arpent
arpent
n.m. [ gaul. arepennis ]arpent
(aʀpɑ̃)nom masculin
ARPENT
(ar-pan) s. m.HISTORIQUE
- XIe s. Ainz qu'on alast un seul arpent de champ [, Ch. de Rol. CLXIII]
- XIIe s. N'est pas trois arpenz mesurez Alez avant, ce sai de voir, Quant se prent à aparcevoir Mon seingnor Noble et Ysengrin [, Ren. 5584]Cadmus.... De terre ara plus d'ung arpent, Et sema les denz d'un serpent, Dont chevalier armé saillirent [, la Rose, 19937]Engherans de Sainct-Pol ne s'i vout arester, Ainz broche le destrier, si le fait tost aler, En un arpent de terre le fait trois fois torner [, Ch. d'Ant. VIII, 369]Si que on voit que uns arpens de vigne n'est prisiés que quarante sous par an [BEAUMANOIR, XXIII, 8]Et l'autre maniere d'arpent si est li quix contient cent vergues de vingt cinq piés le [la] vergue, et c'est li drois arpens le roi [ID., XXV, 10]
- XVe s. Le quartier en vault l'arpent [le jeu en vaut la chandelle] [VILLON, Baillev. et Mallep.]
- XVIe s. L'arpent romain estoit la terre que deux bœufs accouplez labouroient en un jour ; l'arpent françois est composé de cent perches quarrées, chacune de dix-huict pieds [O. DE SERRES, 11]
ÉTYMOLOGIE
- Provenç. aripin, arpen ; anc. espagn. arepende ; bas-lat. arapennis, arepennis, aripennis, arpennis, agripennus, aripendium, arpennum, arpenna, arpentium ; du latin arepennis, aripennis et arapennis. Columelle dit que ce mot est gaulois. Un auteur, dans les Agrimensores, le dit espagnol. Le renseignement de Columelle, qui cite exactement d'autres mots gaulois, mérite confiance. Columelle ajoute que arepennis vient de arare, labourer ; or le radical, qui est dans arare, est celtique aussi : kymri, aru ; bas-breton, arat ; gaélique, ar. Quant à la 2e partie, penn ou pent, elle signifie, dans les langues celtiques, tête, chef, bout.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
- ARPENT. Ajoutez : - REM. Cette ancienne mesure de superficie valait à Paris 900 toises carrées, ou 34 ares 19 ; on comptait aussi à Paris par arpents de 50 ares, ou grands arpents ; ces grands arpents sont ceux des Eaux et Forêts, qui valent un et demi ceux de Paris.
arpent
arpent
Arpent, m. acut. Est la grande mesure par laquelle sont mesurées les terres, vignes, prez, bois et autres heritages; lequel à mesure de Roy contient cent perches à vingt pieds pour perche, à douze pouces pour pied, et à douze lignes pour pouce, ce qui est entendu à perche quarrée. Lequel se partit en deux demis arpents, puis en quatre quartiers, puis en seize quarterons, puis au plus en soixante quatre quartes. Columelle au li. 5. de l'Agriculture, chap. 1. dit que les Gaulois appellent Arepennem, ce que les Latins appellent Semiiugerum, mais ou l'ancienne mesure de l'arpent estoit lors moindre que celle de present, ou ledit Columelle a commis erreur de calcul. Car attendu que (selon l'opinion de Varron, au liv. de l'Agriculture premier, chap. 10.) le Iugerum des Romains et Latins contenoit deux Actus quarrez, et iceluy Actus contenoit six vingts pieds en quarré, c'est à dire en tous sens, le dire du susdit Columelle ne se peut verifier pour establir que nostre arpent soit du contenu du Semiiugerum des Latins et Romains.
Demy-arpent, m. acut. Est un nom composé de deux entiers, comme demy- homme, et est la premiere partition de l'arpent. Il contient cinquante perches en quarré, Mille pedes quaqua versus. Iugerum.
Demy-arpent, et la moitié d'iceluy, Sesquiiugerum.
Par chaque demy-arpent, Iugeratim.
Les trois parts d'un arpent de terre, Dodrans arepennis.
arpent
ARPENT, s. m. ARPENTAGE, s. m. Étenduë de terre, contenant ordinairement cent perches quarrées. Trév. L'Acad. dit seulement de superficie. Cela n'est pas exact. La perche est de dix-huit piés. Rich. Port. — Arpentage, est le mesurage par arpent.