Instit. 552]Il faut rejeter loin toutes cures [soins] estranges, par lesquelles l'entendement soit transporté çà et là [ID., ib. 675]Il se jecta en la pauvreté, pour se desfaire des indignitez et cures de la maison [MONT., IV, 77]Consumer son ame de cures et d'ennuis [AMYOT, Comm. il faut nourrir les enfants, 37]Ceulx qui louent les hommes vertueux sans les aimer, ceux-là reverent bien leur renommée, mais ilz ne portent point d'affection à leur vertu, ny n'ont cure de l'imiter [ID., C. d'Utiq. 15]Comme le medecin Menecrates, pour avoir esté heureux en la cure de quelques maladies desesperées, eust esté surnommé Jupiter [ID., Agésil. 34]Il ne s'est fait cure tant grande et difficile fust-elle, où ma main et mon conseil n'ayent esté requis [PARÉ, Au lecteur.]Je mets après cela la cure generale, puis la particuliere, avec les instrumens propres pour la curation de quelque maladie que ce soit [ID., ib.]Il est tout presché qui n'a cure de bien faire [COTGRAVE, ]
ÉTYMOLOGIE
- Wallon, keure ; provenç. espagn. et ital. cura ; du latin cura, coira, coera, que quelques étymologistes ont essayé de ramener à une forme cov, cav, radical de cavere, avoir soin, prendre garde.
CURE2
(ku-r') s. f.HISTORIQUE
- XIVe s. [Le pape Jean] la cure de Ste Eglise gouvernoit, et l'avoit receue après le pape Hormisde [, Chron. de St-Denis, t. I, f° 18, dans LACURNE]
- XVe s. On ne peut desservir deux cures, Ne prendre gaiges en deux cours [, Ch. d'Orl. Chanson, 91]
ÉTYMOLOGIE
- Voy. CURÉ ; saintongeois, chure ; wallon, keure.
cure
Il signifie aussi Traitement, guérison de quelque maladie ou blessure. On le dit surtout en parlant des Affections graves ou chroniques. Cure d'eau, cure de raisin, cure d'air. J'ai fait ma cure à Aix-les-Bains.
Il signifie par extension Fonction ecclésiastique à laquelle est attachée la direction spirituelle d'une paroisse. Cure de village.
Il signifie aussi Demeure du curé, presbytère. La cure est en général dans le voisinage de l'église.
curé
Fig. et fam., C'est Gros Jean qui en remontre à son curé, se dit Lorsqu'un ignorant veut donner des leçons à un homme qui en sait plus que lui.
cure
Une Cure, ou paroisse, Curionatus, Curia, Paroecia, Sacerdotium paroeciarum.
curé
Un curé d'une Paroisse, Curio, curionis, Flamen curialis.
Le curé a dit la Messe, A curione res diuina facta est.
cure
Cure, ou guarison, Curatio.
curé
Curé et purgé, Purgatus.
cure
Cure, vient du Latin Cura, et signifie tantost Souci, Soing: Tantost l'administration d'une paroisse, La cure de Saint Germain, selon ce est appelé Curé, celuy qui exerce telle administration, Paroecia, Paroechus. Tantost une operation de medecin ou chirurgien dont s'est ensuyvie guerison: Selon ce on dit, Tel medecin a fait une belle cure, Insigne medecinae opus patrauit. Tantost en fait de fauconnerie, c'est ce drapeau, estouppe, coton, ou plume qu'on donne à l'oiseau au soir qu'on appelle aussi turonde, pour luy desseicher le fleume, Selon ce on dit, Il a rendu ou jetté sa cure, quand au matin il a rejetté laditte turonde.
La cure d'obeir à Dieu, Religio.
Avoir cure et soing de quelque chose, Curare rem aliquam, Curam insumere, Adhibere curam in re aliqua.
Avoir cure et soing de son corps, Corpori deseruire, vel inseruire, Corpus curare.
Avoir cure et soing de sa santé, Inseruire valetudini.
Qui a cure et soing des sciences, Cultor Mineruae.
Avoir cure et soing de faire le vouloir de son pere et de sa mere, Curare parentes.
Ceux qui ont cure et affection d'apprendre, je les envoye en Grece, In quibus est studium, in Graeciam mitto.
Laisser à quelqu'un la cure et soing de quelque chose, Mandare curam alteri.
Fait avec cure et soing, Curatus, Cum cura factus.
Mettre toute sa cure à la dialectique, Consumere omnem curam in dialecticis.
N'avoir cure de se marier, Abhorrere a nuptiis.
cûre
CûRE, s. f. CURÉ, s. m. [1re lon. au 1er, br. au 2d; 2ee muet au 1er, é fer. au 2d.] I. Cûre, a plusieurs sens qui n'ont aucun raport l'un avec l'aûtre. 1°. Traitement, pansement de quelque maladie ou blessûre. Belle, grande cûre. Il a entrepris cette cûre: il n'a pas été heureux en cette cûre. = 2°. Remède qu'on done à un oiseau de proie, pour le purger. = 3°. Bénéfice ayant charge d'âmes, et la conduite spirituelle d'une Paroisse. "Les Cûres obligent à résidence. Cûre de village. Résigner, permuter, desservir une Cûre. = 4°. * Il s'est dit aûtrefois pour souci. On disait, n'en avoir cûre, ne pas s'en soucier; s'en mettre peu en peine.
L'Ane, qui goûtoit fort cette façon d'aller,
Se plaint en son patois. Le Meûnier n' en a cure.
La Font.
Rem. 1°. Cûre, guérison (synon.) Il semble, dit l'Ab. Girard, que la cûre n'ait pour objet que les maux opiniâtres et d'habitude; au lieu que la guérison regarde aussi les maladies légères et de peu de durée. On dit, faire une cûre, et procurer une guérison. Le 1er a plus de raport au mal, et à l'action de celui qui traite le malade. Le 2d a plus de raport à l'état du malade qu'on traite (La cûre de ce mal; la guérison de ce malade.) "Plus le mal est invétéré, plus la cûre en est dificile. "C'est souvent plus à la force du tempérament qu'à l'éfet des remèdes, qu' on doit sa guérison. GIR. synon.
2°. * Formey done à cûre, non le sens de guérison, mais celui de remède. Il dit, faire une cûre, non du Médecin, mais du malade. "Il ala ensuite aux Eaux de... faire une cûre, qui lui avait été prescrite.
3°. Dit-on, faire une cûre à quelqu' un, pour dire, le guérir, ou le traiter dans une maladie? Je ne le crois pas. Boileau l'a dit, en parlant du Médecin Perrault: "C'est-là toute la cûre qu'il m'a faite. (C'est ainsi qu'il m'a guéri, en me rendant plus malade.) On lit aussi, dans l'Ann. Litt. "Vient ensuite le détail d' une cûre faite par M. Morand à un Religieux. — Faire une cûre, se dit sans régime. On ne dit point, ce me semble, il lui a fait une cûre, pour dire, qu'il l' a guéri.
II. CURÉ, Prêtre pourvu d'une Cûre. Bon Curé; Curé de Paris; Curé de village; Curé primitif; Curé amovible, etc.
On dit, en style proverbial, avoir afaire au Curé et aux Paroissiens, c. à. d., à plusieurs parties à la fois, et qui ont souvent des intérêts diférens. = C'est Gros-Jean qui remontre à son Curé, se dit, quand un ignorant veut instruire un homme qui en sait plus que lui.
cure
גהה (נ), מזור (ז), גֵּהָהkuur, pastoriefara, farnost, kúra, lečenícure, treatment, parsonageθεραπείαлечениеcuraлечение치료แก้ (kyʀ)nom féminin