barde
1. barde
n.m. [ lat. bardus, du gaul. ]2. barde
n.f. [ de l'ar. barda'a, bât ]BARDE1
(bar-d') s. f.HISTORIQUE
- XVIe s. Leurs chevaux semblablement bardez de bardes de fer et de cuivre [AMYOT, Crassus, 45]
ÉTYMOLOGIE
- Bas-lat. barda, bât ; provenç. bardel, bât ; espagn. et portug. albarda, bât et barde de lard ; ital. barda, caparaçon ; de l'arabe bardahet, couverture que l'on met sur le dos d'une bête de somme avant d'y placer le bât, du persan barzahet. Certaines provinces emploient pour selle le mot aubarde, qui correspond à l'espagnol et portugais albarda. On trouve, dans l'ancien français, barde avec le sens de arme offensive : Plantant une grosse javeline de barde qu'il portait en la main [AMYOT, Marc. 8]En ce sens, barde vient de l'allemand Bart, hache. Du sens de selle, caparaçon, on a passé à celui d'armure défensive du cheval, et enfin à celui de pièces de lard avec lesquelles on couvre une volaille.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
- 1. BARDE. - HIST. XVIe s. Ajoutez :
BARDE2
(bar-d') s. m.ÉTYMOLOGIE
- Bardus, barde, mot celtique : bas-bret. barz, bars ; kymri, barz ; gaél. et island. bard, poëte, chanteur.
barde
Il se dit encore d'une Espèce de selle faite de grosse toile piquée de bourre. On dit aussi BARDELLE.
Il désigne, en termes de Cuisine, une Tranche de lard fort mince dont on enveloppe les chapons, les gelinottes, les cailles et autres oiseaux, au lieu de les larder.
barde
Il se dit, par extension, d'un Poète héroïque et lyrique.
barde
BARDE, s. f. BARDER, v. a. 1°. Anciène armûre, qui couvrait le poitrail et les flancs d'un cheval. — 2°. Aujourd'hui, tranche de lard fort mince, dont on envelope des pièces de volaille ou gibier, au lieu de les larder. — Barder, c'est couvrir de bardes.
BARDÉ, ÉE, adj. Cheval bardé, chapon bardé, câilles bardées. Un Auteur moderne l'a employé au figuré. "Il (le Marquis de C...) est auteur de je ne sais combien de livres, bardés de proverbes, de néologismes, de pasquinades. Tart. Epist.